RSS Actus Radio1 | Radio1 Tahiti https://www.radio1.pf/custom-rss/rss-actus-radio1/ Flux RSS utilisé pour la newsletter Radio1 au 2021-07-24 - nb: 12 en-us webmaster@radio1.pf (Radio1) <![CDATA[300 manifestants contre le pass sanitaire dans les rues de Papeete]]> https://www.radio1.pf/300-manifestants-contre-le-pass-sanitaire-dans-les-rues-de-papeete/ Plusieurs collectifs opposés au pass sanitaire, au projet d’obligation vaccinale des soignants, et plus largement aux « restrictions de liberté » associées à la crise Covid appelaient à manifester, ce matin, place Vaiete. Il s’agissait surtout de gonfler les rangs d’une « mobilisation mondiale » qui a rassemblé, d’après les autorités, 161 000 personnes en métropole. 

« Non au pass sanitaire, oui à nos libertés ». C’était le message le plus visible sur les pancartes brandies ce samedi matin sur le front de mer de Papeete, entre le rond-point Jacques-Chirac et la place Vaiete. Environ 300 personnes – 280 d’après un décompte officiel et 320 d’après des participants – ont manifesté dans le calme. Un chiffre quoiqu’il arrive en augmentation par rapport aux 120 personnes de la manifestation anti-vaccin et anti-restrictions de mars dernier dont beaucoup des participants étaient de nouveau présents ce samedi. « Ce n’est pas seulement nous, c’est un mouvement mondial », expliquent les organisateurs qui parlent, pour ce 24 juillet d’une « Worldwide demonstration ». Des manifestations de dénonciation de la gestion de la crise Covid ont effectivement rassemblé plusieurs milliers de personnes en Australie, où plusieurs grande villes sont en confinement complet, en Grèce ou en Italie. Mais c’est en France où l’appel à marcher à rencontrer le plus gros succès : 161000 personnes dans les rues (dont environ 11 000 à Paris et un millier à la Réunion) d’après le ministère de l’Intérieur. Une mobilisation en hausse, donc, après la marche du 17 juillet qui faisaient suite aux annonces d’Emmanuel Macron sur l’obligation vaccinale des soignants et l’extension du pass sanitaire. 

« On sait bien que ça arrivera au fenua« 

Deux mesures qui ne sont pour l’instant pas applicables en Polynésie. Le Pays prépare toutefois un projet de loi sur l’obligation vaccinale des soignants. « Pour l’instant !, dénonce Tevaiarii Frebault, une des organisatrices. Mais bientôt, ce seront les enseignants, puis les enfants… On préfère anticiper et dire tout de suite, ça on n’en veut pas ». Quant au pass sanitaire, il est aujourd’hui applicable aux lieux culturels rassemblant plus de 50 personnes en métropole (théâtres, cinéma…), et qui devrait l’être, d’ici la fin du mois d’août dans les cafés, restaurants, et certains centres commerciaux. Mais son extension en Polynésie, possible légalement, n’est pour l’instant pas officiellement prévue. Le faible taux de vaccination au fenua (environ 30% de premières doses dans la population totale, contre 58% au niveau national), les difficultés d’application techniques, et, peut-être, l’approche de la visite présidentielle ont poussé le Haussariat à une certaine discrétion sur le sujet. Mais là encore, les manifestants préfèrent prévenir : « On sait bien que ça arrivera ici, et pour nous, c’est non ». 

Si les slogans sont plutôt axés sur la préservation des libertés, et que les symboles polémiques des dernières marches (étoile jaune, cercueil…) ont été évités, l’opposition aux vaccins reste au centre de la mobilisation. Certains avancent des chiffres – souvent non vérifiés – sur les effets secondaires des vaccins ou sur leur efficacité ou accusent les institutions de « mensonges » ou leur prête des desseins « criminels » au travers de cette campagne de vaccination. D’autres ont un discours moins incisif envers les institutions médicales et scientifiques, qui s’accordent toutes sur un rapport bénéfice/risque favorable des vaccins anti-Covid et encouragent le plus grand nombre à se rendre dans les centres, et parlent seulement de « doutes personnels ». Tous se retrouvent, en tout cas, dans l’opposition à la « contrainte » sur la vaccination. 

« Le mouvement continue »

« Le vaccin, ça n’est pas une solution pour tout le monde », reprend Tevaiarii Frebault, qui fait partie des créatrices d’une nouvelle association, A tamau i te hono. La porte-parole accepte l’idée d’un vaccin « conseillé pour les personnes qui ont des comorbidités, qui ont une faiblesse, les personnes âgées, celles qui souffrent le plus de ce virus ». Mais elle juge le vaccin « plus dangereux que le virus » pour les enfants, interpelle sur « le manque de recul » sur ces médicaments, dont les tests ont commencé il y a environ un an, et dont plus de 3 milliards de doses ont été administrés dans le monde. Et dénonce les « pressions » et « menaces de perdre leur emploi » sur certains travailleurs. « On veut leur dire qu’ils ne sont pas seuls », insiste la porte-parole.

Les organisateurs promettent « d’autres manifestations » dans les semaines à venir, suivant le calendrier des mobilisations nationales et mondiales. « Ce sera après la visite du président Macron »notent-t-ils. Plusieurs projets de manifestations ont été interdits, dans les jours à venir, par le haut-commissariat. Du côté des militants anti-pass ou anti-vaccin (une demande pour manifester à l’hôpital ce soir a été jugée redondante et difficile à encadrer pour les autorités) ou des militants anti-nucléaires qui voulaient manifester à l’aéroport pour l’arrivée du chef de l’État. D’après les autorités une contre-proposition de site de manifestation aurait été refusé par ces collectifs.

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Sat, 24 Jul 2021 22:20:30 +0000 https://www.radio1.pf/300-manifestants-contre-le-pass-sanitaire-dans-les-rues-de-papeete/ ÉVÉNEMENT
<![CDATA[JO de Tokyo : le judoka Luka Mkheidze offre à la France sa première médaille]]> https://www.radio1.pf/jo-de-tokyo-le-judoka-luka-mkheidze-offre-a-la-france-sa-premiere-medaille/ Le judoka Luka Mkheidze, 25 ans, a décroché samedi la médaille de bronze en – 60kg, en s’imposant contre le Coréen Kim Won-jin. Celui qui avait été naturalisé en 2015 offre ainsi à la France sa première médaille des Jeux olympiques de Tokyo, comme le précise notre partenaire Europe1.

Le judoka Luka Mkheidze (- 60kg) a offert à la France sa première médaille des Jeux olympiques de Tokyo 2020 en décrochant le bronze samedi, au Nippon Budokan. Mkheidze, 25 ans, participe à Tokyo à ses premiers Jeux olympiques. Il a obtenu sa sélection sur le fil cette année grâce à sa médaille d’argent aux Championnats d’Europe de Lisbonne au mois d’avril.

Sur le chemin de cette première médaille olympique, Mkheidze a d’abord battu le très solide espagnol Francisco Garrigos, médaillé de bronze lors des récents championnats du monde de Lisbonne et qui l’avait battu en finale des Championnats d’Europe. Le Français s’est imposé par waza-ari dans le Golden Score.

Il a ensuite nettement dominé l’Ukrainien Artem Lesiuk avec deux waza-ari valant ippon en moins de deux minutes de combat. En demi-finale, Mkheidze a subi la loi du Taïwanais Yung Wei Yang, 11e au classement mondial et deux fois médaillé d’argent aux Championnats d’Asie. Mais il a su se remobiliser pour dominer le Coréen Kim Won-jin au golden score, et décrocher le bronze.

