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Avenir institutionnel en Calédonie : trois scénarios sur la table, mais le blocage persiste

Selon nos confrères du Monde, le gouvernement aurait présenté trois options d’évolution institutionnelle aux acteurs calédoniens. Mais, sur fond de désaccord qui semble insoluble concernant le corps électoral, aucune issue pour sortir de l’impasse ne se dégage pour l’instant. Les précisions de notre partenaire Les Nouvelles Calédoniennes.

Le dossier sur l’avenir institutionnel piétine. D’après un article du Monde paru mardi, le gouvernement de Sébastien Lecornu aurait soumis trois scénarios aux responsables politiques locaux, après plusieurs réunions organisées à Paris et à Nouméa depuis la semaine dernière. Le Premier ministre espérait ainsi maintenir le dialogue mais aucune piste ne fait consensus à ce stade.

Au cœur des tensions, un point inchangé, nœud de toutes les crispations : le corps électoral. Ce sujet qui oppose indépendantistes et partisans de la Calédonie française depuis des décennies continue de figer les discussions.

Le premier scénario évoqué, celui dit du « passage en force », qui consisterait à organiser les élections provinciales d’ici au 28 juin avec un corps électoral élargi, comme prévu dans le compromis signé à Bougival, paraît fort peu réaliste, car cela nécessiterait une révision constitutionnelle aujourd’hui hors d’atteinte.

Piste pragmatique

Deuxième option déposée sur la table : un « petit accord de transition », qui permettrait d’ajuster le corps électoral au travers d’une loi organique, intégrant notamment les natifs. Une piste présentée comme plus pragmatique, mais qui suppose un minimum d’accord politique.

Enfin, troisième scénario, le statu quo. Il reviendrait à abandonner le projet de Bougival, à mettre fin aux discussions en cours et à organiser uniquement les élections, sans solution globale sur l’avenir institutionnel.

Impasse politique

Ces propositions interviennent après l’échec du projet de réforme constitutionnelle début avril à l’Assemblée nationale, confirmant l’impasse politique. Sur le terrain, les positions restent aux antipodes. Le FLNKS refuse toute discussion sous pression du calendrier électoral tandis que les loyalistes, eux, conditionnent toute reprise du dialogue à une ouverture du corps électoral. La prochaine échéance semble donc être la tenue des provinciales le 28 juin. Sans aucune garantie que l’issue de ce scrutin permette de relancer des discussions embourbées dans les postures des uns et des autres.

 

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Jt Vert 16/04/2026

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