EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Ces cyclistes qui se croient tout permis – Edito 05/09/2017

Un auditeur qui en avait gros sur le cœur a pris sa plume hier pour me raconter ce qui venait de lui arriver au parc Paofai. Alors qu’il se promenait il a vu une mère et son enfant devant lui se faire frôler par un cycliste qui faisait du Wheeling. La roue avant a failli toucher la tête du petit. Réflexe de la maman, pourtant plutôt mesuré au vu des circonstances : elle lui a simplement dit d’aller plus doucement. A ce moment-là le cycliste fait demi-tour et veut en découdre à coups d’insultes et de propos incohérents. C’est ce qui qui a conduit le passant qui m’a raconté cette histoire à intervenir pour tenter de calmer la situation, mais sans l’intervention d’autres témoins de la scène l’usager du deux roues en serait venu aux mains, quand bien même il était évidemment en tort.

Ce qui est inquiétant c’est qu’apparemment selon ce qui m’a aussi été rapporté il n’y avait pour un dimanche, jour très fréquenté par les familles, uniquement que deux vigiles qui ne semblaient pas outre mesure particulièrement émus par la mésaventure de la mère et de son enfant.

Ce n’est pas la première fois que l’on me rapporte ce genre de comportements. Et il y en a d’autres impliquant des cyclistes qui méritent d’être dénoncés. Beaucoup n’hésitent pas à se déplacer à grande vitesse directement sur les trottoirs et à mettre en danger les piétons. D’autres fois ils surgissent près des voitures qui les évitent au dernier moment. Nombreux sont ceux aussi qui ne prennent même pas la peine de descendre de leur vélo pour emprunter un passage clouté, et enfin il en existe qui s’accrochent à la benne des pick-ups pour s’épargner quelques efforts etc., etc.

Hier une internaute publiait une photo prise le matin même sur la RDO par sa fille qui était sa passagère : sur le bas-côté, un cycliste roulait tranquillement à ras des voitures. Elle s’est alors lâchée sur les réseaux sociaux en se demandant si c’était de l’inconscience, de l’insouciance, ou encore de l’analphabétisme. On peut comprendre sa colère comme celle de tant d’autres qui à cause de l’incivisme de certains cyclistes risquent leur intégrité physique.

L’impunité semble gagner du terrain, pour l’éviter cela ne paraît pas une mauvaise idée qu’il y ait plus de surveillance dans les parcs publics les jours de forte fréquentation. En outre il serait bon que davantage de communication officielle sur le sujet occupe la sphère médiatique locale ou les voies d’affichage même si malheureusement et on s’en doute, très souvent les contrevenants savent très bien ce qu’ils font. Mais la mauvaise foi ça va bien un moment et on ne saurait pas continuer de s’en contenter…

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7 Commentaires

  1. 6 septembre 2017 à 5h39 — Répondre

    Oh oui, ce n’est que trop vrai ! Quand est-ce que les policiers verbaliseront tous ces cyclistes qui roulent sur les trottoirs ou dans les parcs comme celui de Paofai, en toute impunité Ce n’est pas la peine alors d’éditer un code de la route, si les autorités ne le font pas respecter.

  2. Chaval
    6 septembre 2017 à 5h51 — Répondre

    Bon édito Mr Taliercio, la plupart des cyclistes à Tahiti se moquent éperdument du code de la route, ça circule en sens inverse, sur les trottoirs, la nuit sans éclairage, aucun respect des piétons et il ne faut surtout pas leur faire la réflexion car ces « gros bras » prennent immédiatement la « mouche ». Il est de plus inadmissible que dans cette affaire de Paofai, comme dans d’autres, les vigiles sont plutôt enclins à regarder « ailleurs », ils sont là pour passer le temps et plutôt frileux quand il s’agit de jeunes voyous qui font fi des citoyens qui essaient de passer un bon moment, que ce soit à Paofai ou dans d’autres lieux. L’incivilité est monnaie courante, et si par malheur vous êtes un peu « blanc « de peau, c’est tout de suite :  » Rentre chez toi etc…etc.. et les noms d’oiseaux (doux euphémisme) qui s’en suivent.

  3. Temae
    6 septembre 2017 à 6h13 — Répondre

    Il est invraisemblable que les cyclistes puissent circuler comme il le font au Parc Paofai. À fond au milieu des enfants, une réglementation appliquée , respectée et surveillée est obligatoire. Encore un exemple du laxisme ambiant.

  4. Teiki
    6 septembre 2017 à 8h44 — Répondre

    Effectivement, on remarque de plus en plus de groupes de « délinquants » sur les routes que ce soit en vélos, scooters ou petites motos roulant à contre-sens ou faisant même du wheeling sans casque dans la descente du taharaa…

    Néanmoins, il ne faut pas confondre ces délinquants et les cyclistes qui pratiquent leur sport comme ils le peuvent sur une route déplorable (nids-de-poule) et le peu de pistes cyclables sont souvent inutilisables ( bris de verre, gravillons,… et occupés par des pietons, poubelles ou voitures ).

    Sans oublier que de l’autre côté, on retrouve également un grand nombre d’automobilistes qui ne respectent pas le code de la route, les distances de sécurité et qui se sentent à l’abri dans leur gros 4×4 au point de froler les vélos en pensant que ça va passer, ou qui s’insèrent dans la circulation sans se préoccuper des vélos qui arrivent.

    Que ce soit les automobilistes ou les cyclistes, la route ça se partage ! (même si ce n’est pas tout le temps évident avec les infrastructures locales)

  5. 6 septembre 2017 à 18h13 — Répondre

    On attend maintenant une réaction des policiers et des vigiles ! Espérons qu’elle arrivera sans tarder.
    Peut-être faudrait-il aussi permettre aux vigiles du parc Paofai de pouvoir verbaliser les contrevenants…

  6. gayard jeannine
    7 septembre 2017 à 10h01 — Répondre

    Merci Alexandre, je vous avais déjà contacté moi même il y a quelques temps pour ce problème.
    J’en suis à renoncer à promener mes petits enfants au Parc, l’accident probable m’effraie. Faudra t il attendre un accident hyper grave sur un jeune enfant pour qu’enfin les autorités agissent ?
    La réalisation d’une piste cyclable dans le parc pour que les cyclistes puissent s’accidenter entre eux et même s’agresser sans gêner les autres, serait peut être une solution ??

  7. 8 septembre 2017 à 6h51 — Répondre

    Les services de sécurité sont payés pour, comme leur dénomination le mentionne, assurer la sécurité d’un lieu et des personnes présentes. Si il y a abus mais que ce soit des cyclistes, des piétons ou automobilistes, la police ou gendarmerie doit intervenir. Pour en revenir aux cyclistes qui se croient tout permis, il devraient effectivement rouler aux pas dans des zones piétonnes. Par contre, sur la route, seul le trottoir permet aux cyclistes de se mettre en sécurité, les pistes cyclables servant très souvent de parking à voitures, ou des chauffards pensant être prioritaires parce qu’ils sont protégés par une carrosserie métallique vous frôlent allant même jusqu’à vous faire tomber. Il suffirait juste que la police fasse son travail mais pas uniquement à l’encontre des cyclistes mais de tous les usagers de la route.

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