Né à Tbilissi, en Géorgie, Mkheidze a été naturalisé Français en 2015. Il a fui son pays en compagnie de sa mère, en 2009, et est arrivé en France en 2010.

Les meilleures chances de médaille français pour ces JO

La France, par la voix de sa ministre des Sports, Roxana Maracineanu,  s’est fixée comme objectif de ramener de Tokyo « une quarantaine de médailles », soit autant qu’à Rio en 2016 (42 médailles, dont 10 en or) et plus qu’à Londres en 2012 (35, dont 11 en or). Europe1 dresse la liste, non exhaustive, des meilleures chances de titre de l’équipe de France.

  • Le décathlonien Kevin Mayer est une des révélations françaises des derniers Jeux olympiques. Sa médaille d’argent à Rio, derrière la légende américaine Ashton Eaton, avait marqué les esprits. Depuis, le licencié de l’Athletic club de Montpellier n’a cessé de progresser, et a même battu le record du monde de la discipline en 2018 à Talence. Le report des JO en raison du contexte sanitaire lui a permis de se remettre d’une douleur au pied gauche. Cette année, l’athlète de 29 ans s’est imposé dans un championnat d’Europe en salle, à l’heptathlon. Cela lui permet d’arriver à Tokyo en confiance pour tenter d’y remporter sa première médaille d’or olympique.
  • Renaud Lavillenie, saut à la perche. L’une des têtes d’affiche de l’athlétisme français est en pleine incertitude. Le champion olympique à Londres en 2012 et 2e à Rio, s’est blessé au pied gauche début juillet, à deux semaines du début des Jeux de Tokyo. « Le compte à rebours est lancé », a-t-il écrit sur Twitter. L’année 2021 s’était pourtant bien déroulée jusqu’ici pour le Clermontois avec un saut à 6,06 mètres fin février, une hauteur qu’il n’avait plus franchie depuis 2014. Renaud Lavillenie devra faire face au Suédois Armand Duplantis, grandissime favori et lui aussi en forme ces derniers mois. À voir si le Clermontois sera apte à 100% au Japon pour défendre ses chances.
  • Mélina Robert-Michon, lancer du disque. Figure de proue de l’athlétisme français, Mélina Robert-Michon, 41 ans, s’apprête à disputer ses sixièmes Jeux olympiques cet été. Sa dernière apparition s’est révélée fructueuse avec une médaille d’argent à Rio, où l’athlète tricolore a battu le record de France (66,73 mètres). Après un début de saison poussif en 2021, Mélina Robert-Michon a signé la septième meilleure performance de sa carrière dans un championnat régional en juin dernier, puis elle a remporté son vingtième titre de championne de France. La native de Voiron (Isère) peut réaliser un nouvel exploit olympique.
  • Alexandra Tavernier, lancer du marteau. Troisième plus jeune médaillée de l’histoire en championnat du monde (3e en 2015), Alexandra Tavernier porte beaucoup d’espoir tricolore sur ses épaules. Sa progression est croissante depuis sa révélation au plus haut niveau et sa 11e place aux Jeux de Rio, avec des records de France battus successivement ces deux dernières années. La native d’Annecy a franchi la barre des 75 mètres en 2020. Dernièrement, la Haut-Savoyarde a pris la 2e place dans un concours européen début juillet. Une performance qui peut lui permettre d’accrocher un podium olympique pour sa deuxième participation aux Jeux.
  • Pascal Martinot-Lagarde, 110 mètres haies. Il possède les qualités pour triompher à Tokyo, mais de récentes blessures poussent à la prudence. Pascal Martinot-Lagarde, spécialiste du 110 mètres haies, n’était pas passé loin de s’inviter sur le podium des JO de Rio, terminant à la 4e place. Depuis, le Français de 29 ans s’est illustré à plusieurs reprises, notamment en décrochant une médaille de bronze aux championnats du monde de Doha en 2019. Touché à l’ischio-jambier droit à l’hiver 2021, Pascal Martinot-Lagarde s’est préservé pour arriver en forme au Japon. Un pari qui peut se révéler payant.
  • Pierre-Ambroise Bosse, 800 mètres. Champion du monde en 2017 sur le 800 mètres, le facétieux Pierre-Ambroise Bosse peut sortir une course d’anthologie à n’importe quel moment. Au pied du podium olympique en 2016, le natif de Nantes rêve de remporter une médaille à Tokyo pour ses troisièmes JO. Après une saison tronquée par la pandémie en 2020, il a réalisé de bons chronos en salle sur le 800 mètres, certes sans victoire de référence. Peut-être que le coureur de 29 ans prépare un nouvel exploit au stade olympique de Tokyo.
  • Les équipes féminine et masculine de basket. Les deux formations françaises de basket ont également des chances de ramener des médailles de Tokyo. Les féminines emmenées par Sandrine Gruda veulent confirmer leur performance à l’Euro 2021 où elles ont terminé vice-championnes d’Europe en juin dernier. Les hommes, troisièmes de la Coupe du monde 2019 avec des joueurs NBA (Rudy Gobert, Evan Fournier), avaient réussi l’exploit de battre la « Team USA » en quarts de finale, signant la première victoire de la France contre les Etats-Unis dans l’histoire du basket international. Les deux équipes se rencontreront d’ailleurs dès la phase de groupes à Tokyo, comme un air de revanche.
  • Les équipes d’escrime. L’escrime est l’une des grandes pourvoyeuses habituelles de médailles côté français. Malgré la non-sélection de Daniel Jérent, médaillé d’or en épée par équipes en 2016, pour suspicion de dopage, le contingent français sera emmené par d’autres anciens médaillés : Yannick Borel, également champion olympique par équipes à Rio, et Enzo Lefort, 2e dans l’épreuve du fleuret par équipes. Avec 14 escrimeurs femmes et hommes confondus, le contingent français est l’un des mieux représentés dans ces JO. De quoi espérer de nouvelles médailles en équipes, mais aussi en individuel.
  • L’équipe de France masculine de football est peut-être l’équipe la plus attendue du côté des supporters français. Pour cause : cela fait 25 ans que les Bleus ne s’étaient plus qualifiés pour les JO. La curiosité va donc être de mise avec une sélection chamboulée par rapport à celle de Didier Deschamps à l’Euro. André-Pierre Gignac et Florian Thauvin font leur retour sous le maillot tricolore, en compagnie de joueurs de moins de 23 ans sous la direction du sélectionneur des Espoirs, Sylvain Ripoll. A voir si cette équipe inédite et prometteuse sur le papier peut glaner une médaille, l’objectif de tout un groupe. Les débuts sont difficiles : une défaite d’entrée contre le Mexique, jeudi.

