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Au Salon de l’habitat, beaucoup de projets malgré le « manque de visibilité »


Le salon de l’habitat, qui s’est tenu ce weekend, a été l’occasion de prendre la température du marché de l’immobilier, de la construction, de la rénovation ou de l’équipement. Si l’épidémie n’a pas aider à déplacer les foules à Mamao, beaucoup de professionnels se disent « rassurés » par le nombre de porteurs de projet. Reste à savoir si ces envies d’investir tiendront dans les prochains mois.

Après le coup d’arrêt du confinement, et une reprise souvent timide de l’activité, ce salon de l’habitat, qui a réuni 80 exposants, était un rendez-vous attendu par les professionnels. Pour signer des commandes et regonfler sa trésorerie, bien sûr. Mais aussi pour mesurer l’impact de la crise sur la clientèle. Arrivés perplexes, beaucoup d’exposants se disaient « rassurés » ce dimanche après quatre jours de salon. Certes, la foule était moins nombreuse qu’à l’accoutumée à Mamao : les organisateurs, qui annoncent 25 à 30% de baisse de fréquentation, se félicitent tout de même du résultat, vu les contraintes sanitaires. Mais les professionnels ont eu la bonne surprise de voire des clients « décidés », « prêts à investir » dans leurs projets.

Dans la construction, les stands n’ont pas désempli. Le confinement a joué : « Peut-être qu’avec le Covid, ils ont eu le temps de réfléchir à ce qu’ils voulaient ou ont agrandi la famille », suggère Heimana Matapo, gérant de Manavai Construction, dont le carnet de commande « est presque trop chargé ».

Les commandes et demandes de devis, nombreuses pendant ce salon, permettent de remonter la pente : « Beaucoup de gens ont reporté leur projet dans le temps et et on a moins de visibilité que l’année dernière », pointe Laurent Vauthier, directeur commercial de Phebus Polynésie. Le spécialiste de la maison individuel se félicite des « bons contacts » sur le salon, qui déboucheront, ou non, sur des contrats.

Une crise qui se mesurera « dans les prochains mois »

Malgré l’optimisme affiché, certaines interrogations restent en suspend. Les professionnels le savent : les petites entreprises et particuliers ont pu profiter d’aides ou de reports de crédits qui ne dureront qu’un temps. « C’est dans les prochains mois qu’on va mesurer les conséquences réelles de la crise » estime Jacques Menahem. Pas de quoi démoraliser le spécialiste de l’immobilier qui espère compenser le « manque de visibilité » de la clientèle locale par des prospections fructueuses auprès d’investisseurs étrangers. « On manque encore de biens à vendre », assure le patron de Sotheby’s Polynésie.

 

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