EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Bunkers, îles flottantes, maisons sous-marines, et puis quoi après ?- Edito 27/02/2018

Cela fait quelques années que je suis fasciné par le phénomène dit du « survivalisme ». Ces personnes qui se préparant à un holocauste nucléaire ou une catastrophe naturelle majeure comme par exemple l’éruption du super volcan de Yellowstone et l’effondrement potentiel des états et des démocraties qui en découleraient. Certains ont les moyens de reconditionner d’anciens silos à missiles pour en faire des appartements de luxe autosuffisant au plan énergétique, d’autres aménagent des souterrains plus modestes en bunkers post apocalyptiques. C’est très impressionnant car quand ces gens sont interviewés ils sont tellement sûrs d’eux qu’après coup vous n’êtes pas tranquille. Personnellement je me suis quand même surpris à vérifier qu’il y avait moyen de creuser sous la maison familiale et d’y aménager un abri de survie avec clapiers à lapins, enclos pour une chèvre et culture hydroponique. Le genre de grand délire qui vous mange une bonne heure de vie et dont vous ressortez aussi sec en vous demandant, tout honteux, ce qui a bien pu vous prendre. Oui, je sais, j’hésite à consulter.

Mais après en même temps on est pas aidés pour éviter certaines lubies : et vas-y que certains envisagent de tester la colonisation de Mars pour exporter l’humanité en dehors de son berceau natal au cas où ; que d’autres veulent créer des îles flottantes en pleine mer soi-disant pour pallier à la montée des eaux mais en vrai pour créer leurs propres micro-pays avec des lois sur mesure, et hier temps d’arrêt devant les titres de la presse locale … La Human Underwater Society qui organise aujourd’hui une conférence gratuite présentant notamment un projet de maison sous-marine. Car merci pour mes angoisses, la question à laquelle des gens très intelligents et bardés de diplômes, loin d’être des illuminés doivent répondre est a peu près la suivante : « Comment se préparer au fait que l’homme soit contraint de vivre sous l’eau ? ». Dans l’absolu, on pourrait se dire que sur une planète où quasiment 71% de sa surface est recouverte par les océans ce n’est pas totalement irrationnel de s’intéresser au sujet, mais à lui tout-seul il est malgré tout synonyme d’échec. On envisagerait donc de peupler l’intérieur des mers car nous aurions foutu en l’air la surface. C’est triste mais après tout mieux vaut en effet se préparer à toutes les éventualités pour assurer a minima une survie de notre espèce. La question qu’il serait bon de se poser en parallèle, un vrai gros sujet de philo je vous préviens, pourrait-être : « Si elle en est arrivée là, après n’avoir su ni gérer sa natalité, ses ressources, son empreinte écologique, la cohabitation de ses croyances et sa propension à la violence, cette espèce mérite-t-elle de survivre, même sous l’eau ? ». Voilà, je me suis  trouvé tout seul de quoi cogiter en plus des plans de mon futur bunker.

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2 Commentaires

  1. Pierre André
    28 février 2018 à 9h33 — Répondre

    Les îles artificielles ont un but que tu n’as pas aborder Alexandre : fonder de petits Etats hors des zones territoriales des 200 miles avec tout ce que cela laisse sous-entendre…

    • 28 février 2018 à 9h43 — Répondre

      Si si j’ai déjà eu largement l’occasion de le dire, regarde les archives sur le site 😉

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Bunkers, îles flottantes, maisons sous-marines, et puis quoi après ?- Edito 27/02/2018