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Congrès des communes : « On n’a rien à cacher », dit le président du SPC

Le 34e Congrès des communes s’est ouvert ce lundi à Papeete. Pour la première fois de son histoire, ni les représentants de l’État ni ceux du Pays ne sont invités à partager les travaux des tavana. Pour mieux réfléchir en interne, disent les tavana qui iront le mois prochain faire du lobbying à l’Assemblée nationale en faveur de l’élargissement des compétences des communes, auquel Moetai Brotherson n’était pas favorable.

C’est le dernier congrès des communes de la mandature, a souligné Michel Buillard qui accueille l’événement dans sa ville. Le dernier avant les élections municipales de 2026, et « sans invités institutionnels » : « une occasion unique de réflexion interne », dit le tavana de Papeete, qui espère que le congrès saura « porter d’une seule voix les demandes de changement au niveau de l’État et du Pays. »

Pour la première fois en 34 ans, les élus vont donc tenir leur congrès sans y inviter ni les représentants de l’État, ni ceux du Pays. Faut-il y voir un effet des désaccords entre les maires et le gouvernement, par exemple sur l’élargissement des compétences des communes, ou encore la limite des zones de pêche ? « Il n’y a pas de frictions, dit le président du SPC Cyril Tetuanui, nous quand on veut quelque chose, on dit ce qu’on pense, c’est tout. Il n’y a pas de frictions, c’est pas politique. Quand on fait un bilan, ça reste entre les membres, donc les membres du syndicat ont décidé d’être là entre nous pour discuter un peu (…) et après toutes les décisions qu’on va prendre au sein de ce congrès seront transmises à nos partenaires, que ce soit l’État ou que ce soit le Pays. On n’a rien à cacher. »

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Bilan, perspectives et financements

Le programme n’est « pas bien original », convient Cyril Tetuanui, mais c’est un « exercice essentiel » : bilan le mardi, perspectives le mercredi, financements le jeudi, où il sera question des ressources financières mobilisables par les communes et du pilotage du Fonds intercommunal de péréquation (FIP).

Mais il s’agit aussi de laisser un message « à ceux qui vont suivre », après les élections que Michel Buillard a prédit « difficiles » car « les attentes sont fortes et les moyens limités », et peut-être une feuille de route. Celle de 2020 était ambitieuse : renforcer le rôle des communes, l’autonomie alimentaire et le lien social, protéger contre l’inflation, investir dans le numérique, combattre le changement climatique… « Notre syndicat n’a pas vocation à tout traiter ni à tout porter, il n’en a d’ailleurs pas les compétences », a rappelé lundi son président à la tribune. Et il rappelle aussi la difficile période de la crise sanitaire dans laquelle il a fallu « se démerder pour répondre à la population (…) donc on a décidé qu’il faut qu’on réfléchisse pour préparer l’avenir ». Plusieurs membres du SPC partiront à Paris en septembre pour faire du lobbying à l’Assemblée nationale en faveur de la proposition de loi de Lana Tetuanui et Teva Rohfritsch sur les compétences communales que le Sénat a déjà adoptée à l’unanimité en mai dernier.

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