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CHPF : un milliard de francs de déficit en 2020

L’assemblée doit valider les comptes 2020 du CHPF et des structures de santé qui y sont rattachées. Sans surprise, le budget affiche un déficit de plus d’un milliard de francs en section de fonctionnement. Un résultat qui s’explique par « l’impossibilité pour l’établissement de réaliser les économies prévues » et « la progression naturelle des charges » en période épidémique. 

L’approbation des comptes administratifs de l’exercice 2020 du budget général du CHPF, et des budgets annexes des différents établissements de santé qui lui sont rattachés, va être soumise aux représentants de l’assemblée de la Polynésie française ce jeudi. Sans surprise, la crise sanitaire a « fortement impacté » le CHPF tant au niveau de son activité que de ses comptes administratifs même si les effets de la crise sanitaire sur 2020 « ont été absorbés et gérés le plus efficacement avec un impact quasiment neutre sur l’exercice ».

La mise en œuvre du plan blanc a baissé l’activité et entrainé une diminution des recettes. L’établissement a bénéficié d’une aide exceptionnelle du Pays : une dotation en fonctionnement de 565 millions de francs et une subvention d’investissement de 445 millions de francs. Des vacataires, des contrats à durée déterminée, la réserve sanitaire et la réserve de solidarité nationale, ces deux derniers pris en charge par l’État, ont compensé et soulagé la surcharge de travail du personnel.

Malgré ce soutien, l’exercice 2020 se clôture sur un résultat déficitaire de plus de 1,043 milliard de francs en section de fonctionnement. Un résultat qui s’explique par « l’impossibilité pour l’établissement de réaliser les économies prévues » et « la progression naturelle des charges ». Il est également souligné que « l’établissement a contenu ses dépenses de façon corrélative à la baisse de l’activité ». La prévision de 565 millions de francs de dépenses spécifiques a été respectée et elles ont fait l’objet d’un financement exceptionnel du Pays pour le même montant.

Par ailleurs, il est noté que les charges de personnel augmentent légèrement ; l’activité de médecine, chirurgie, obstétrique baisse, tout comme les indicateurs administratifs d’activité liée à la mise en œuvre du plan blanc (confinement, déprogrammation de certains actes, libération de lits pour les patients Covid…), les activités des urgences et de la réanimation sont, elles, en hausse.

Il est également précisé « qu’une remise à niveau de la gestion du CHPF est en cours » avec une stratégie de contraction de ses coûts pour compenser la baisse de ses recettes. Un premier programme transitoire, appelé « performance et actions de retour à l’équilibre (PARE 2021-2023) », doit permettre l’amélioration de sa performance globale et son retour à l’équilibre. En 2021, le CHPF a créé 20 postes supplémentaires et souhaite procéder encore à des recrutements au niveau de sa direction. Enfin, il est envisagé de revoir la structure du budget du CHPF et de mettre en place une comptabilité analytique.

Les structures de santé bénéficiaires excepté la psychiatrie

Parmi les structures de santé, le département de psychiatrie est le seul à clôturer son exercice 2020 par un déficit de 59 millions de francs. Le budget du Centre de transfusion sanguine est excédentaire de 13 millions de francs. Le service d’aide médicale urgente et le centre d’enseignement des soins d’urgence (SAMU/CESU) est excédentaire de 581 000 francs. Le Samu a reçu 38 973 patients dont 5 621 ont été pris en charge dans la filière Covid. C’est environ 10 000 patients de moins qu’une année classique, ce qui s’explique par le confinement, le couvre-feu et la baisse des consultants de médecine générale. L’activité du centre 15 a augmenté de 17% par rapport à 2019. Le niveau de fréquentation de l’hôtel des familles enregistre une baisse avec sa fermeture pendant quatre mois pour rénovation et la restriction des déplacements. Mais son budget reste excédentaire de 1,3 million de francs.

L’école de sages-femmes clôt également son exercice avec un excédent d’environ 300 000 francs. Enfin, l’unité de consultations et de soins ambulatoires (UCSA) qui assure la prise en charge des soins pour les détenus de Nuutania et Tatutu termine son exercice 2020 avec un excédent de 24 millions de francs. Le budget de cet établissement est couvert par l’administration pénitentiaire.

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