EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

« Cachez ce sein que je ne saurais voir » ou les titis de la discorde – Edito 20/08/2018

La semaine dernière je vous parlais donc de cette vidéo qui avait fait le buzz et qui était l’illustration d’une manifeste perte de repères que l’on voudrait ériger en nouvelle normalité : le fait de ne plus se contenter des genres masculins et féminins et de pouvoir s’identifier à ce que l’on veut quand on le veut. Avec un peu de chance la tendance n’est peut-être qu’un phénomène de mode, il vaudrait mieux …

Ainsi plus notre société prend de l’âge plus elle semble s’orienter vers des extrêmes : la pudibonderie totale ou au contraire le culte du porno chic trouvant des illustrations partout. Mais l’entre-deux, celui qui est censé nous servir de référence au quotidien a de moins en moins tendance à avoir voix au chapitre. Celui-ci c’est par exemple la possibilité de pouvoir juger du travail d’un artiste qui propose en peinture ou en photo un nu ou un semi nu, le plus souvent sans même que les parties intimes ne soient montrées. La censure bête et méchante que l’on a déléguée à des algorithmes informatiques automatiques qu’on fait penser à notre place en viennent à nous desservir et nous priver de nous cultiver.

C’est pernicieux parce que le fait de faire considérer comme des interdits tout ce qui n’a pas à l’être, tout ce qui pourrait éveiller un saint émoi, une expression de notre esprit critique, finit par ramollir le cerveau.

J’ai ainsi lu ça et là que très nombreux sont ceux qui aujourd’hui en sont réduits à être indisposés quand ils voient une jeune maman donner le sein à un nourrisson.  Si bien évidemment qu’il y a des règles de bienséance à tenir qui nous identifient en tant qu’espèce dotée d’une morale par rapport au reste du règne animal, en ne copulant pas au vu et au su de tous n’importe où par exemple, ou encore en ne faisant pas nos besoins sur place au grès de nos envies spontanées, ne devenons pas pour autant totalement cons. Se retenir de nourrir un représentant de notre espèce par une pudeur mal placée, c’est ça qui pour moi nous déclasserait par rapport à des animaux.

Aussi cette jeune maman américaine a été tout simplement géniale, je vous raconte l’histoire. Dans un resto elle donne le sein à son bébé quand un homme outré lui demande de se couvrir. Elle répond oui. Et elle se met la couverture de son petit sur la tête, mais … elle laisse le reste tel qu’il était. Trouvant cela juste fantastique, une autre cliente immortalisera la scène par un cliché qui est encore partagé aujourd’hui sur les réseaux sociaux … partout où un algorithme informatique ne censure pas le bout de titi en train d’être tété qui est pourtant tellement porteur de sens …

Article précedent

Bun Hay Mean est arrivé à Tahiti

Article suivant

Les chauffards en fuite du Prince Hinoï retrouvés

1 Commentaire

  1. microstring2013
    26 août 2018 à 7h59 — Répondre

    Le sein nourricier depuis des millénaires est devenu un organe sexuel chez nos maîtres-censeurs…

Laisser un commentaire

PARTAGER

« Cachez ce sein que je ne saurais voir » ou les titis de la discorde – Edito 20/08/2018