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Abus de confiance au CE de l’OPT

L’affaire est passée totalement inaperçue jusqu’ici, le secrétaire général, la secrétaire et le trésorier du comité d’entreprise (CE) de l’Office des Postes et Télécommunications (OPT) ont été condamnés définitivement le mois dernier pour « faux » et « abus de confiance » après s’être désistés de leur appel. Une affaire qui porte tout de même sur quelques millions de Fcfp détournés des caisses du CE de l’établissement public entre 2012 et 2015.

Le 25 janvier dernier, la secrétaire du comité d’entreprise de l’OPT a été condamnée définitivement à six mois de prison avec sursis pour « abus de confiance », et le secrétaire général et le trésorier dudit comité à 300 000 Fcfp d’amende avec sursis pour « faux et usage de faux ». L’affaire, jugée pour la première fois en mars 2017 par le tribunal correctionnel de Papeete, était passée jusqu’ici totalement inaperçue. Elle n’a refait surface que le mois dernier, lorsque les trois membres du comité d’entreprise de l’établissement public, parmi lesquels le secrétaire général du plus gros syndicat de l’OPT, le Sapot, se sont désistés de leur appel à l’audience.

Des avances sur salaire détournées

A l’origine de cette affaire, des virements suspects et des chèques douteux avaient été découverts en 2015 lors d’un audit des comptes du comité d’entreprise, demandé par l’ancien président du conseil d’administration de l’OPT, Marc Chapman. Il est apparu, après enquête de la DSP, que la secrétaire du comité, Cindy Tematua, détournait vers son propre compte en banque des avances sur salaire qui devaient être versées aux membres salariés du comité d’entreprise. Lorsque les faits ont été découverts, le secrétaire général du comité, Teiva Chavez, et son trésorier, Vaiarii Hong, ont établi de fausses attestations de demande d’avances sur salaires pour couvrir le détournement. Une opération qui a porté sur près de 3 millions de Fcfp entre 2012 et 2015.

Après les condamnations de première instance, les trois prévenus ont fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Papeete. Mais le désistement de leur appel en janvier dernier a rendu les condamnations définitives.

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5 Commentaires

  1. Iritahua
    27 février 2018 à 6h52 — Répondre

    Ce n’est pas la première fois, ce ne sera pas la dernière. On veut vivre au dessus de leurs moyens.

  2. MATA
    27 février 2018 à 8h00 — Répondre

    C’est inadmissible venant de personnes chargées d’une mission publique, la seule et unique sanction serait la perte de l’emploi et de définitivement leur interdire l’accès à la fonction publique. Dans un pays qui ne cesse de si distinguer par la corruption il est grand temps de faire le ménage.

  3. Dadiche
    27 février 2018 à 9h14 — Répondre

    « Une opération qui a porté sur près de 3 millions de Fcfp entre 2012 et 2015. » Et on ne leur demande pas de rembourser l’argent détourné?!?!?!?. C’est fastoche de piquer et même pas rembourser ni prison. Oups!!!!

  4. lou
    27 février 2018 à 16h48 — Répondre

    champions les mecs.

  5. simone grand
    28 février 2018 à 8h19 — Répondre

    Malversation évidente mérite obligation de remboursement, licenciement et en effet interdiction d’accès à tout poste dans la fonction publique et ses satellites.

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