RSS Actus Radio1 | Radio1 Tahiti https://www.radio1.pf/custom-rss/rss-actus-radio1/ Flux RSS utilisé pour la newsletter Radio1 au 2019-11-22 en-us webmaster@radio1.pf (Radio1) <![CDATA[Restauration scolaire à Moorea : la commune se pourvoit en cassation ]]> https://www.radio1.pf/restauration-scolaire-a-moorea-la-commune-se-pourvoit-en-cassation/

La commune de Moorea-Maiao a l’intention de porter l’affaire relative à la Fédération de restauration scolaire Ta’u Tama Here en cassation. Elle estime que « la commune fait face à deux juridictions qui s’opposent », le tribunal administratif et le tribunal du travail. Une épine ou pas dans le pied de la prochaine équipe municipale ? À la mairie on affirme  « les prochains sauront qu’ils devront gérer ce dossier aussi ».    

La commune de Moorea-Maiao a décidé, suite à la décision de la cour d’appel de Papeete de payer les salariés de la fédération de restauration scolaire Ta’u Tama Here depuis le 1er juillet 2017, soit 250 millions Fcfp de se pourvoir en cassation. La première adjointe au maire Manuela Nollenberger considère que dans ce dossier « la commune fait face à deux juridictions qui s’opposent ». Elle rappelle qu’en mars 2018, le tribunal administratif s’était penché sur des demandes d’annulation émanant de la fédération. Elles concernaient notamment la délibération relative à l’ouverture de postes budgétaires pour l’exploitation en régie de la restauration scolaire. Le tribunal administratif avait alors rejeté ces recours arguant que ces délibérations n’avaient « ni pour objet, ni pour effet de recruter sur ces postes les salariés de la fédération Tau Tama Here no Moorea-Maiao » et donc  n’avaient « aucune incidence sur les contrats de travail de ces derniers ». Manuela Nollenberger affirme que si la décision de la Cour de Cassation est la même que celle du tribunal du travail et de la cour d’appel, c’est la prochaine équipe municipale qui devra porter ce dossier « comme on a pris les dossiers auparavant, c’est comme cela (…) les prochains sauront qu’ils devront gérer ce dossier aussi ».

 

Quant au caractère suspensif de cette affaire, Manuela Nollenberger affirme que « cela n’a pas été mentionné dans la décision ».

A lire aussi: La fédération des cantines scolaires de Moorea mal parties 

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Fri, 22 Nov 2019 04:00:29 +0000 https://www.radio1.pf/restauration-scolaire-a-moorea-la-commune-se-pourvoit-en-cassation/ JUSTICE
<![CDATA[(MàJ) Opération réussie de sauvetage d’un catamaran au large de Raivavae]]> https://www.radio1.pf/un-catamaran-en-difficulte-au-large-de-raivavae/ (MàJ) Un catamaran victime d’une voie d’eau sur une de ses coques au large de Raivavae est actuellement sous surveillance du JRCC dans l’attente de l’arrivée d’un navire de recherche hydraulique qui naviguait dans la zone.

Mercredi matin à quatre heures, le JRCC a été informé que le catamaran français « Thétis », situé à environ 830 km au sud de Raivavae et dont l’équipage est composé de quatre personnes, était victime d’une voie d’eau sur une de ses coques, avec une mer agitée et des creux de 2 mètres.

Contacté par le JRCC Tahiti, le skipper a indiqué qu’il essayait de colmater la brèche. Mais rapidement, il a sollicité assistance tout en se préparant à évacuer en urgence de son navire sur un radeau de survie. Aussitôt, le centre de sauvetage a émis un message de détresse, reçu par le navire de recherche hydrographique US « Kilo Moana », situé à 200 milles dans le sud du catamaran. Le « Kilo Moana » a immédiatement quitté sa zone de travail pour se diriger vers le voilier en détresse. Dans l’attente de l’arrivée du « Kilo Moana », le JRCC Tahiti a effectué une surveillance du voilier par satellite et maintenu un contact régulier avec l’équipage.

Arrivé à 9 heures ce matin, l’équipage du « Kilo Moana » est parvenu à réparer la coque du « Thétis » grâce à la fabrication d’une pièce installée avec succès grâce aux plans fournis par le constructeur du catamaran. Le Thétis fait désormais route vers Raivavae qu’il atteindra le 25 novembre prochain.

Cet incident illustre une nouvelle fois la solidarité des gens de la mer, et ce, quelle que soit leur nationalité. A cette occasion, le JRCC Tahiti rappelle à tous les usagers de la mer qu’il est fondamental de s’équiper de moyens de communication et de survie pour faire face aux situations d’urgence.

Avec communiqué.

