ACTUS LOCALESJUSTICE

20 téléphones graves dangers pour éviter les drames

 

© HC

Le « téléphone grave danger » est l’un des premiers dispositifs mis en place dans le cadre du plan de prévention de la délinquance. Dès le mois de janvier prochain, 20 femmes victimes de violences conjugales ou d’agressions sexuelles seront équipées d’un dispositif mobile et géolocalisé pour avertir les forces de l’ordre d’un danger. Un moyen de protection face aux violences, mais aussi de dissuasion.

Le Pays et l’Etat ont présenté mercredi après-midi le dispositif « téléphone grave danger » (TGD). Ce dispositif de protection pour les femmes victimes de violences conjugales et d’agressions sexuelles sort tout droit du plan de prévention de la délinquance présenté en mars dernier par le comité du même non. Il s’agit d’un dispositif d’urgence pour faire face aux chiffres inquiétants des violences faites aux femmes en Polynésie. Selon les chiffres du haut-commissariat, plus de trois femmes sont victimes d’un acte violent chaque jour et en moyenne 1 250 femmes sont victimes de violences chaque an sur le fenua. Rien qu’en 2014, 785 procédures pour violences conjugales ont été enregistrées. Le TGD prend la forme d’un dispositif mobile et géolocalisé. La forme exacte n’est pas communiquée pour éviter d’être repérée. Une fois le bouton du TGD activé, le centre d’appel de la police ou de la gendarmerie reçoit une alerte particulière pour intervenir dans les plus brefs délais. Dès le mois de janvier prochain 20 femmes seront équipées du TGD selon des critères d’urgence de leur situation, comme l’explique le procureur général près la cour d’appel de Papeete, François Badie.

Le TGD est un outil de protection pour éviter les violences mais aussi de dissuasion face aux auteurs de ces violences. « Mettre en prison c’est bien, mais empêcher le crime c’est mieux », explique François Badie.

Si le chiffre de 20 femmes bénéficiaires du TGD peut paraître faible, il est supérieur aux essais réalisés dans les collectivités françaises. Dans le département de l’Eure, où le haut-commissaire était en fonction en 2014, 13 TGD ont été remis sans être tous utilisés au bout d’un an. Le procureur général affirme tout de même qu’en cas de besoin, le nombre de dispositif sera augmenté.

Article précedent

Me Loyant fait appel

Article suivant

Faa'a contrôle la pollution de sa décharge

1 Commentaire

  1. Hirimake
    22 décembre 2016 à 12h02 — Répondre

    Frappes moi cheri conntinues amme frapper….c’est pas grave je t’aime ,,,,,!

Laisser un commentaire


Dernières vidéos

PARTAGER

20 téléphones graves dangers pour éviter les drames