  • Samir Aït Saïd, anneaux. Pétri de talent, le gymnaste Samir Aït Saïd s’était fait une grande frayeur en se blessant gravement aux JO de Rio 2016 (fracture du tibia péroné à la réception d’un saut). Le porte-drapeau de la délégation française aux côtés de Clarisse Agbegnenou revient avec l’intention de « venir chercher cette médaille », alors promise. Le spécialiste des anneaux de 31 ans n’est pas seul à viser le podium, mais il promet « une surprise » dans ces mouvements. Lors des derniers championnats du monde de la discipline à Stuttgart, il avait récolté la médaille de bronze, la première récompense de sa carrière dans un Mondial.
  • Les équipes féminine et masculine de handball. En 2016, les équipes de France féminine et masculine de handball avaient remporté la médaille d’argent. Depuis, les deux sélections ont eu un destin croisé. Les Bleues séduisent avec un titre mondial en 2017, un titre européen en 2018 et une deuxième place en 2020. En revanche, l’équipe masculine se cherche un nouveau souffle après le départ des cadres Thierry Omeyer et Daniel Narcisse. Le retour de « l’ancien » Nikola Karabatic dans le jeu tricolore va peut-être faire du bien aux Bleus, 4e sans lui lors du dernier Mondial en 2021.
  • Teddy Rinner en judo. Il est le plus en vue une nouvelle fois dans le contingent français. Le judoka Teddy Riner vise un troisième sacre olympique d’affilée dans la catégorie des plus de 100 kg. Depuis son dixième titre de champion du monde en 2017, la star française s’est faite plus rare sur les tatamis, voulant préserver ses forces pour le grand rendez-vous des Jeux. Vainqueur pour son retour à la compétition en octobre 2019, Teddy Riner a toutefois perdu un combat en février 2020 contre le Japonais Kokoro Kaheura, sa première défaite depuis 2010. Le Guadeloupéen de 32 ans attend sa revanche contre son rival nippon, sur ses terres.
  • Clarisse Agbegnenou en judo. Vice-championne olympique à Rio en 2016, la Rennaise de 28 ans a des ambitions élevées au Japon. Et pour cause : elle est la judoka française la plus titrée de l’histoire avec cinq victoires en championnat du monde, dont la dernière édition en juin 2021, et cinq autres en Europe. Porte-drapeau de la délégation française en compagnie du gymnaste Samir Ait Saïd, la judokate tricolore va essayer de gagner le premier titre olympique de sa carrière.

  • Florent Manaudou, natation. Du côté de la natation française, Florent Manaudou demeure l’une des plus grandes chances de médaille. Titré à Londres en 2012 sur le 50 mètres nage libre, le natif de Villeurbanne était reparti de Rio avec deux médailles d’argent, en solo sur la même distance et en équipe sur le 4×100 mètres nage libre. Après une parenthèse sportive en handball, Florent Manaudou a repris la natation en 2019. Bien lui en a pris : en novembre 2020, il a réalisé la troisième meilleure performance mondiale de l’histoire du 50 mètres en petit bassin avec un temps de 20’55 ». Revenu à Marseille pour préparer les JO de Tokyo, le nageur de 30 ans a terminé 5e des championnats d’Europe de Budapest en mai dernier, toujours sur le 50 mètres nage libre. Il peut élever son niveau au bon moment pour s’imposer une nouvelle fois sur la scène internationale.

    Élodie Clouvel en pentathlon moderne. Élodie Clouvel n’a sans doute pas fini d’écrire l’histoire du sport tricolore. Première athlète française médaillée en individuel en pentathlon moderne aux JO de Rio avec l’argent autour du cou, elle peut espérer faire encore mieux et décrocher l’or sur une discipline atypique. Malgré des derniers résultats en-deçà de ses attentes ces dernières années, elle a remporté en 2018 le relais mixte avec son compagnon Valentin Belaud, lui aussi en lice aux JO de Tokyo. Dernièrement, la pentathlète de 32 ans s’est classée 2e en individuel aux championnats du monde en juin dernier. Prometteur pour les Jeux.

    Pauline Ferrand-Prévôt, cross-country. Passée à côté de ses Jeux en 2016 lors d’une saison marquée par des blessures, la cycliste Pauline Ferrand-Prévôt apparaît dans la forme de sa vie avant le rendez-vous tokyoïte. La native de Reims a remporté les deux derniers championnats du monde de cross-country, en 2019 et 2020, pour totaliser trois titres mondiaux dans cette catégorie olympique. À 29 ans, la coureuse part à la conquête d’une première reconnaissance olympique, et elle a toutes les chances d’y parvenir.

 

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Sat, 24 Jul 2021 19:05:23 +0000 https://www.radio1.pf/jo-de-tokyo-le-judoka-luka-mkheidze-offre-a-la-france-sa-premiere-medaille/ SPORTS
<![CDATA[Aux Samoa, la justice met fin à 15 semaines de crise constitutionnelle]]> https://www.radio1.pf/aux-samoa-la-justice-met-fin-a-15-semaines-de-crise-constitutionnelle/ La justice samoane a mis vendredi un terme à 15 semaines de crise constitutionnelle dans l’archipel du Pacifique et confirmé que Fiame Naomi Mata’afa en sera bien la première femme Première ministre. Les explications de notre partenaire Outremers 360°.

La crise avait débuté dans la foulée des élections très serrées du 9 avril, quand le Premier ministre sortant Tuilaepa Sa’ilele Malielegaoi, au pouvoir depuis 22 ans, avait refusé de concéder sa défaite. Fin mai, Mme Mata’afa avait été investie Première ministre lors d’une cérémonie improvisée dans les jardins du Parlement, dont les portes avaient été fermées par le pouvoir sortant.

La Cour d’appel des Samoa a annoncé vendredi qu’elle ne reconnaissait pas le gouvernement intérimaire de Tuilaepa Sa’ilele Malielegaoi en estimant que son Parti pour la protection des droits de l’homme (HRPP) occupait illégalement les bureaux du gouvernement. Elle a également invalidé une précédente décision de la Cour suprême qui avait jugé anticonstitutionnelle l’investiture dans la tente.

L’investiture de Mata’afa jugée légale

« Nous déclarons l’investiture du 24 mai (…) conforme aux termes de la Constitution, la loi suprême des Samoa, et donc légale », a indiqué la cour d’appel qui avait été saisie par le parti FAST de la Première ministre. Les îles Samoa sont devenues indépendantes en 1962, après près d’un demi-siècle sous le statut de protectorat néo-zélandais. A l’exception d’une courte période en coalition en 1986-1987, le HRPP de Tuilaepa Sa’ilele Malielegaoi présidait aux destinées du pays depuis 1982.

Fiame Naomi Mata’afa est la fille de l’ancien Premier ministre samoan, Faumuina Mulinu’u II, décédé en 1975. Elle est considérée comme une pionnière de la cause des femmes dans l’archipel très conservateur et très religieux, majoritairement protestant. « Nous sommes impatients de travailler avec le nouveau gouvernement samoan dans l’esprit de partenariat qui caractérise nos liens », a salué la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.

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Sat, 24 Jul 2021 17:30:35 +0000 https://www.radio1.pf/aux-samoa-la-justice-met-fin-a-15-semaines-de-crise-constitutionnelle/ PACIFIQUE
<![CDATA[Vingt médailles pour des centaines de « combattants » du Covid]]> https://www.radio1.pf/vingt-medailles-pour-des-centaines-de-combattants-du-covid/ Le président Édouard Fritch a remis ce vendredi une vingtaine de médailles de l’ordre de Tahiti Nui dans la grande nef du Taaone. Soignants, assistantes sociales, direction de la Santé, cellule de crise… Alors que beaucoup craignent une nouvelle vague de Covid, il s’agissait de récompenser une mobilisation toujours très actuelle contre la pandémie.

