
[MàJ]De nouveaux mouvements de terrain ont été observés ce vendredi dans le quartier Te Honu, sur le site même de l’éboulement mortel de mercredi. De quoi confirmer l’instabilité de la paroi, mais pas de quoi justifier de nouvelles évacuations. Une douzaine de familles ont même pu retrouver leurs habitations, situées hors de la zone de risque. Le dispositif de crise du Haut commissariat a été levé, et les opérations d’excavations sont toujours en suspens, en attendant de nouvelles expertises. deux géologues calédoniens et deux spécialistes en risque bâtimentaires hexagonaux sont sur le terrain à la Presqu’île.
Annoncés dès mercredi par le ministère de l’Intérieur, les renforts techniques sont arrivés ce vendredi matin à Tahiti. Deux experts géologues dépêchés par la Direction de l’industrie et des mines de Nouvelle-Calédonie, ainsi que deux conseillers techniques en sauvetage – déblaiement, attachés de la Direction générale de la sécurité civile et de gestion des crises nationale, spécialisés, entre autres, en risques bâtimentaires, viennent renforcé l’expertise locale des services du Pays et de l’UPF. Après un « briefing » au poste de commandement à Papeete, en compagnie du Haut-commissaire, les spécialistes se sont rendus sur le site de Te Honu, où les opérations d’excavations ont été suspendus en attendant une analyse de risque.
Et le risque est plus que jamais avéré. Des habitations ont été évacué en début de journée, ce vendredi, eu PK5,5, à moins de deux kilomètres du lieu du drame. Et de nouveaux mouvements de terrain ont été observés dans la matinée « au même endroit que le glissement de terrain initial », comme le précise les autorités de l’État. Des éboulements qui « confirment l’instabilité persistante » de la paroi, mais qui « ne sont pas de nature à modifier le périmètre de sécurité. La zone d’interdiction en place depuis vendredi, et qui couvre trois servitudes côté montagne, n’a pas été modifiée, et aucune évacuation supplémentaire n’est pour l’instant envisagée, en amont ou en aval de la falaise effondrée. Et douze familles, au PK5,5 mais aussi au PK3,8 à Te Honu, ont même pu retrouver leur foyer en fin de journée, les autorités considérant qu’elles étaient « hors zone de risque ». Une vingtaine d’autres familles évacuées sont toujours prises en charge par la DSFE et l’OPH.
En fin de journée, le Haut-commissariat a annoncé la « levée du dispositif de crise », tout en précisant que la surveillance reste « permanente », par les services municipaux de Taiarapu-Est et la gendarmerie.
