EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

C’est bon d’être dans la Lune des fois – Edito 26/10/2020

C’est très intriguant cette téléconférence de presse organisée par la NASA aujourd’hui. Les invitations ont été lancées en début de semaine dernière au motif, je cite d’une « découverte excitante » sur la Lune. Les fans de science-fiction ou de phénomènes inexpliqués, comme moi, ont eu ici l’occasion de décrocher par rapport à une actualité sanitaire hautement angoissante tant l’emballement de la deuxième vague de la pandémie va immanquablement provoquer son lot de déconvenues.

Il y a cependant une différence entre laisser son esprit divaguer vers des fantasmes cosmologiques, et tenter de deviner de quoi il est question en restant rationnel a minima. C’est cette deuxième option qu’il est plus prudent de privilégier afin d’amortir sa déception une fois l’annonce faite. Bien entendu qu’en ce moment on a besoin de rêver, qu’on aurait envie qu’un satellite équipé de Lidar – la télédétection par Laser qui a fait ses preuves au Guatemala avec la découverte de vestiges Maya inédits – ait repéré des ruines de structures artificielles sur notre satellite naturel. Mais point trop n’en faut.

La liste des invités à cette téléconférence nous ramène forcément les pieds sur Terre puisque parmi eux figure un scientifique dont la thèse de doctorat était basée sur la possibilité de détecter de l’eau sur la Lune grâce aux observations dans le spectre de l’infrarouge. Aussi je vous le donne en mille, je fais le pari que va être annoncée la découverte d’eau, plutôt à l’état solide que liquide d’ailleurs. Une bonne nouvelle pour le programme Artemis visant à envoyer à nouveau des êtres humains sur la Lune en 2024 et à terme y établir une base permanente. Dans cette dimension le « consommer local » prend en effet tout son sens plutôt que d’importer des hectolitres d’eau depuis la Terre au prix que ça coûte, ou de recycler ses fluides corporels …

Ainsi, les partisans de « l’hypothèse Silurienne », comme on l’appelle, devront encore attendre. Cette dernière est très sérieusement étudiée, y compris par la NASA justement, et repose sur le postulat qu’une civilisation avancée ait pu précéder la notre dans l’histoire de la Terre il y a des dizaines de millions d’années. Mais comme on ne cherche pas vraiment et qu’en plus si cette dernière s’était comportée mieux que nous avec son Monde et qu’elle devait son extinction à un cataclysme quelconque, ses traces seraient d’autant plus difficiles à déceler.

Effectivement, c’est le paradoxe de la vie intelligente, plus une espèce pollue, plus elle dissémine des indices durables sur son existence passée. Aussi notre gâchis collectif de nos ressources et de notre environnement aura au moins la faculté de nous faire passer à la postérité pour ceux qui éventuellement, un jour, nous succèderont. On se console comme on peut … ça fait du bien des fois d’être un peu dans la Lune.

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