Une médaille « au nom de tous les autres ». C’est ce qu’ont reçu, cet après-midi une vingtaine de professionnels de la santé, des service sociaux et autres acteurs impliqués dans la gestion de la crise Covid. Tous ont été élevé, au CHPF, au grade de chevalier de l’Ordre de Tahiti Nui en présence de plusieurs ministres et responsables publics, en reconnaissance de leur « courage et abnégation dans la lutte contre cette pandémie ». « Je les invite à dédier leur récompense à tous ceux qui ont travaillé à leurs côtés, a précisé le président Édouard Fritch dès le début de son discours. Les honneurs, je les adresse bien à tous ceux qui n’ont pas ménagé leur temps et leurs efforts dans la lutte contre la pandémie et au chevet des malades ».

Le président du Pays a rappelé la chronologie d’une crise qui, du confinement à la campagne de vaccination toujours en cours, en passant par la réorganisation complète du CHPF, la mise en place d’une logistique lourde de contrôle aux frontières et bien sûr par le pic épidémique, a mobilisé des centaines de professionnels en Polynésie. « Vous étiez toujours au front jour et nuit, insiste Édouard Fritch. À tous, au nom du gouvernement et au nom de tous les Polynésiens, je vous adresse la gratitude du Pays pour ce que vous avez accompli pour la collectivité ».

Une cérémonie au ton tout particulier alors que les chiffres de l’épidémie remontent en flèche depuis l’importation du variant Delta. À deux pas de la grande nef, huit personnes sont soignées pour des symptômes graves de Covid dont trois en réanimation. Parmi les soignants, beaucoup craignent une remontée en pression comparable à celle de la fin d’année dernière. « On a une bonne partie de l’hôpital qui est vacciné, donc au niveau du personnel, on est un peu mieux protégé », commente Ariioehau Huri, infirmier en secteur dialyse. Mais « chez les patients, on voit encore beaucoup trop de gens qui ne sont pas vaccinés, même chez les personnes fragiles », s’alarme un de ses collègues.

« Le système de santé est en alerte permanent, et permet dans la plupart des cas de circonscrire la diffusion, explique le ministre de la Santé Jacques Raynal. Mais nous ne sommes pas à l’abri, sachant que ce variant est très facilement transmissible. C’est la raison pour laquelle on appelle à respecter les gestes barrières et pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, se faire vacciner ». Sur 5 personnes en soins intensifs en filière Covid, aucune n’avait été vaccinée.

Les médaillés :

– Wilma Tehihira épouse Cibard, Psychologue clinicienne à la Direction de la santé
– Marie-Claire Mou épouse Winter, Educatrice spécialisée, responsable de la logistique des hébergements accueillant les confinés
– Gisèle Huioutu-Hapaitahaa, Infirmière – secteur Urgences
– Christiane Ah Scha, Collaboratrice du maire de Punaauia
– Line Deligny, Infirmière à la Direction de la santé
– Adélaïde Tetuanui épouse Tamaku, Infirmière à la Direction de la santé
– Anaïse Bambridge épouse Tapeta, Secrétaire
– Leila Ah Sam, Aide-soignante au centre hospitalier de Taaone
– Hani Teriipaia, Inspectrice de l’action sanitaire et sociale à l’Agence de régulation de l’action sanitaire sociale (ARASS)
– Mahealani Bernardino, Gestionnaire-comptable PC Crise
– Daniel Ponia, Responsable des actions sanitaires dans les communes de Polynésie française et de la mobilisation communautaire
– Manutea Gay, Responsable de la plateforme Covid-19
– Jean-Luc Chalons, Technicien de laboratoire
– Ariioehau Huri, Infirmier – secteur Dialyse
– Hervé Varet, Directeur général de l’Institut Louis Malardé
– Aito Taharia, Chargé de recrutement / Gestionnaire des ressources humaines à la Direction de la santé
– Clément Camuzet, Infirmier des soins généraux
– Jérémie Alby, Médecin au bureau de veille sanitaire
– Norbert Faarii, Infirmier – secteur Réanimation
– Maratai Teihotaata, Chargé de mission à la Présidence

Trois praticiens hospitaliers absents du territoire, le Dr Laure Baudoin, le Docteur Nathalie Lecordier et le Docteur Erwan Oehler, se verront remettre leur médaille dans les semaines à venir.

« Honorer c’est bien, payer ses dettes, c’est mieux »

Dans un communiqué commun, la CSTP-FO et le syndicat autonome SPCHDT rappellent que « des milliers d’autres fonctionnaires (ou contractuels), anonymes, n’ont pas l’honneur » de recevoir cette médaille. Et surtout que « parmi eux, certains ne sont toujours pas rémunérés pour les heures supplémentaires qu’ils ont réalisées pendant la période Covid ». « L’existence de ces heures est même contestée, particulièrement dans les services de santé », expliquent les syndicats. Tous les arguments et toutes les interprétations de la réglementation sont avancés pour justifier ce refus de paiement des services faits ». Alors qu’une nouvelle vague de Covid se prépare, « les heures supplémentaires de certains agents de la santé ne seraient plus rémunérées dans un proche avenir » dénonce Force Ouvrière. D’où une réflexion : « Honorer ses agents, c’est très bien, honorer ses obligations financières vis-à-vis d’eux, c’est beaucoup mieux ».

 

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Sat, 24 Jul 2021 16:00:56 +0000 https://www.radio1.pf/vingt-medailles-pour-des-centaines-de-combattants-du-covid/ POLITIQUE
<![CDATA[(MàJ) Un palangrier chinois s’échoue à Anuanurunga]]> https://www.radio1.pf/un-palangrier-chinois-sechoue-a-anuanurunga/ Dans la nuit de jeudi à vendredi, un palangrier chinois de 40 mètres, le Ping Tai Rong 49, s’est échoué à Anuanurunga, proche de Nukutepipi aux Tuamotu. Une opération d’évacuation est en cours.

Encore un navire de pêche chinois échoué aux Tuamotu… Cette fois c’est sur l’atoll inhabité de Anuanurunga qu’un bateau s’est échoué dans la nuit de jeudi à vendredi,  à 365 milles nautiques de Tahiti, indique un communiqué du Haut-commissariat.

Ce palangrier immatriculé à Zhoushan transitait en allure de route depuis les eaux des îles Cook vers les eaux internationales au large de Pitcairn. Il s’était signalé au JRCC à son entrée dans la zone économique de Polynésie. L’analyse de sa cinématique montre qu’il n’a pas pêché dans la zone économique de Polynésie.

Les quinze membres de l’équipage, sains et saufs sur le rivage, ont pu évacuer le navire. A 15h20 ce vendredi, un hélicoptère Dauphin de la flottille 35F de la Marine Nationale a commencé l’évacuation de l’équipage du palangrier vers Nukutepipi, tandis qu’un avion Casa de l’armée de l’air achemine sur place une équipe d’évaluation composée d’un médecin, de deux gendarmes, d’experts de la Marine Nationale et des affaires maritimes (État et Pays), ainsi qu’un barrage antipollution de 300 mètres et des plaques absorbantes pour pouvoir confiner une éventuelle brèche dans la coque.

©FAPF

Un Gardian a réalisé une reconnaissance aérienne. Les premières images montrent le navire couché sur le flanc. Une irisation superficielle de gazole de navigation à la surface de la mer sur une bande de 1 mille nautique a été repérée. La mission de sauvegarde de la vie humaine ayant été réalisée avec succès, l’objectif des services de l’Etat et du Pays est maintenant de contenir le risque de pollution. Il est actuellement prématuré de se prononcer sur les solutions techniques de renflouage du navire.

Le parquet a été saisi et évalue les suites pénales envisageables.