 

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Fri, 22 Nov 2019 03:30:31 +0000 https://www.radio1.pf/un-catamaran-en-difficulte-au-large-de-raivavae/ FAITS DIVERS
<![CDATA[Le Cesec demande une révision de la loi Morin]]> https://www.radio1.pf/le-cesec-demande-une-revision-de-la-loi-morin/

©Léa Faradon

Lors de sa séance de mercredi, le Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) a adopté par 32 voix sur 34 un « vœu relatif au fait nucléaire »  présenté par Patrick Galenon, président du conseil d’administration de la Caisse de prévoyance sociale,  pour une révision de la loi Morin qui ouvrirait la voie au remboursement par l’État à la CPS des frais engagés pour les victimes de maladies radio-induites. Et il envisage aussi une action en justice de la CPS contre l’État.

Patrick Galenon souligne dans ce voeu que « la loi Morin, tout en reconnaissant que les essais nucléaires ont bien provoqué des maladies radio-induites, n’invoque pas la responsabilité quelconque du ministère de la Défense », et que « le CIVEN devient l’autorité dite indépendante qui instruit les demandes et indemnise les victimes, mais n’est pas responsable des dommages ».

Le Conseil d’État a précisé en 2016 que les indemnisations des victimes des essais nucléaires étaient faites « au titre de la solidarité nationale. » Ce qui permet à l’État de contester sa qualité « d’auteur responsable », et donc de répondre par la négative à toutes les demandes de remboursement de la CPS. Car auparavant, à chaque indemnisation personnelle correspondait également une indemnisation à la CPS.

Le Civen a distribué depuis sa création 1,979 milliard de Fcfp pour 217 victimes. Par conséquent, « devant le nombre aussi peu significatif des victimes polynésiennes indemnisées, le Cesec émet le vœu d’une nouvelle révision de la loi Morin qui permettrait une véritable réparation des préjudices subis par les victimes de Polynésie française ainsi que le remboursement à la Caisse de Prévoyance Sociale, société de droit privé, des frais occasionnés suite aux effets des maladies radio-induites. »

Des dépenses de la CPS aujourd’hui estimées à 77 milliards de Fcfp

Le président du conseil d’administration de la CPS va faire parvenir ce voeu du Cesec aux autorités du Pays, de l’État, et à Alain Christnacht, le président du Civen qui sera la semaine prochaine à Papeete. Il espère également que ce voeu sera repris par l’assemblée de la Polynésie et qu’l aura le soutien du Pays.

Patrick Galenon chiffre à 77 milliards les dépenses de la CPS pour 9 507 personnes victimes de cancers radio-induits. « Ce chiffre-là ne date pas d’aujourd’hui, déjà en 2010 un rapport du CESC évoquait  24 milliards, et puis en 2015 on parlait de 54 milliards et aujourd’hui, effectivement, aujourd’hui le chiffre est de l’ordre de 77 milliards,» dit-il.

Patrick Galenon envisage une action en justice de la CPS contre l’État français. « La CPS est une société privée. Et une société privée, lorsqu’elle se retourne contre l’État ou quelqu’un qui lui a fait tort, la société privée a généralement gain de cause.  Je souhaitais qu’on puisse partager cette idée avec les autorités compétentes du Pays. »

VOEU 03-CESEC by Fred Ali on Scribd

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Fri, 22 Nov 2019 03:00:12 +0000 https://www.radio1.pf/le-cesec-demande-une-revision-de-la-loi-morin/ SOCIÉTÉ
<![CDATA[Des nouveaux locaux pour le Centre des métiers de la mer]]> https://www.radio1.pf/des-nouveaux-locaux-pour-le-centre-des-metiers-de-la-mer/

Les anciens locaux abandonnés de l’IRD ©Natan Decarriere

Le Pays a confié à TNAD la réhabilitation et la rénovation des anciens locaux de l’IRD à Arue. Le site prévoit d’accueillir d’ici la fin de l’année 2020 le futur campus Ahutoru dont l’appellation est un hommage au premier navigateur polynésien parti en Europe avec Bougainville. Ce campus remplacera les locaux actuels de Motu uta et aura pour ambition de proposer un panel de formation complet des métiers de la mer. La visite des locaux s’est faite en présence du président, du vice-président en charge de l’économie bleue, mais aussi du maire de Arue et du directeur de TNAD. Le projet devrait coûter environ 300 millions de Fcfp.

Le futur campus Ahutoru est stratégiquement placé dans la commune d’Arue, entre les terrains militaires et la base nautique où résidait l’ancien Institut de recherche et développement (IRD). Le Pays s’est positionné sur ce terrain qui aurait pu tomber entre les mains d’investisseurs privés. