EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

86% de la vie animale sauvage reste à découvrir sur Terre … et on cherche la vie dans l’espace – Edito 03/03/2021

Il y a parfois des journées officielles, ou pseudo officielles, sur des thèmes totalement niais, mais il y en a d’autres vous vous dîtes que le sujet mériterait d’être abordé bien plus régulièrement. Donc aujourd’hui on est censé célébrer la Journée Mondiale de la Vie Sauvage. En dehors de l’angle par lequel il est généralement abordé dans les documentaires animaliers qui se morfondent tous les uns après les autres sur la lente agonie de la biodiversité, dernièrement cela a pu nous parler bien plus que d’habitude.

Le fait que selon les informations dont on dispose à ce jour, la pandémie de Covid-19 ait été transmise par une espèce de chauve-souris ou du fameux pangolin, ou les deux en même temps, prouve à quel point du haut de notre statut d’espèce vivante dominante de ce monde, des êtres méconnus ont encore le potentiel de causer notre perte.

En me penchant quelques instants seulement sur le sujet je me suis en fait rendu compte au fil de mes lectures que selon des projections scientifiques la planète Terre compterait en réalité quasiment 9 millions d’espèces animales différentes, dont moins d’un tiers seraient marines. Sauf qu’une étude publiée par une université canadienne note que deux cent cinquante ans après que le botaniste suédois, Carl von Linné, ait conçu un système officiel de classification de la diversité de la nature, le catalogue pour certaines classes d’êtres vivants, comme les mammifères et les oiseaux, est certes presque terminé mais les inventaires pour les autres classes sont en fait très rares. Ce sont ainsi 86% de toutes les espèces qui resteraient à découvrir. Cela donne le vertige n’est-ce pas ?

Ce qui est ahurissant c’est de se dire qu’au final nous connaissons très mal notre propre biosphère et pourtant nous nous languissons et investissons des moyens colossaux pour tenter de découvrir la vie au-delà des étoiles. Bien entendu que je ne vous parle pas nécessairement du besoin de découvrir de nouvelles pauvres bestioles qui finiraient en brochette comme le pangolin – bien que cela puisse dépendre de qui les trouve j’en conviens – mais autant certaines rencontres peuvent avoir un potentiel mortifère pour notre propre espèce, autant d’autres pourraient s’avérer salvatrices. Par exemple, on connait les vertus hautement cicatrisantes de la bave de certaines espèces d’escargot, imaginez que nous trouvions dans les sécrétions d’un de leurs cousins gastéropodes inconnus de quoi s’attaquer aux tumeurs de toutes sortes ?

Le manque de respect de l’homme pour la vie sauvage est en train de se retourner contre lui. Puisse notre époque être porteuse de sens afin de chercher, cartographier, et respecter le vivant afin qu’il nous le rende.

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Journal de 7:30, le 03/03/2021

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