©FAPF

Avec communiqué

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Sat, 24 Jul 2021 04:00:46 +0000 https://www.radio1.pf/un-palangrier-chinois-sechoue-a-anuanurunga/ ENVIRONNEMENT
<![CDATA[Covid : 237 cas détectés en 10 jours au fenua]]> https://www.radio1.pf/covid-237-cas-detectes-en-10-jours-au-fenua/ Avec 51 dépistages positifs confirmés, ces dernières 24 heures constituent la pire journée sur le front de l’épidémie depuis le mois de janvier. Les spécialistes rappellent que les gestes barrières, et notamment le masque dans les rassemblements publics, sont « indispensables » en attendant « qu’un maximum de gens soient vaccinés ».

32 cas annoncés mercredi, 39 hier, 51 aujourd’hui. Les chiffres des contaminations s’affolent depuis dix jours au fenua. Un parfum de déjà vu pour la Polynésie qui avait déjà connu une flambée épidémique, en août 2020. Si le nombre de cas n’a pas encore pris des proportions massives – 237 cas détectés en 10 jours et 190 cas considérés comme « actifs » par les autorités – cette reprise épidémique est particulièrement « brutale », comme l’a déjà pointé la plateforme Covid. En cause : le variant delta, qui représentait, la semaine passé, 85% des contaminations « criblés » par les services de l’Institut Malardé. Un variant qui est beaucoup plus contagieux que la souche originelle du Covid, et qui est devenu majoritaire en métropole comme dans d’autres pays. Mais la croissance rapide des chiffres, ces derniers jours peut aussi être expliquée par une détection tardive des foyers par les autorités. « Les symptômes peuvent être faibles pour beaucoup de personnes, on a perdu l’habitude de se faire dépister, et on a pris du temps à le repérer », explique le Dr Mallet, épidémiologiste de la plateforme Covid.

Le vaccin, efficace contre le variant, et pour ralentir la circulation

Le principal foyer de contamination, autour de l’hospitel de Pirae, a participé à une certaine dispersion de ce variant très contagieux du virus, notamment vers les Tuamotu (5 cas la semaine passée). Mais c’est surtout à Tahiti et Moorea que la circulation est la plus forte. Alors les spécialistes répètent les recommandations qui ont fait leurs preuves, au fenua ou ailleurs dans le monde : « si les gens sont suffisamment vaccinés, on va atténuer nettement l’effet, et on aura beaucoup moins de formes graves, et donc on peut éviter la saturation des hôpitaux », explique le Dr Mallet.

Les hôpitaux qui ont eux aussi connu une montée en pression ces derniers jours, même si la filière Covid est encore très loin de son activité d’octobre dernier. Huit personnes sont actuellement hospitalisées pour des symptômes graves liés au virus, dont trois ont été placées en coma artificiel et en réanimation. Pour l’épidémiologiste de la plateforme Covid, outre la vaccination – « qui marche aussi contre le variant », contrairement à certaines affirmations sur les réseaux sociaux – d’autres reflexes sont à reprendre. Se faire dépister en cas de symptômes, « même légers », puisque les formes quasi-asymptomatiques ne sont pas rares. Et respecter les gestes barrières : « on l’a oublié, mais le port du masque dès lors qu’il y a un rassemblement de personnes reste absolument indispensable ».

 

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Sat, 24 Jul 2021 03:21:29 +0000 https://www.radio1.pf/covid-237-cas-detectes-en-10-jours-au-fenua/ SANTÉ
<![CDATA[Réforme de l’ITR : les recommandations de la mission parlementaire]]> https://www.radio1.pf/reforme-de-litr-les-recommandations-de-la-mission-parlementaire/

©CP/Radio1

Le rapport de la mission parlementaire sur la réforme de l’indemnité temporaire de retraite(ITR) vient d’être publié par l’Assemblée nationale. La députée de l’Essonne et co-rapporteure du rapport, Stéphanie Atger, actuellement en Polynésie, revient sur ses conclusions qui concernent ici 7 000 fonctionnaires d’État retraités et 10 500 fonctionnaires en activité.

Le rapport de la mission parlementaire sur la réforme de l’indemnité temporaire de retraite a été adopté à l’unanimité hier, à Paris, par la Délégation outre-mer de l’Assemblée nationale.

« Maintenant le plus dur reste à venir, dit Stéphanie Atger, co-rapporteure de la mission avec les députés Nicole Sanquer et Philippe Dunoyer (Nouvelle-Calédonie), pouvoir défendre nos préconisations, au premier rang desquels le gel de la réforme, et obtenir effectivement les compensations qui avaient été annoncées lors de cette réforme. »

Pour rappel, l’indemnité temporaire de retraite avait été instaurée en 1952 pour compenser la cherté de la vie à laquelle étaient confrontés les fonctionnaires d’État en outre-mer. Selon les territoires, le taux pour cette indemnité allait de 35 à 70%. Mais elle avait produit des abus : un certain nombre, sans lien avec les outre-mer, sont venus passer leur retraite dans les territoires concernés par l’ITR dans le seul but d’augmenter leurs revenus. En 2009, année de la mise en œuvre de la réforme, l’ITR a coûté 329 millions d’euros (39,26 milliards de Fcfp). Une réforme progressive, ne concernant que les futurs retraités, et devant aboutir à l’extinction de l’ITR au 31 décembre 2027. Pour remédier aux deux difficultés créées par la réforme – le coût de la vie toujours élevé et la perte d’une source de revenus non négligeables pour les familles et les collectivités concernées – le gouvernement de Nicolas Sarkozy s’était engagé à mettre en place un système de cotisation sur les primes et indemnités pour améliorer le niveau des retraites, et à reverser aux territoires concernés les économies réalisées par l’extinction de l’ITR. Deux promesses non tenues, 13 ans après. Le sujet devait être abordé lors de la réforme des retraites, mais l’avancée du dossier a été suspendue par la crise sanitaire.

« Les agents de l’État ont le sentiment d’être punis »

Résultat, selon le rapport : « À grade et indices égaux, les fonctionnaires d’État partent avec une retraite largement inférieure à celle de leurs homologues territoriaux. » Si rien ne change, les fonctionnaires d’État qui partiront à la retraite après 2028 verront leur pension diminuée de 40 à 47% par rapport à leurs collègues qui sont partis avant 2008. Le rapport simule dans le détail les situations de différents agents, gardien de la paix ou surveillant pénitentiaire, professeur des écoles, greffière, contrôleuse des douanes…Une situation d’autant plus difficile, dit le rapport, que la cherté de la vie persiste. Et, écrivent les rapporteurs, « la disparition progressive de ce complément de revenus pour les anciens agents de l’État ne peut manquer de fragiliser leur situation économique, voire de les inciter à passer leur retraite en Europe où la même pension représente un pouvoir d’achat plus en adéquation avec le coût de la vie. (…) Les agents de l’État ont le sentiment d’être punis par la suppression de l’ITR (…). » De fait, « les simulations réalisées confirment qu’un certain nombre des agents de l’État (spécifiquement de catégorie C) qui auront de nombreuses années de services vont partir avec une retraite qui sera inférieure au Smic. »

Six propositions

La première demande est donc la suspension de la réforme, pour mettre en place la seconde recommandation, le mécanisme de surcotisation sur les primes et indemnités des fonctionnaires d’État. Troisième demande, un filet de sécurité pour les agents qui n’auront pas suffisamment surcotisé avant leur départ à la retraite, c’est-à-dire la garantie d’un niveau annuel minimal d’ITR, « de manière à éviter un mouvement de départs précipités dans les dernières années de disparition progressive de cette indemnité ». Quatrième proposition, dissocier la réforme de l’ITR de la réforme générale des retraites, pour ne pas ralentir l’action sur l’ITR. Cinquième proposition : déplafonner la retraite additionnelle de la fonction publique, limitée à 20% du traitement, pour permettre à la « majoration outre-mer » d’être aussi intégrée dans l’assiette des cotisations.

