EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Au Fenua fait-on le jeûne de la tendance anti raciste ? – Edito 10/06/2020

Quand tu as d’un côté un incroyable écho mondial lié à l’actualité à propos du racisme et de ses conséquences faisant office d’électrochoc généralisé, de l’autre en Polynésie c’est comme si vous pissiez dans un violon. Comme si on vivait dans un monde à part. Ici on est fiers au point de ne jamais vouloir saisir la réelle insignifiance que nous représentons en fait par rapport aux préoccupations du reste du genre humain. A ce titre et parce qu’on vaut sans doute mieux que tout le monde, afficher sa xénophobie et son racisme partout où c’est possible n’émeut pas plus que ça, voire même est entré dans les mœurs.

Finalement plus le temps passe et plus ça empire, car en 2016 je me souviens que j’écrivais déjà que je voyais poindre un nationalisme polynésien puant. La connerie, l’ignorance, la frustration en sont les ferments.  Il est encore possible de lire çà et là que le Maohi serait une race pure et immaculée que les occidentaux auraient souillés. Dès que l’on reprocherait une faute à un ta’ata tahiti il faudrait systématiquement plutôt regarder du côté des lois françaises qui ne seraient pas adaptées, et éviter la réprimande.

Ainsi en ce moment, certains, tout en essayant de nous mettre la larme à l’œil avec une grève de la faim alors que de notoriété publique on se présente comme le promoteur « number one » du jeûne thérapeutique capable de soigner tous les maux, on se complait aussi à incarner bien opportunément des opprimés « blancs comme neige ». Pour le coup ce n’est peut-être pas le bon adjectif, mais vous voyez l’idée. Si le déroulé des faits aurait tendance effectivement à paraître troublant dans la manière dont la machine judiciaire sait se met en branle dans ces proportions dans certains cas et pas dans d’autres, il est néanmoins des postures qui contextuellement sont dangereuses à tenir.

A trop tirer sur certaines cordes, en ne renouvelant pas son champ lexical, en continuant à entretenir la confusion et l’anachronie sur un Etat jadis effectivement colonialiste et une France qui aujourd’hui se veut le chantre de l’inclusion des outremers, au moins dans l’intention : on entretient et on prend même le risque d’exacerber la haine raciale.

Toutefois, malgré ces réserves, au moins ces derniers ont pour eux la constance dans les motivations liées à leur lutte, et c’est tout à leur honneur, on ne peut pas le leur enlever. Une immuabilité qui n’est manifestement pas le fort de la Justice française en fonction de qui préside ou pas le Conseil Supérieur de la Magistrature. Vous seriez ainsi bien avisés de me croire sur parole si je vous dis de laisser le bénéfice du doute à l’actuel Procureur de la République tant cette fonction a pour le coup déjà été occupée par des vendus, à la solde de leur hiérarchie corrompue de l’époque …

Article précedent

Recette du jour : Soupe de tête de crevettes

Article suivant

Journal de 12:00, le 10/06/2020

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire

PARTAGER

Au Fenua fait-on le jeûne de la tendance anti raciste ? – Edito 10/06/2020