EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

2021 : résolution pour le salut de l’humanité – Edito 11/01/2021

Il y a un côté surnaturel à se dire qu’on est en 2021 au vu de la manière dont l’année 2020 s’est déroulée. J’en conviens, c’est comme si nous avions l’impression qu’il nous manquait carrément des périodes de temps. En amateur averti de phénomènes étranges et inexpliqués  j’étais persuadé que le « tempus fugit » ne résultait que de rencontres rapprochées fortuites avec des êtres intelligents venus d’ailleurs. Aussi dois-je m’avouer totalement interloqué de me rendre compte que c’est aussi le cas lorsque l’on se confronte à des humains bien de chez nous qui n’ont pas toujours la lumière à tous les étages …

Tentons de dénicher du positif dans tout cela. De tirer des enseignements de l’adversité et des frustrations de l’année qui vient de passer, afin, en ce début du mois de janvier, de nous fixer traditionnellement, et malgré tout, de bonnes résolutions pour les 12 mois à venir. Pour ce faire, mieux vaut rester raisonnablement ambitieux, puisque nous vivons manifestement dans un monde où tout peut arriver.

Aussi, la première et la plus évidente, eu égard à la longue et laborieuse campagne de vaccination contre la Covid-19 qui s’annonce, c’est de tout faire pour rester en vie et en bonne santé et par là-même contribuer à protéger nos proches. Autant se faire une raison, ce n’est pas demain la veille qu’il sera à nouveau permis de faire la chenille dans un resto ou de s’embrasser à bouche que-veux-tu à tous les coins de rue. Il faudra faire avec.

Par contre la deuxième résolution que je fais mienne, et que je ne saurais que trop vous encourager à … embrasser – oui, là on peut – c’est de tenter de devenir un citoyen écolo-intellectuel. De quoi s’agit-il ? Et bien l’idée que je m’en fais, c’est celle d’une personne qui apprend à faire le tri sélectif dans son cerveau parmi la somme colossale d’informations contradictoires à laquelle elle est chaque jour confrontée. Comme par le passé j’ai eu à nous mettre en garde contre le diktat de la bien-pensance de certaines élites ; en nous obligeant à avoir une meilleure maîtrise de nos peurs, il semble opportun de nous prémunir aussi contre la cacophonie des antisystèmes.

Tout est question d’équilibre pour se forger un libre arbitre, de parvenir à se maintenir entre deux eaux sans tomber dans les extrêmes, car de toute évidence personne n’a le monopole sur les vérités. Et quand on le réalise on est plus heureux, car on cherche moins la confrontation. Si comme moi en 2020 vous avez perdu des amis, ou du public, non pas parce qu’ils ont péris du virus, mais parce qu’ils se sont fourvoyés dans les affres de la rancœur complotiste, c’est que vous êtes donc sensibilisés à ce qui devient le nouvel enjeu de l’humanité.

S’il est sain de douter, de chercher à apprendre, à comprendre, à ne pas prendre systématiquement pour des acquis des versions dites « officielles », il apparait plus que jamais dangereux lorsque l’on doute de tout, de se persuader que tout et blanc ou tout est noir. Apprenons plutôt avec compassion et empathie à composer avec le gris, et de concepts  jadis bileux naîtra le ciel bleu. Bonne année.

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