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Attentat déjoué: cinq suspects présentés à la justice

Paris (AFP) – Quatre Français et un Marocain, soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre et téléguidés depuis la zone irako-syrienne, ont été présentés vendredi à la justice à Paris, en vue d’une mise en examen, a déclaré le procureur de la République de Paris.

Lors d’une conférence de presse, François Molins a annoncé le « défèrement ce jour à midi, devant la justice antiterroriste, d’opérationnels de Daech » (acronyme arabe du groupe Etat islamique), cinq hommes arrêtés le week-end dernier à Strasbourg et Marseille. 

Une information judiciaire pour les « chefs de participation à une association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation de crimes d’atteinte aux personnes, d’acquisition, détention, transport, offre et cession illégale d’armes et de munitions de catégories A et B, le tout en réunion et en relation avec une entreprise terroriste », a été ouverte.

Le parquet a requis le placement en détention provisoire des cinq hommes.

Yassine B., 37 ans, employé dans une école, Hicham M., 37 ans, manutentionnaire, Sami B., 36 ans, employé dans une épicerie et père de trois enfants, et Zakaria M., 35 ans, avaient été interpellés à Strasbourg dans la nuit de samedi à dimanche par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). 

Seul Hicham E., Marocain de 46 ans arrêté à Marseille, avait été signalé pour radicalisation, par les autorités portugaises, pays où il résidait, après plusieurs voyages suspects en Europe.

« Les exploitations techniques réalisées sur des éléments saisis lors de perquisitions à Strasbourg ont permis d’établir qu’une action était envisagée par le groupe strasbourgeois le 1er décembre sans qu’on puisse toutefois déterminer à ce stade la cible précise choisie parmi toutes celles que le groupe envisageait », a affirmé le procureur, évoquant leur « volonté manifeste de trouver et repérer des cibles pour agir à très court terme ».

« Les éléments saisis à Strasbourg » ont « permis de découvrir des écrits très clairs d’allégeance à Daech et glorifiant la mort en martyr », a-t-il ajouté.

« Le commando de Strasbourg, mais aussi l’individu interpellé à Marseille, disposaient d’instructions communes (…) communiquées par un donneur d’ordre depuis la zone irako-syrienne par le biais d’applications cryptées », a précisé François Molins. 

La France est confrontée depuis près de deux ans à une menace terroriste jihadiste sans précédent. Elle s’est notamment concrétisée par des attentats en novembre 2015 à Paris et Saint-Denis (130 morts au Bataclan, à des terrasses de café et devant le Stade de France) et en juillet 2016 à Nice (86 morts).

Le procureur François Molins lors d'une conférence de presse le 21 novembre 2016 à Paris. © AFP

© AFP LIONEL BONAVENTURE
Le procureur François Molins lors d’une conférence de presse le 21 novembre 2016 à Paris

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