EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Confinement : heureusement qu’on a des artistes – Edito 07/04/2020

Ça a l’air fluide comme ça quand vous m’entendez vous lire cet édito sauf que parfois on a l’impression de tourner en rond, d’avoir tout dit, et on met des heures à trouver un sujet. Non pas qu’il en manque des sujets, mais encore faut-il avoir quelque chose à dire dessus, être inspiré. Et c’est quand vous commencez à scroller sur le site de Radio 1 pour chercher un best of à diffuser, que vous anticipez l’échec et que vous envoyez un message à la patronne pour lui dire que vous séchez que Eureka, l’illumination arrive.

Je la dois en fait à un jeune voisin, il est lundi soir 18h15 quand j’écris ces lignes, et c’est le moment qu’il a choisi pour s’exercer à la trompette, ou au tuba, en tout cas c’est un gros instrument à vent mais je n’ai pas l’oreille assez fine pour définir exactement duquel il s’agit. Ce dont je suis sûr par contre c’est que ce n’est pas un tout petit pipeau bien gentil. Quoi qu’il en soit la suite va vous surprendre. Non je ne vais pas me transformer en vieil aigri avant l’heure en me plaignant de ce que certains pourraient considérer comme des nuisances sonores. En fait, je fais le pari de prendre sur moi. Ce petit si ça se trouve c’est un futur virtuose, et même sans ça, une fois qu’il maîtrisera ce qui aujourd’hui ressemble à du clairon, il est susceptible de procurer du plaisir aux amateurs du genre. Et ça, ça se respecte.

Parce que voyez vous si pendant ce confinement on se rend compte à quel point ceux qui ont suivis des études scientifiques sont indispensables, tant au niveau de la recherche que dans la pratique de la médecine, le temps parait quand même nettement moins long grâce à ceux qui étaient meilleurs dans les lettres et les arts.

En ce moment tous ces romans que nous lisons, tous ces films et séries que nous « binge-watchons » (alors je vais vous faire l’économie d’une recherche sur google le « binge-watching » ça veut dire « visionnage boulimique » et c’est tendance de le placer dans un article ou une conversation)  – on reprend – tous ces morceaux qu’on écoute : nous les devons à des gens qui étaient peut être des billes en algèbre mais dont l’imagination, la créativité sont en fait tellement les bienvenus.

J’aimerais donc m’adresser à tous ceux à qui encore de nos jours on fait comprendre sous couvert de reproches à peine voilés et autre réprimandes que les études scientifiques priment sur tout le reste : c’est faux. Il faut de tout pour faire un monde et chacun est précieux dans son rôle. Regardez à quel point votre boulanger, ou encore votre coiffeur vous manquent en ce moment. Eux aussi dans leur domaine on peut considérer que ce sont des artistes. Ils n’ont pas les moyens de trouver le remède contre le Covid-19 certes, mais ils valent bien des anxiolytiques ou autres antidépresseurs. Alors bien sûr c’est moins flagrant pour les jeunes joueurs de trombone, mais on fera avec malgré tout. On en reparle dans quelques semaines …

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