Enfin la 6e proposition s’éloigne un peu du sujet principal, mais elle est d’importance pour les fonctionnaires d’État ultramarins : la mission parlementaire évoque « le manque de considération de l’histoire personnelle du fonctionnaire et l’opacité de la procédure d’examen », et demande une réforme de l’examen des critères d’intérêts matériels et moraux (CIMM) « de manière à rendre la procédure transparente, collégiale et contradictoire et à faciliter tout recours non contentieux.»

 

ITR Rapport Information by Dani Recto on Scribd

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Sat, 24 Jul 2021 01:41:35 +0000 https://www.radio1.pf/reforme-de-litr-les-recommandations-de-la-mission-parlementaire/ EMPLOI
<![CDATA[Casting pour le téléfilm « La dernière reine de Tahiti » à Moorea]]> https://www.radio1.pf/casting-pour-le-telefilm-la-derniere-reine-de-tahiti-a-moorea/

©Présidence

L’équipe du téléfilm « La dernière reine de Tahiti » qui retrace la vie de la reine Pomare IV est actuellement sur le territoire pour le casting de ses acteurs. Francis Bianconi, Adeline Darraux, et Frank Lebreton étaient reçus jeudi matin par le président de la Polynésie française, Edouard Fritch. Il s’est montré « satisfait de l’important travail de recherche qui a présidé à la conception de ce film ». 

Le règne de Pomare IV a été particulièrement long : 50 ans qui ont marqué la transition vers le protectorat français sur Tahiti, jusqu’à sa mort en 1877. De son enfance où elle est promise en mariage à l’âge de 10 ans, en passant par son accession au trône à la mort de son frère, et par la période où elle se réfugie pour échapper aux guerres, le film retracera la vie de cette souveraine particulièrement importante. Francis Bianconi le prépare depuis plusieurs années. En 2017 il rencontrait déjà le président Édouard Fritch pour ce projet d’envergure. Il devait s’appeler « La Reine du Pacifique » et être porté sur les écrans de cinéma. De multiples allers-retours au fenua lui ont permis de peaufiner sa trame et surtout de repérer les lieux du tournage. « Il s’est plongé dans les lectures. Il est venu ici rencontrer la famille et les historiens polynésiens », raconte Stéphanie McKenna, correspondante locale de l’équipe de production. Pour les 140 ans du décès de la reine en 2017, l’assemblée de la Polynésie française avait organisé une exposition en son honneur. Le téléfilm de deux épisodes est aujourd’hui rebaptisé « La dernière reine de Tahiti » et sera finalement diffusé par France Télévisions et « à terme à l’international ».

La recherche des acteurs a commencé mais n’en est encore qu’à ses débuts. Plus d’une centaine de personnes devraient participer. Des rôles principaux aux figurants, des Tahitiens et Européens de tous âges sont recherchés. Pour le rôle principal, plusieurs personnes incarneront la reine à différents moments de sa vie. Stéphanie nous dévoile que « Quelques profils de jeunes femmes du pays sont pressentis. C’est un rôle majeur avec beaucoup de texte, qui porte tout le projet. Mais on continue de chercher. Qui sait, peut-être que quelqu’un émergera parmi les profils qui vont se présenter les prochaines semaines et viendra challenger les prétendantes. » 

Un casting ouvert

Le président a salué le travail de recherche effectué. Soutenu par le Pays, il aura d’importantes retombées économiques et participera à la promotion de la destination. « Le casting est ouvert à beaucoup de profils, avec des rôles parlants et de la figuration. Les gens qui seraient trop intimidés peuvent le signaler et seront en figuration.On cherche des enfants en bas âge, des jeunes filles, des hommes des femmes, des matahiapo », précise Stéphanie. Pour participer, deux solutions : envoyer deux photos (portrait et une photo en pied), vos coordonnées et votre métier ou occupation par e-mail à l’adresse ci-dessous, ou vous présenter à Moorea le vendredi 23 juillet à Papetoai et le samedi 24 juillet à Pihaena.

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Sat, 24 Jul 2021 01:20:35 +0000 https://www.radio1.pf/casting-pour-le-telefilm-la-derniere-reine-de-tahiti-a-moorea/ CULTURE
<![CDATA[Tombé en panne en pleine traversée, l’Apetahi Express remorqué vers Papeete]]> https://www.radio1.pf/tombe-en-panne-en-pleine-traversee-lapetahi-express-remorque-vers-papeete/ L’Aremiti 5, qui assure les rotations vers les Raromata’i sur la ligne Apetahi Express, a subi une panne électronique lors de la traversée vers Huahine ce vendredi matin. Remorqué vers Papeete, après quelques heures de dérive, il sera remplacé temporairement par l’Aremiti 6.

Départ en week-end ou retour à la maison ratés pour quelques 300 passagers de l’Apetahi Express ce matin. À 6h30, ils embarquaient à bord de l’Aremiti 5, actif sur cette ligne vers les Raromata’i relancée par le groupe Degage voilà maintenant quatre mois. Mais la traversée vers Huahine s’est arrêtée prématurément. Peu avant 7 heures, le catamaran à grande vitesse, qui avait bénéficié d’une remise en état avant sa reprise de service en mars, a subi des problèmes « d’ordre électroniques plus que mécaniques », qui ont poussé le capitaine à faire demi-tour. Quelques minutes plus tard, tous les moteurs étaient à l’arrêt, et le navire s’est donc retrouvé à la dérive au large de la pointe de Temae, à l’est de Moorea. L’équipage aura dû attendre 10 heures du matin, l’heure théorique d’arrivée à Fare, pour qu’un remorqueur du Port autonome vienne lui porter assistance. 

Le Aito a doucement remorqué le catamaran vers Papeete, puis l’a manœuvré jusqu’au quai de la gare maritime, où les passagers ont pu débarquer peu après midi. La compagnie Apetahi Express, les avait déjà informés qu’ils pourraient réembarquer rapidement vers les Raromata’i. C’est lAremiti 6, navire à grande vitesse qui a pris la place de son prédécesseur en 2019 la ligne Tahiti – Moorea, qui assurera la rotation, avec un départ prévu ce vendredi à 14h30. Quant au navire en panne, l’armateur espère le voir de nouveau en marche pour la prochaine rotation vers les îles Sous-le-Vent, prévue dimanche. L’Aremiti 5 avait été partiellement rééquipé et rénové pour le lancement de la ligne Apetahi Express. Pour le groupe Degage, il ne s’agit pourtant que d’une solution temporaire : un catamaran de 65 mètres et 500 places, construit sur mesure pour la haute mer doit être commandé dans l’année au chantier Austal.

