EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Commerce : ne pas culpabiliser le consommateur – Edito 18/12/2019


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A chaque date clé du calendrier auquel est censé se rattacher une activité commerciale on voit fleurir certains messages sur internet. Ouh la, mais attendez, en le disant à voix haute je viens de réaliser. En fait il n’y a aucune date clé du calendrier qui ne soit pas rattachée à une activité commerciale, et encore on en rajoute, on en importe d’autres pays. Chronologiquement et sans toutes les énumérer, le 1er de l’an, la Saint Valentin, Pacques, la Fête du travail, le 29 juin, Halloween, le Black Friday, Noël etc, oui je confirme que ce soit a minima pour acheter des fleurs, payer un dîner aux chandelles, acheter des citrouilles et du faux sang, se ruer sur une télé dont on n’a pas besoin alors que l’ancienne marche encore très bien, bref, y’a donc toujours un prétexte à dépenser de l’argent.

Donc revenons-en à notre sujet, ce sont ainsi autant de raisons de faire marcher le commerce de proximité et dynamiser l’activité commerciale de nos centre villes. Mais d’après ce qu’on peut lire, ces derniers seraient en voie de désertification. Bon alors à Papeete déjà ça ne saute pas aux yeux, il y a même de nouvelles boutiques qui ouvrent, je veux bien croire que ce soit le cas ailleurs, mais de là à faire culpabiliser le consommateur parce qu’il aurait le tort de vouloir augmenter son pouvoir d’achat en commandant des articles en ligne, ce n’est franchement pas cool.

Ne soyons pas de mauvaise foi, des dispositions légales ont été prises par les autorités du Pays visant en particulier les vêtements et les chaussures pour qu’ils soient taxés a minima. Sur quantités d’autres produits ce n’est pas le cas, loin de là. Je ne pense pas que, bille en tête, les gens soient prêts à s’embêter pour faire moins de 10% d’économie sur un bien : on va l’acheter localement. Mais d’une autre manière nous payons notre éloignement et la petitesse de notre marché : nous manquons de choix, par la force des choses, non pas parce que les commerçants sont incapables d’en proposer, ils ne peuvent juste pas se permettre d’avoir de tout en stock. Pour une large proportion d’achats en ligne, je pense sincèrement que c’est pour palier à cela que des commandes sont faites.

S’agissant des prix, j’ai longtemps cru qu’au Fenua les commerçants se gavaient sans vergogne. Oh bien entendu, que certains dans les bonnes années en ont bien profité, cependant avec des taxes qui se calculent sur la valeur de la marchandise, de son assurance et de son fret, il est quasiment impossible avant de parler d’une quelconque marge, de proposer le produit à moins de trois fois son prix initial.

Alors je dirais qu’il ne faut pas se tromper de cible, ce n’est pas le consommateur qu’il faut stigmatiser … tiens … là aussi, la vérité est ailleurs …

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