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À pied et en vidéo, la prépa HEC s’allie à Mama Natura pour nettoyer et sensibiliser

Malgré la tempête, des étudiants de la prépa HEC du lycée Paul-Gauguin ont participé à la 40ᵉ opération de nettoyage menée, ce samedi, par l’association Mama Natura, ramassant près de 250 kilos de déchets sur les plages de Ahonu et Orofara, à Mahina. L’action s’est doublée d’un nouveau projet porté par les jeunes : un tournage de six clips humoristiques sur l’environnement, une manière de sensibiliser autrement. 

À Ahonu et Orofara, Mahina, une quarantaine d’étudiants de première et deuxième année préparatoire HEC du lycée Paul-Gauguin ont participé ce samedi à la 40ᵉ opération de ramassage de déchets menée par l’association Mama Natura. Malgré la pluie torrentielle, les bénévoles ont collecté 250 kilos de détritus sur la plage jusqu’à Orofara.

« On ramasse dans la mesure du possible une fois par semaine », explique Adeline Yvon, présidente et fondatrice de l’association créée en 2022. Selon la zone, les quantités varient : « Ça nous est déjà arrivé de faire des actions de dépollution et de ramasser 4 tonnes, 8 tonnes, 38 tonnes », précise-t-elle.

Moins de déchets mais toujours du travail

Les étudiants participent chaque année à une journée de ramassage aux côtés de Mama Natura.

« L’année dernière, on a sorti un moteur de voiture. Cette année, on a sorti aussi de gros trucs. Mais ce sont toujours les mêmes déchets, raconte Anatila Teriitehau, étudiante en deuxième année de prépa. On a quand même constaté, vu qu’on a effectué la même action sur cette même plage l’année dernière, qu’il y avait tout de même moins de déchets. Et du coup, je pense qu’on a réussi à ramasser la plus grosse partie de tous ces déchets. »

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Six clips vidéo humoristiques

Mais nettoyer la plage n’était pas le seul but de cette journée. Cette fois, l’initiative s’est enrichie d’un projet connexe : la réalisation de six clips vidéo humoristiques sur la protection de l’environnement. L’association Mama Natura a engagé un caméraman et réalisateur professionnel, Dylan Fels, pour diriger les opérations, et peut compter sur une dizaine d’étudiants volontaires pour être les acteurs. « Ce sont les jeunes de la prépa HEC qui ont écrit les scénarios. Donc là, ils sont en plein tournage et en même temps, ils ramassent des déchets », précise Adeline Yvon.

Pour les étudiants, cette collaboration est aussi une manière d’agir concrètement. « On fait un partenariat avec l’association Mama Natura, mais on a aussi notre propre association, explique Olympe Posnikoff, présidente de l’association HEC. On a un objectif de prise de conscience. Ce qu’on veut, c’est toucher les jeunes générations et montrer qu’on est acteurs, nous aussi, du réchauffement climatique, qu’on est impactés, et que nous aussi, on a un rôle à jouer. »

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Les vidéos, d’une minute environ (format TikTok), seront diffusées sur les réseaux. « On a écrit des scénarios validés par un réalisateur, et après ils ont été tournés, filmés, avec le t-shirt de Mama Natura », ajoute Anatila Teriitehau, secrétaire de l’association étudiante.

Olympe Posnikoff et Anatila Teriitehau, étudiantes en prépa HEC à Paul-Gauguin.

« On aimerait que la justice fasse son travail »

Pour lutter contre la pollution, « on fait beaucoup de signalements et on fait des dépôts de plaintes. On aimerait que maintenant il y ait vraiment des actions concrètes et que la justice fasse son travail et condamne les pollueurs qui sont clairement identifiés », s’exaspère Adeline Yvon. Jusqu’à présent, aucun signalement n’a encore porté ses fruits. Il faut « éveiller les consciences et se rendre compte qu’il n’y a pas de planète B, donc on est tous concernés, peu importe d’où tu viens », rappelle-t-elle.

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Depuis 2022, Mama Natura a déjà ramassé plus de 50 tonnes de déchets, sans subventions publiques. « Nous n’avons jamais sollicité le Pays, nous n’en voulons pas », rappelle sa fondatrice. « On compte que sur certaines entreprises qui croient en notre engagement. »

Entre sacs de bouteilles, barquettes, moteurs et déchets médicaux, les collectes se poursuivent mais les détritus principaux restent toujours les mêmes : « Le plastique, le plastique et le plastique », résume Adeline Yvon.

Mama Natura ne s’arrête pas là dans ses ambitions. Un projet de filets de captage aux embouchures de rivières – emplacement rassemblant « systématiquement la plus grande quantité de déchets » – est en préparation avec une entreprise locale. « On espère que dans le courant 2026, on pourra mieux en parler et que ça fera éveiller les consciences pour se rendre compte vraiment de tout ce qui arrive à nos rivières, parce que les déchets ne tombent pas du ciel », indique Adeline Yvon.