
Les propriétaires de voiliers à la marina Taina se plaignent d’une recrudescence des vols d’annexe. Au point de penser qu’un « réseau » de contrebande de moteurs s’est mis en place. Ils ont envoyé un courrier au haut-commissaire pour se plaindre du manque de réactivité de la gendarmerie.
Plusieurs propriétaires de voiliers, qu’ils soient amarrés à l’un des pontons, ou mouillés sur une des bouées, ont été victimes de vols de leurs annexes, particulièrement depuis décembre dernier, écrit l’Association des voiliers en Polynésie dans un courrier au haut-commissaire. Des vols qui « arrivent, généralement, les nuits de weekend ou de vacances scolaires ». Six ou sept annexes ont été volées, peut-être plus, estiment les plaisanciers, qui pensent que les propriétaires étrangers qui ne parlent pas français ne déclarent même pas les vols dont ils sont victimes. Les deux derniers vols ont eu lieu vendredi et samedi dernier.
Aucune des plaintes déposées auparavant à la gendarmerie de Faa’a ou de Punauia n’a abouti, car « il semble qu’aucune enquête ne soit menée », écrivent également les victimes de ces vols.
« Les voleurs arrivent à la nage ou en pirogue dans la nuit. Ils détachent l’annexe du bateau principal, ils se laissent dériver hors de portée auditive de l’embarcation. Ils démarrent le moteur et tracent jusqu’à la plage de Vairai ou aux habitations à proximité du motu. Généralement, ils ne gardent que le moteur et abandonnent la coque à la dérive, écrit l’AVP. Certains ont même eu des propositions de rançon pour leur restituer le moteur volé. »
« Bref, un réseau de contrebande de moteurs d’annexe semble véritablement exister et il conviendrait d’enquêter pour le faire tomber (…) pour éviter le pire et éviter un drame lié à de l’auto-défense », peut-on également lire.