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Fri, 23 Jul 2021 23:53:12 +0000 https://www.radio1.pf/tombe-en-panne-en-pleine-traversee-lapetahi-express-remorque-vers-papeete/ ECONOMIE
<![CDATA[Les Jeux olympiques de Tokyo officiellement ouverts, Naomi Osaka a allumé la vasque]]> https://www.radio1.pf/les-jeux-olympiques-de-tokyo-officiellement-ouverts-naomi-osaka-a-allume-la-vasque/ Les Jeux olympiques de Tokyo ont officiellement débuté ce vendredi : les trois coups de cette quinzaine de sport ont été donnés lors d’une cérémonie d’ouverture sobre, parfois grave, dans le contexte toujours pesant de la pandémie. La joueuse de tennis nipponne Naomi Osaka a allumé la vasque olympique en toute fin de cérémonie.
« Je déclare ouverts les Jeux de Tokyo« , a solennellement déclaré l’Empereur du Japon Naruhito, selon la formule consacrée et attendue impatiemment par le mouvement sportif depuis que Tokyo a été désigné ville-hôte des JO-2020 en septembre 2013. Dans un monde restant sous la menace du Covid-19, la cérémonie d’ouverture n’a pas eu le caractère festif qu’elle a normalement, et qu’elle avait eu en particulier à Rio en 2016 sur des airs de samba.Hommage aux héros de la pandémie de Covid-19

C’est bien le Covid qui a dominé cette cérémonie, entre hommage au personnel soignant, avec cette infirmière choisie parmi les porteurs d’un immense drapeau japonais, une vidéo de sportifs s’entraînant seul, en référence aux compétitions stoppées net par la pandémie, et un défilé, inédit, de sportifs masqués et observant, pour la plupart, des règles de distanciation sociale.

Le lever de rideau de ces Jeux de la XXXIIe Olympiade, émaillé aussi de feux d’artifice, de tableaux de danse moderne, de prouesses technologiques avec un globe terrestre formé dans le ciel de Tokyo par des drones et des représentations d’arts traditionnels japonais, s’est déroulé devant des tribunes quasiment vides alors que le Stade olympique de Tokyo peut accueillir 68.000 spectateurs en temps normal.

Tribunes vides

Parmi le petit millier de privilégiés présents, le président français Emmanuel Macron et la Première dame des Etats-Unis Jill Biden qui ont suivi le défilé des 206 délégations rangées pour la première fois et pour la très grande majorité comme l’autorise désormais le CIO derrière deux porte-drapeau, une femme et un homme.

A leur entrée dans le stade, pas d’applaudissements ni d’acclamations, mais les sportifs ont tout de même salué les tribunes vides et certaines délégations, plus joyeuses et nombreuses que d’autres, comme l’Argentine, la République dominicaine ou la France, dont le porte-drapeau Samir Aït Saïd a fait un salto arrière devant ses coéquipiers qui chantaient la Marseillaise, ont profité pleinement de l’événement, souvent unique dans la carrière d’un sportif. Comme à Rio en 2016 et pour les Jeux d’hiver de Pyeongchang en 2018, le Tongien Pita Taufatofua a fait sensation en défilant torse nu, le corps huilé, tandis que la star de la NBA Kevin Durant était noyée dans la délégation américaine.

Avant le coup d’envoi de la cérémonie, des centaines de curieux s’étaient pressés autour du stade pour se faire prendre en photo, tandis qu’un dizaine de manifestants anti-JO ont fait entendre leurs voix et leur hostilité à cet événement qui a coûté au Japon 13 milliards d’euros, dont un surcoût de 2,3 mds à cause du report d’un an. Ces Jeux, qui ont bien failli ne pas avoir lieu, ne sont définitivement pas un rendez-vous normal dans l’histoire olympique.

Naomi Osaka, dernière porteuse de la torche olympique

La joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka, dernière relayeuse, a allumé ce vendredi la vasque olympique, qui brille désormais à Tokyo, ville-hôte des Jeux de la XXXIIe olympiade, retardés d’une année en raison de la pandémie de Covid-19. La flamme restera allumée au Stade olympique jusqu’au terme de ces Jeux, le dimanche 8 août au soir, après deux semaines de compétition durant lesquelles 11.090 sportifs venus du monde entier – 206 délégations – se disputeront les 339 titres en jeu, dans 33 sports.

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Fri, 23 Jul 2021 17:22:07 +0000 https://www.radio1.pf/les-jeux-olympiques-de-tokyo-officiellement-ouverts-naomi-osaka-a-allume-la-vasque/ INTERNATIONAL
<![CDATA[Sous-investissement, départ de soignants… Les praticiens hospitaliers demandent plus de moyens pour le CHPF]]> https://www.radio1.pf/sous-investissement-depart-de-soignants-les-praticiens-hospitaliers-demandent-plus-de-moyens-pour-le-chpf/

©PB

Alors qu’une nouvelle vague épidémique couve en Polynésie, et qu’Emmanuel Macron comme Édouard Fritch sont attendus au Taaone en cette fin de semaine, le syndicat des praticiens hospitaliers interpelle les autorités sur la situation du CHPF. Statut inadapté, investissements repoussés, équipement sous-dimensionné, manque d’attractivité… Pour les médecins de l’hôpital, il est urgent de réagir.

Des moyens plutôt que des remerciements. C’est, en somme, la demande du Syndicat des praticiens hospitaliers de Polynésie, qui a publié un communiqué en forme de cri d’alarme ce jeudi. Le collectif, qui regroupe des médecins du CHPF et des autres hôpitaux de la Polynésie, interpelle les autorités alors que toutes les attentions convergent vers le Taaone. Demain soir, sous la nef de l’hôpital, plusieurs soignants et autres acteurs de la crise sanitaire vont recevoir des mains d’Édouard Fritch et de Jacques Raynal, des médailles de l’ordre de Tahiti Nui. Samedi soir, c’est le président de la République Emmanuel Macron qui est attendu au CHPF. Et dans les jours et semaines à venir, le centre hospitalier, « seul établissement de Polynésie à offrir des soins de derniers recours » comme le répètent les praticiens, pourrait être on ne peut plus sollicité vu la reprise rapide de la circulation du Covid et de son variant Delta.

« Sous-dimensionnement » et saturation

C’est dans ce contexte très particulier, que le syndicat, d’habitude plutôt discret, a choisi de s’exprimer. D’abord pour rappeler « l’exceptionnelle mobilisation de l’ensemble du personnel hospitalier, et à l’extraordinaire réorganisation mise en œuvre au CHPF » pendant la première vague épidémique, qui a vu défiler à l’hôpital plus de 2 000 malades, dont 200 sont passés par la réanimation. « 90% d’entre eux ont pu être sauvés », se félicite le syndicat. Mais cette réussite s’est faite au prix de déprogrammation « massive » des consultations, hospitalisations, et interventions chirurgicales non urgentes pendant la crise, qui « risque d’entrainer des retards de prise en charge, avec des pertes de chance préjudiciables ». Il faut dire qu’avant crise, le centre hospitalier connaissait déjà « des taux d’occupation des lits de plus de 90% et dépassants 100% dans certains services ». Un « sous-dimensionnement », déjà dénoncé par des médecins de l’hôpital par le passé, et qui est souvent contesté dans le privé. Pour le syndicat, aucun doute : « le savoir-faire et le dévouement du personnel ne peuvent pas occulter les difficultés structurelles majeures liées à la sous-estimation des moyens attribués à l’hôpital du Taaone ». « On est toujours à flux tendu », confirme le Dr Marc Levy, président du collectif.

Au fil des ans, « l’insuffisance du financement du CHPF s’est aggravée » continue le syndicat, qui rappelle que le budget de l’hôpital présente un déficit annoncé de plus d’un milliard de francs cette année. « Manque de personnel qualifié », « vétusté des équipements », « freins à l’innovation médicale »… Autant de constats qui appellent une réaction urgente, estime le Dr Marc Levy. D’abord en finançant le CHPF « selon son activité et ses besoins », mais aussi en donnant davantage d’attractivité aux carrières hospitalières polynésiennes, « notamment celle des médecins hospitaliers ».

