
Trois listes sur dix qualifiées au second tour, une quinzaine d’adhérents installés dans les conseils municipaux, et une victoire de la liste d’union de Tepuaraurii Teriitahi à Paea… Nicole Sanquer dresse « un bilan assez satisfaisant » de la première participation de A here ia Porinetia aux municipales. Des fusions sont en discussion ce lundi pour le second tour, notamment à Papeete, Moorea et Hitia’a, la présidente du parti ne les « préconise pas » mais les têtes de listes auront le dernier mot. En ligne de mire désormais, les législatives de 2027 puis les territoriales de 2028, pour lesquelles Nicole Sanquer note qu’aucune discussion n’a encore été entamée en vue d’une éventuelle alliance des partis autonomistes. Des échanges ne sont pas exclus, mais la priorité reste à la « structuration du parti ».
Au lendemain du premier tour des élections, A here ia Porinetia, par la voix de sa présidente Nicole Sanquer, dresse « un bilan assez satisfaisant » de sa première participation à des municipales. Le parti formé en 2022 ne voit pourtant que trois de ses listes, sur les dix présentées sur l’ensemble de la Polynésie, passer au second tour : Émile Paofai à Hitia’a o te ra, Alfred Martin à Tahaa et Joachim Tevaatua à Raivavae.
Sur la commune de Paea, où le parti participait à une liste d’union menée par Tepuaraurii Teriitahi, Nicole Sanquer félicite l’élue Tapura à l’assemblée, qui remporte le fauteuil au premier tour avec 52,45 % des voix : « C’est la meilleure nouvelle des municipales », lance la députée.
Des fusions en discussions à Papeete et Moorea
À Papeete et Moorea, si les candidats Ahip Boniface Tehei et Alain Bonno n’accèdent pas au second tour, ils ont néanmoins la possibilité de fusionner avec l’une des nombreuses listes encore en présence. « Je sais qu’ils ont été approchés par des équipes », souligne Nicole Sanquer.
Si la présidente du parti dit laisser l’ensemble des équipes discuter et décider, ce lundi, des éventuelles stratégies à mettre en place pour dimanche prochain, elle « ne préconise pas de fusion » pour la suite. Les listes des candidats qualifiés pour le second tour doivent être déposées auprès du haut-commissariat avant 18 heures ce mardi.
« Aucun contact » avec les autres partis autonomistes en vue des prochaines échéances électorales
A here ia Porinetia estime avoir d’ores et déjà rempli son objectif d’avoir des représentants dans les différents conseils municipaux, ce qui « est atteint dans 80 % des communes où l’on s’est présenté », note la présidente. Son vice-président Nuihau Laurey avait chiffré ce même objectif à « une cinquantaine de conseillers au minimum », ce qui sera difficile à atteindre le 22 mars : une quinzaine de candidats Ahip ont pour l’instant été élus au premier tour. L’idée est quoiqu’il arrive de poursuivre la préparation pour les prochaines échéances électorales. « Nous sommes toujours dans la structuration du parti » pour les législatives de 2027 et les territoriales de 2028. « Nous voyons que dans certaines communes, nous passons avant le Tavini, ce qui est de bon augure », confie Nicole Sanquer, pour qui ce premier tour « représente une base, et surtout une photographie de chaque commune, avec les quartiers où l’on va pouvoir organiser le travail pour la suite ».
Dimanche soir, lors de l’annonce de sa victoire à Pirae, Édouard Fritch évoquait lui aussi les territoriales et sa volonté de rassembler les autonomistes dans une liste d’union. Une annonce qui étonne la présidente du AHIP : « Nous n’avons eu aucun contact avec les autres partis pour parler d’alliance ou pas. En fait, on n’a aucun contact avec Édouard Fritch, Bruno Sandras ou le Taatiraa no te hau. Après les dernières législatives, il n’y a eu aucune réunion entre les présidents de partis autonomistes au sujet de la fameuse plateforme Amui tatou. »
En termes de rapprochements, Nicole Sanquer évoque uniquement des discussions menées pour les municipales sur Pirae, où une alliance avait été faite au mois d’août dernier avant d’être déconstruite en décembre, quand « on nous a annoncé que les conditions n’étaient pas réunies pour la poursuivre ». Pour l’instant, elle affirme se concentrer sur la structuration de son parti et sur la mise en place de son programme, afin de « préparer le renouveau de la classe politique ». « C’est notre cap actuel », conclut-elle.