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Alep: appel de six capitales à un "cessez-le-feu immédiat"

Paris (AFP) – Six capitales, dont Paris et Washington, ont appelé mercredi à un « cessez-le-feu immédiat » devant la « catastrophe humanitaire » à Alep (nord de la Syrie), exhortant la Russie et l’Iran à « user de leur influence » sur le régime syrien pour y parvenir, dans une déclaration commune publiée par l’Elysée.

« L’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat pour permettre aux Nations Unies de livrer de l’aide humanitaire aux populations de l’Est d’Alep et de porter secours à ceux qui ont fui », souligne cette déclaration commune des dirigeants français, américain, allemand, canadien, italien et britannique.

« Nous condamnons les actions du régime syrien et de ses partisans étrangers, en particulier la Russie, pour leur obstruction à l’aide humanitaire, et nous condamnons fermement les attaques du régime syrien qui ont dévasté des installations civiles et médicales ainsi que l’utilisation de barils explosifs et d’armes chimiques », poursuivent-ils.

Les signataires appellent également « toutes les parties en Syrie à respecter le droit international humanitaire, y compris les Conventions de Genève », demandant « aux Nations Unies d’enquêter ».

Ils se déclarent aussi « prêts à envisager des mesures restrictives supplémentaires à l’encontre des individus et des entités qui agissent pour le compte du régime syrien ou en son nom ».

« Seul un règlement politique peut apporter la paix pour les personnes en Syrie », concluent-ils.

François Hollande avait déjà dénoncé mercredi une « obstruction systématique de la Russie » dans le dossier syrien, après le veto opposé à l’ONU par Moscou et Pékin à une résolution demandant une trêve de sept jours à Alep.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a affirmé mercredi que les forces gouvernementales syriennes avaient pris le contrôle de la totalité de la Vieille ville d’Alep après le retrait des rebelles face à la progression des troupes du régime dans la nuit. Au moins 80.000 personnes ont fui l’est d’Alep depuis le 15 novembre, selon l’OSDH.

Selon la déclaration commune publiée par l’Elysée, « 200.000 civils, dont de nombreux enfants, sont privés de vivres et de médicaments » à Alep « quotidiennement soumise à des bombardements et à des attaques d’artillerie par le régime syrien, soutenu par la Russie et l’Iran ».

« Les hôpitaux et les écoles n’ont pas été épargnés. Au contraire, ils sont utilisés comme cibles pour saper le moral des populations », poursuit-elle, soulignant que « les images des enfants mourants sont déchirantes ».

Des habitants d'Alep, en Syrie,  fuient les violences, le 7 décembre 2016. © AFP

© AFP GEORGE OURFALIAN
Des habitants d’Alep, en Syrie, fuient les violences, le 7 décembre 2016

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