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Bientôt finis les « silences radio » en mer

© Marine nationale-MP Bouillon

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La Fédération d’entraide polynésienne de sauvetage en mer (FEPSM) étudie les moyens d’étendre le réseau de radio haute fréquence (VHF) à l’ensemble du territoire polynésien. Un dispositif qui permettrait aux bateaux en détresse de communiquer avec les secours ailleurs que dans les îles de la Société.

La semaine dernière, la communication a été coupée pendant plus de deux heures entre les secours à Papeete et un poti marara à la dérive entre Tetiaroa et Tahiti. Le navire s’est retrouvé dans une « zone morte » non couverte par les ondes VHF. Une situation qui n’a rien d’étonnant puisque seul l’archipel de la Société est couvert par un réseau VHF en Polynésie. Plusieurs « zones mortes » existent notamment du côté de la Presqu’île et de Huahine. La Polynésie française est d’ailleurs un territoire classé en « zone A3 » dans le système mondial de détresse et de sécurité en mer. Le troisième stade sur quatre, en terme de zones de couverture radio. Le premier étant l’accès à une station côtière 24h/24 et le quatrième recouvrant uniquement L’Arctique et l’Antarctique… Dans ces « zones mortes » et en dehors des îles de la Société, le centre de secours en mer, MRCC Papeete, ne surveille pas les marins par contact radio direct mais à travers des « balises satellites de détresse » déclenchées par les navigateurs en difficulté. La seule autre possibilité restant l’utilisation du vini lorsque le marins est assez près des côtes. Des moyens « archaïques » selon le président de la FEPSM, Stanley Ellacott.

Pour remédier à ce manque de couverture, la FEPSM étudie actuellement la possibilité d’installer des VHF fixes qui captent les appels dans un rayon de 30 kilomètres. L’installation a déjà commencé sur une quarantaine d’îles. La prochaine étape, plus compliquée et plus coûteuse, consistera à relier les réseaux des îles directement au MRCC. Des essais sont prévus prochainement.

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