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Cafouillage institutionnel au Tahoeraa

Les élus orange  votent contre l'ordre du jour qu'ils ont eux même adopté © APF

Les élus orange votent contre l’ordre du jour qu’ils ont eux même adopté © APF

« Lamentables ». « Ce sont des gamins ». L’opposition n’avait pas de mots assez forts, mardi matin, pour qualifier le comportement de la majorité, après sa décision de rejeter son propre ordre du jour de la commission permanente. Un cafouillage sur fond de tensions dans la majorité entre Gaston Flosse et Edouard Fritch.

Dix rapports devaient être étudiés mardi en commission permanente, parmi lesquels le tout premier était celui fixant le montant de l’indemnité mensuelle à allouer à Edouard Fritch. Sur 21 élus présents, 12 de la majorité orange ont voté contre l’approbation de l’ordre du jour, ceux de l’opposition ont voté pour et la présidente de séance, Sylvana Puhetini, s’est abstenue.

L’ordre du jour avait pourtant été proposé par les élus de la majorité. Mais selon une source au Tahoeraa, lundi le président de l’assemblée, Marcel Tuihani, a envoyé un courrier demandant au président du gouvernement de sursoir à sa demande de réajustement de ses indemnités. Rappelons que la baisse des indemnités du président du pays avait été imposée à Gaston Flosse par la règle sur le cumul des mandats, et qu’Edouard Fritch souhaite aujourd’hui remonter son indemnité au niveau de celle de ses ministres.

Eviter les divisions au grand jours

Selon plusieurs sources au Tahoeraa, la majorité a préféré reporter la séance en votant contre son propre ordre du jour, plutôt que de laisser de nouvelles divisions apparaître au grand jour.

Après le vote, les élus du Tahoeraa sont sortis sans même attendre, ou même donner des explications à l’opposition et aux médias. Une décision qui a suscité la colère de l’opposition. Armelle Merceron considère que la démarche est « anti-démocratique ».

 

 

Chantal Tahiata, élue de l’UPLD, s’est dit elle-aussi exaspérée par les querelles intestines au sein du Tahoeraa. Elle déclare que leur comportement relève d’une « mascarade ».

 

Du côté de la majorité, Jacques Raioha est l’un des rares élus Tahoeraa a avoir accepté de revenir sur cet épisode. Il explique que la majorité demande à Edouard Fritch de reporter sa demande en ces temps de « difficultés rencontrées par la population ». Même si l’élu est assez gêné lorsqu’on l’interroge sur le fait qu’il est lui-même mieux indemnisé que le président du pays.

 

Edouard Fritch, quant à lui, n’a pas souhaité réagir de la journée, lâchant simplement : « Ce n’est pas mon problème« .

 

Et puis, notons qu’une pétition a été mise en ligne tout récemment sur le site Avaaz. Les pétitionnaires demandent une stabilité politique et le maintien d’Edouard Fritch à la présidence. Pour autant, mardi soir à 18 heures la pétition n’avait atteint que 530 signatures…

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5 Commentaires

  1. 21 janvier 2015 à 17h00 — Répondre

    Il n'est pas normal que la paie d'un président soit inférieur à celui d'un ministre… Il semblerait que le Président Edouard Fritch ne voulait pas le Président de l'assemblée actuel… Quand il y a incompatibilité… Cela crée toujours des problèmes. C'est au Président actuel de choisir le Président de l'Assemblé Territoriale. L'ancien Président à voulu ainsi, un moyen pour lui de tirer sur la ficelle… Est ce le moyen de faire avancer le Pays… Tout faux… La Majorité ne fait pas son devoir d'un élu du peuple, car celle ci est manipulé par un seul homme, l'ancien Président…C'est sa carte à jouer… La vie n'est pas un jeu de Poker…

  2. Iritahua
    21 janvier 2015 à 13h01 — Répondre

    Tous ces manipulés que l’on conduit à l’abattoir, ils n’ont vraiment pas de dignités de prendre une décision.

  3. Raymond Vaea Le Loch
    22 janvier 2015 à 0h53 — Répondre

    c comme si le patron d'une entreprise doit gagner moins que ses employés. J'aime la réponse de l'elu Tahoeraa "tout travail mérite salaire", à croire qu'il travaille beaucoup mieux que le président, et comme il dit: "vu la conjoncture actuelle ne permet pas de réajuster cet indemnité", c'est vraiment nous prendre pour des idiots ces gens là, il sont même pas fichu de baisser leur salaire comme le président, et encore moins cotiser à la CPS…. Pffff fatiguant ces gens là. A ce rythme là on avancera jamais. Et je voudrais dire à mon ami Tuihani, ne te laisse pas mener comme un toutou en laisse par le vieux lion, tu risquerai bien de t'en mordre les doigts un jour. Pour une fois qu'il y a un concensus entre les différents partis politique pour faire avancer ce pays. Au Tahoeraa j'aimerais dire que si vous voulez retrouver un fameux 2004, vous êtes sur la bonne voie, pour ramener le pouvoir à l'UPLD. Mauruuru, un ancien Tahoeraa qui en a ras le bol de ces élus qui ne pensent qu'à leur portefeuille au détriment du peuple Polynésien.

  4. TUTUANUI
    21 janvier 2015 à 19h20 — Répondre

    Si c’est normal que le Président de la Polynésie soit payé à 350.000F/mois,
    il est alors normal que les rémunérations de toute l’Administration Territoriale dont il est le Chef soient modifiées en conséquence :
    Ce seraient des milliards d’économies pour le Pays et il ne resterait plus qu’à mettre un intéressement pour une participation plus active !

    Génial cette idée du Tahoeraa! Il faut l’appliquer immédiatement!
    LE PRESIDENT DU PAYS A MONTRE L’EXEMPLE !!!

  5. 21 janvier 2015 à 22h53 — Répondre

    « Cafouillage institutionnel au Tahoeraa » ! Quel drôle de titre, le Tahofferaa Huiraatiraa n’étant pas même une institution hahahaaha Ni même Gaston Utato FLOSSE hohohohoho

    @Richard Nui (Post 1) « C’est au Président actuel de choisir le Président de l’Assemblé Territoriale » (euh, un pérésident qui choisirait un autre présidon après avoir choise un pérétiténi, c’est pas un peu la définition de flossissonnage? hohohoh)
    +
    @rédaction radio1 « Marcel Tuihani, a envoyé un courrier demandant au président du gouvernement » (Un président du délibératif qui interfèrerait avec le gouvernementaleux, c’est pas un peu de l’in-gérance, voire du déPéÏsement ? hihihihihi)
    +
    @Ladépeche.pf  » Stelmach avait déjà allégé les conditions de ce contrôle judiciaire, autorisant finalement le président du Tahoera’a Huiraatira à entrer en contact avec les autres protagonistes du dossier, parmi lesquels le président de l’assemblée de la Polynésie française, Marcel Tuihani. » (Euh, c’est pas un piège juridi-comique tendu par celui donc l’instruction a été réduire en miettes par la cour d’appel ? hahahaha)
    A suivre héhéhéhé
    [email protected]

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