D’après le président du syndicat, face aux évolutions réglementaires favorable en métropole et dans le reste de l’outre-mer, et à l’attractivité des carrières libérales, le Taaone a de plus en plus de mal à recruter. « Il ne s’agit pas seulement de salaire, précise-t-il. Mais de l’aménagement de carrière, du temps de travail, de la souplesse statutaire, remis au goût du jour en métropole pour réattirer les médecins à l’hôpital et éviter cette fuite dans le privé ». Plusieurs médecins du Taaone vont d’ailleurs quitter l’établissement cette année pour aller exercer dans le privé, précise Marc Levy.

Un nouveau statut pour l’hôpital ?

Le syndicat demande aussi aux autorités de revoir le statut du CHPF et des hôpitaux de Polynésie, aujourd’hui établissements publics administratifs du Pays. « Une situation unique parmi les autres hôpitaux ultramarins et de métropole, qui entrave durablement le fonctionnement et la gestion de l’hôpital, par sa lourdeur administrative hors d’âge » précise le syndicat. Le Taaone qui a heureusement pu s’affranchir de ce cadre pour répondre efficacement à la crise demande « le passage à un statut spécifiquement hospitalier depuis des années ».

Des revendications qui arrivent aussi en plein cycle de réflexion sur l’avenir de la protection sociale en Polynésie. Le problème est connu : des cotisations qui augmentent peu, voire plongent avec la crise Covid, des dépenses qui ne cessent d’augmenter. Les demandes hospitalières sont d’autant plus délicates que du côté des médecins libéraux, on s’estime aussi mal considéré par les autorités et on demande aussi une révision favorable de statut. Si le public et le privé ne s’opposent pas directement, confraternité oblige, les autorités, en plus de trouver de nouvelles sources de financement, devront bien mettre sur la balance leurs arguments respectifs. Chez les praticiens hospitaliers, on adopte un ton ferme : « L’obstination à ne pas reconnaitre que l’hôpital du Taaone est le seul établissement de Polynésie à offrir des soins de derniers recours, qu’il doit être financé selon son activité, et qu’il doit être attractif pour recruter du personnel qualifié, revient à renoncer à l’accès équitable aux connaissances et aux moyens actuels de la médecine pour les malades du Fenua ».

Sphpf – Communique de Presse 22 Juillet 2021

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Fri, 23 Jul 2021 14:00:12 +0000 https://www.radio1.pf/sous-investissement-depart-de-soignants-les-praticiens-hospitaliers-demandent-plus-de-moyens-pour-le-chpf/ ECONOMIE
<![CDATA[Visite d’Emmanuel Macron : « Le but essentiel de son voyage, c’est l’Indo-Pacifique »]]> https://www.radio1.pf/visite-demmanuel-macron-le-but-essentiel-de-son-voyage-cest-lindo-pacifique/

L’historien Jean-Marc Regnault, qui publie avec Semir Al-Wardi un ouvrage universitaire intitulé L’Indo-Pacifique et les nouvelles routes de la soie, rappelle que les enjeux géopolitiques sont de plus en plus forts dans la région. À l’entendre, ce sont ces enjeux, et les tensions grandissantes avec la Chine, qui pourraient pousser le Président de la République à plus de concessions et de contributions de l’État, de la santé au développement économique en passant par le nucléaire.

Les travaux universitaires s’inscrivent souvent sur le temps long. La publication, ces jours-ci, des actes du colloque consacré à L’Indo-Pacifique et les nouvelles route de la soie, organisé en novembre 2019 à l’UPF, en est une nouvelle preuve. Et pourtant, les 28 interventions de chercheurs et spécialistes regroupés dans cet ouvrage sont, à la veille d’une visite présidentielle, on ne peut plus d’actualité. Comme le rappelle Jean-Marc Regnault, qui a dirigé la publication en compagnie de Semir Al-Wardi, ce colloque avait pour but d’actualiser et d’approfondir les débats menés entre 2014 et 2016 et qui avaient abouti à la publication de L’Océanie convoitée. Entre temps, les tensions entre la Chine et ses voisins, Taïwan en particulier, et avec les puissances occidentales, n’ont fait qu’augmenter, tout comme l’influence de Pékin sur la région. Et donc, naturellement, l’importance pour la France de sa stratégie « indo-Pacifique ».

Un terme historiquement employé de façon très diverse, mais remis au goût du jour par la diplomatie française, qui veut renforcer sa présence et ses alliances dans cette zone, où se déplacent peu à peu les intérêts géopolitiques mondiaux. L’ouvrage détaille d’ailleurs la philosophie et les moyens des ambitions régionales chinoises, l’histoire des relations dans la région, les objectifs et limites de la stratégie française… « La Polynésie est encore un peu loin, bien sûr, mais dans un discours à Nouméa, Emmanuel Macron avait dit qu’il s’inquiétait des lobbies chinois en Nouvelle-Calédonie et également de la propagande en faveur de la Chine qui se développait en Polynésie française », rappelle Jean-Marc Régnault.

Le livre sort à quelques jours de l’arrivée d’Emmanuel Macron au fenua, justement. Pas complètement une coïncidence, puisque l’éditeur a fait en sorte « d’accélérer son travail » dans l’espoir de pouvoir faire passer une copie de l’ouvrage au chef de l’État. Car pour Jean-Marc Regnault, le « but essentiel de son voyage, c’est l’Indo-Pacifique« . « Il faut que la France puisse affirmer qu’elle est une puissance du Pacifique, et qu’elle peut bloquer les avances chinoises grâce aux territoires français du Pacifique et aux relations qu’elle entretient avec l’Australie, Fidji, la Nouvelle-Zélande… », explique l’historien, qui rappelle que la récente mission Heifara et ses Rafales déployés au fenua portaient déjà ce message de capacités régionales.

Le nucléaire ? « Quelque chose d’embarrassant » pour le président

Emmanuel Macron est surtout attendu sur les questions de contributions de l’État à la vie de la Polynésie, en matière de santé, de culture, de développement économique ou d’environnement. Mais pour Jean-Marc Regnault, il faudra lire, dans chaque annonce du chef de l’État, une volonté de préserver un lien stratégique au fenua dans ce contexte de regain d’intérêt géopolitique. Y compris sur le nucléaire : « à mon avis, c’est pour lui quelque chose d’embarrassant qu’il faudra qu’il contourne, explique l’auteur de Nucléaire en Océanie, tu connais ? paru tout récemment. Il ne pourra pas répondre aux demandes qui sont parfois excessives au sujet des indemnisations, des demandes de pardon. Donc il fera des déclarations annexes sur l’aide que la France va apporter en matière de santé ou d’équipement, de façon à assurer les relations les meilleures possibles entre la France et la Polynésie ».

 

L’Indo-Pacifique et les nouvelles routes de la soie, rédigé sous la direction de Semir Al-Wardi et Jean-Marc Regnault, et publié avec l’UPF et la SFHOM aux éditions ‘Api Tahiti, est disponible depuis aujourd’hui en librairie.

 

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Fri, 23 Jul 2021 04:51:50 +0000 https://www.radio1.pf/visite-demmanuel-macron-le-but-essentiel-de-son-voyage-cest-lindo-pacifique/ CULTURE