EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Crise du Coronavirus : point de vue depuis les USA – Edito 16/03/2020

C’est la toute première fois que je vous enregistre cet édito en dehors des frontières polynésiennes ce qui explique la qualité sonore brute de décoffrage que je vous demande d’excuser. A l’heure où je vous parle je suis à l’aéroport de Los Angeles où je m’apprête à prendre un vol Air Tahiti Nui pour rentrer au Fenua. Ces 15 derniers jours je n’ai jamais décroché ni de l’actualité polynésienne, française ou internationale et donc comme beaucoup d’autres voyageurs polynésiens je me suis retrouvé à plusieurs reprises à devoir composer avec des consignes et nouvelles restrictions qui amenaient leur lot de questions, d’angoisses et de désagréments. A des milliers de kilomètres de chez soi je vous confirme qu’à moins d’être perfusé au Tranxene ou d’être un moine bouddhiste vous ne pouvez pas être tranquilles.

De là où j’étais donc j’ai pu à  la fois suivre la panique et la ruée de certains dans les supermarchés de nos îles car c’était très largement commenté sur les réseaux sociaux, mais aussi me rendre compte qu’aux USA c’était en fait pire. Évidement ici aussi deux camps vont s’affronter, ceux qui vont survivre avec un derrière propre et ceux qui vont tenter de faire pareil tout en étant privés de PQ par les premiers. Par contre ici les commerçants eux-mêmes sans attendre quelque consigne officielle que ce soit, ont fait preuve de bon sens et de responsabilité en limitant les ventes par individu ou foyer. Alors pourquoi pire ici ? Parce que chez nous il n’est pas possible de s’acheter sans aucune supervision d’un professionnel de santé des boîtes de 200 pilules d’ibuprofene, entre autres. Les américains en panique ont raflé tous les stocks prêts à en avaler à la pelle au moindre symptôme. C’est une catastrophe, car il s’avère selon des informations officielles du Ministère national de la santé, que les anti-inflammatoires tels que l’ibuprofene justement ont précisément pour effet pervers d’entrainer de sévères complications en cas d’une infection au Covid-19.

On est encore au stade 1 de l’épidémie au Fenua. Je vais passer les 14 prochains jours confinés chez moi le plus possible et prendrai toutes les précautions nécessaires si je suis contraint de me déplacer. Car cette infirmière américaine qui vient de me prendre la température, avec une petite machine qu’elle pointe sur le front je précise, elle est bien gentille de me signer un papier qui me permet de rentrer chez moi, mais ça ne prouve en rien que je ne suis pas déjà infecté malgré ma prudence depuis ces 15 derniers jours. Mais puisque on est dans la série des trucs absurdes il est absolument lamentable qu’un jour d’élection où ils paradent en public nos politiques n’en profitent pas pour montrer l’exemple en évitant accolades et bisous à tout va. C’est totalement inacceptable. Mais comme on dit « qui vivra verra ».

Article précedent

La FTF sélectionne un nouveau joueur pour la Coupe des Nations, de juin prochain !

Article suivant

Le concours de gendarmerie finalement reporté

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire

PARTAGER

Crise du Coronavirus : point de vue depuis les USA – Edito 16/03/2020