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Coronavirus : deux autres syndicats demandent des mesures plus fortes dans l’Éducation

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La FSU et le FNEC-FP-FO ont chacun écrit à la ministre de l’Éducation Christelle Lehartel. Exprimant l’inquiétude du corps enseignants, ils demandent un renforcement du dispositif de lutte contre le coronavirus en milieu scolaire. Et insistent sur la nécessité de fermer de façon préventive certains établissements scolaires. L’Unsa-Éducation qui avait pris la parole dès jeudi après-midi, demandait pour sa part la fermeture immédiate de toutes les écoles, collèges et lycées.

Le discours de Christelle Lehartel fait décidément réagir. La ministre avait confirmé, jeudi, que les écoles, collèges et lycées de Polynésie resteraient bien ouverts, contrairement aux établissements de métropole. Le gouvernement prévoit seulement de fermer les établissements « au cas par cas » à chaque fois qu’une contamination au coronavirus y était confirmée. « Qu’en est-il pour les établissements voisins ?, interroge dans une lettre ouverte le Fnec-FP-FO, syndicat bien représenté dans le secondaire. Nous rappelons que les familles ont souvent plusieurs enfants, inscrits dans différents établissements, ce qui peut accélérer d’autant plus la transmission. Il serait judicieux d’envisager la fermeture des établissements de tout le bassin concerné ».

Le syndicat demande au passage le dépistage systématique de tous les personnels « ayant voyagé hors du Pays » et la fermeture de « toutes les écoles de Fakarava et des atolls aux alentours (Aratika, Kauehi, Niau, Raraka) » après la découverte d’un cas chez un touriste suisse. Mais le Fnec, affilié à Force Ouvrière, ne s’exprime pas, à l’inverse du syndicat Unsa-Éducation, pour une fermeture immédiate de tous les établissements. Une position qui pourrait changer dans les jours à venir si l’épidémie prenait de l’ampleur, précise son secrétaire général, Maheanuu Routhier.

Fermer certains établissements au nom du principe de précaution

La FSU (Fédération syndicale unitaire) a elle aussi adressée une lettre à Christelle Lehartel hier soir. « Sans céder à un catastrophisme exagéré, qui serait anxiogène et contre-productif, il nous parait indispensable de prendre des mesures de protection des agents et des usagers, telles que la fermeture localisée d’établissements dans les îles exposées » écrit l’organisation, poids lourd de l’enseignement en Polynésie. Elle rappelle que la transmission du virus peut, dans certains cas, se faire par l’intermédiaire des surfaces.

Or, écrit la FSU, « dans nombre d’établissements, les conditions élémentaires d’hygiène ne sont pas remplies : détériorations des installations sanitaires, savon inexistant, eau saumâtre, manque de papier hygiénique, problème des passages en cantine des élèves et des surfaces à désinfecter trop nombreuses pour un personnel de service parfois réduit et déjà très occupé », sans compter les transports en truck ou en bus. Autant d’arguments qui doivent, pour le syndicat enseignant, inviter le gouvernement à « reconsidérer la fermeture des établissements scolaires les plus exposés à cette heure, au nom du principe de précaution ».

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1 Commentaire

  1. NoelT
    13 mars 2020 à 15h11 — Répondre

    He oui et si on ferme les écoles et on leur demande de rattraper les cours en juin juillet là c’est tout les syndicats qui s’oposeront. Si plus d’école départ en vacance métropole avancé malin les profs

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