EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Candy Crush : les bonbons se transforment en lingots – Edito 06/11/2015

Tellement de monde me parlait de Candy Crush,  qu’à un moment donné moi qui adore les loisirs vidéo ludiques depuis que je suis tout petit, j’ai été curieux, j’ai voulu le télécharger pour voir. Cela remonte à 2 ans déjà. J’ai été choqué à la base je ne vous le cache pas. Je m’attendais en fait à une jolie blonde en quête de son prince charmant puisque je suis de la génération Au pays de Candy.

Bref je vais pas vous la faire en entier sinon des hordes de managers vont accourir pour m’inscrire à Tahitian Voice. Donc non, aucun rapport avec une blonde, il fallait aligner des bonbons de couleurs et de forme identique. C’est donc au moment précis de la découverte du concept de ce jeu que je me suis inquiété. Alors qu’il existe dans le secteur des jeux vidéos, une concurrence infernale obligeant les éditeurs à rivaliser de budgets colossaux parfois identiques à un grand film d’action américain, là, celui qui casse la baraque ressemble à ce que j’avais sur ma Gameboy color il y a 20 ans.

Kings Digital, l’éditeur du jeu a eu une idée géniale, rendre le jeu gratuit pour tous, mais jauger la difficulté de manière à titiller notre patience et jouer avec notre frustration en permettant des achats intégrés pour vous sortir plus vite de l’embarras et passer au niveau suivant. Cela a généré des centaines de millions de dollars. Mais le modèle économique de cet éditeur était dangereux car en plus il est passé en bourse. La presse mondiale sentait le glas avec le potentiel de sonner bientôt, car comment tout pouvait reposer sur un seul jeu ? Et pourtant, ceux qui l’avaient enterrés trop tôt ne doivent pas en revenir ce vendredi, car figurez-vous que Kings Digital vient d’être racheté. 5,9 milliards de dollars. Mais qui a bien pu lâcher une telle somme ? Un autre éditeur de jeux vidéos en fait, Activision Blizzard que les amateurs de Call of Duty ou Warcraft ou encore Guitar Hero connaissent bien. N’étant pas assez présent dans le domaine des jeux sur smartphones et tablettes, ils paient bien cher une part du lion.

Le gars qui a inventé ça, associer des bonbons, les faire exploser avec certains mouvements se doutait-il qu’il inventerait un jeu aussi bancable ? C’est colossal, ça en donne le tournis. Les consoles portables n’ont plus grand intérêt face à des téléphones qui sont devenus de vrais couteaux suisses numériques. Ils font même office de paravents, au cours d’un repas ils parviennent en effet trop souvent à enclaver les gens chacun dans leur monde alors qu’ils sont à la même table. Ils servent même de miroir aux alouettes : oh oui mon beau téléphone à Selfie dis moi qui est le plus beau… Ceci dit moquerie mise à part, et même si on ly laisse un peu de sous et que certains s’enrichissent grâce à ça, je préfère encore voire un maximum de gens bloquer sur un écran à faire péter des bonbons que braquer des petites vieilles et tirer au lance roquette sur les flics dans des jeux vidéos vendus aussi à Tahiti.

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