ACTUS LOCALESSANTÉ

Coronavirus : « Ne cédons pas à la panique » martèle Édouard Fritch

Le président a réaffirmé, ce matin, qu’aucun cas de coronavirus n’a été diagnostiqué en Polynésie malgré des mises en quarantaine « de précaution ». Si la présence de la maladie au fenua était confirmée, la population serait « immédiatement informée », a assuré Édouard Fritch. En attendant, le président a appelé à « garder raison ».

« Oui », l’importation du virus est « possible ». « Non », elle n’a pas encore eu lieu. Ce matin, au sortir du conseil des ministres, le président a tenu à répondre aux interrogations, nombreuses, qui traversent le fenua à propos de l’épidémie de coronavirus. « Des personnes ont été placées en quarantaine par précaution, a expliqué le chef du gouvernement. Mais une personne testée ou en autonomie n’est pas une personne malade. Il s’agit uniquement de cas suspects ».

L’absence du coronavirus du fenua serait, à entendre le président, une preuve que « notre système de protection fonctionne et qu’il est efficace ». Mais les autorités ne s’attendent pas moins à ce que l’épidémie mondiale, qui touche désormais 73 pays, finisse par s’étendre au fenua.

Gare à la « désinformation »

« Comme vous, je ne veux pas que notre pays soit contaminé, nous faisons tout pour empêcher cela, a martelé Édouard Fritch, se présentant en père et grand-père de famille. Tous les services dépendant du ministère de la Santé et tous les ministères concernés sont mobilisés pour faire barrage à l’épidémie ».

Le message est donc clair : « Ne cédons pas à la peur », ni « à la désinformation », visiblement très active sur le sujet du coronavirus. Signaler des symptômes, remplir correctement les fiches sanitaires pour les voyageurs, respecter les consignes des autorités sanitaires… « C’est parce que chacun fera preuve de responsabilité que cette épidémie pourra être contenue et limitée » assure le chef de l’exécutif.

 Pas question de « fermer les frontières »

Le gouvernement a enfin voulu répondre à ceux qui, sur les réseaux sociaux notamment, demande la « fermeture des frontières ». « Réfléchissons un peu. Il n’y a pas que des touristes qui viennent de l’extérieur, il y a aussi nos taata Tahiti qui sont à l’extérieur et qui reviennent chez eux, note Édouard Fritch. Il y a tout ce que nous consommons qui vient par bateau ou par avion. C’est toute notre économie, notre vie quotidienne et nos emplois qui sont en jeu. Il faut garder raison ». Le président s’était déjà exprimé contre une fermeture de lignes aériennes mardi après-midi.

 

Article précedent

Te Ora Naho interpelle les politiques pour les municipales

Article suivant

Coronavirus et certificat médical obligatoire : un passager perplexe

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire

PARTAGER

Coronavirus : « Ne cédons pas à la panique » martèle Édouard Fritch