EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Accours vers nous, viens vite nous sauver ! – Edito 04/12/2020

Je sais bien que mes grands-parents eux avaient connu la guerre et toutes ses horreurs, et que l’on devrait donc être particulièrement humbles avant de se plaindre de l’époque que nous vivons actuellement. Mais parce que nous ne sommes que des humains la boule au ventre, la détresse économique qu’on prend en plein dans la figure, sans parler du péril sanitaire en lui-même, je vous garantis qu’on les ressent.

Avant que ce ne soit officiellement confirmé il se murmure qu’il va falloir prendre notre mal en patience, y compris pendant les entre-guillemets « fêtes » de fin d’année, puisque nombreux sont-ceux chez les politiques qui envisageraient le maintien du couvre-feu jusqu’au déploiement d’un vaccin contre la Covid-19. Et ça c’est un autre sacré coup au moral. Sans doute y avait-il d’autres mesures à prendre pour éviter que l’on n’en arrive là, certes il faudra faire les comptes le moment venu, toutefois en attendant à titre personnel et puisque j’ai déjà suffisamment écrit sur le sujet, non pas que je me résigne, mais en cette veille de week-end je n’ai pas envie de rager. Je garde quelques cartouches pour la semaine prochaine, je ne doute pas qu’il y aura des motifs qui vaudront qu’elles soient tirées …

Je vous propose donc de déconnecter l’espace d’une toute petite minute ce matin. Ce qui suit s’adresse tous particulièrement à ceux de mes auditeurs qui sont peu ou prou de la même génération que la mienne. Dans toute la revue de presse locale, nationale et internationale que j’ai faite hier pour trouver un sujet d’édito pour ce matin, il n’y a qu’un seul article, oui un seul, qui est parvenu à me tirer un sourire immédiat, franc et clair. Celui qui a eu la faculté de réveiller mon âme d’enfant, de rappeler en moi la nostalgie du temps de l’insouciance c’est celui où j’ai lu que des auteurs français de bandes-dessinées viennent d’annoncer qu’ils avaient obtenu l’accord des ayant-droits japonais pour publier l’an prochain un album de la suite de … (extrait Générique Goldorak go)… … Et oui Goldorak. A tous ceux qui viennent de ressentir un truc qui oscille entre la chair de poule et les poils qui se hérissent d’émotion, j’ai une bonne nouvelle, vous êtes les vrais ! Vous vous rendez-compte ? 30 ans plus tard on va peut-être enfin lever le mystère insoutenable sur le double demi-tour que fait Actarus dans son fauteuil quand il actionne son « transfert » avant « l’autolargue ». Rien que pour ça, je ne tiens plus.

Je vous l’avais déjà dit il y a 5 ans et je n’ai pas changé d’un iota sur le sujet : conserver une âme d’enfant, s’autoriser à rêver, permettre à son esprit de s’évader est en fait le meilleur moyen, tout en étant rationnel à propos de la société dans laquelle on vit, de justement pouvoir mieux y évoluer. Alors pour ne pas nous perdre en route et mieux appréhender la dureté du quotidien, il me paraît opportun d’apprendre à perdre pied de manière contrôlée et justement de revendiquer le droit de garder sur terre tout en ayant, un peu, la tête dans les nuages … peut-être finira-t-on par y trouver un certain village …

Un petit bonus surprise puisque vous êtes là 😉 … :

Titre : Goldorak ! Accours vers nous prince de l’espace

Année : 1978

Auteurs compositeurs : Sunshuke Kikuchi / Pierre Delanöé

Durée : 2 m 38 s

Label : Barclay / Logarythme

et n’hésitez pas à vous lâcher dans les commentaires si toutefois vous avez une explication à propos de ça (lol) :

et RE bonus pour tous ceux dont la mémoire est engourdie … voici le village dont il est fait allusion, cadeau ! :

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1 Commentaire

  1. Juhel Alexis
    6 décembre 2020 à 3h50 — Répondre

    Comme c’est bon de retrouver ce lien fort qui relie l’enfance à l’âge adulte. Goldorak m’a sauver de la perspective de me dissoudre dans une vie façonnée par l’égoïsme, l’intérêt, le pouvoir et l’hypocrisie. Je lui en serai toujours reconnaissant. Merci donc à tous ceux qui déploient leur talent, leur énergie pour nous aider à retrouver l’essentiel de notre raison d’être : grace à la rêverie et l’imaginaire, le partage des belles valeurs qui font de nous des êtres bienveillants.

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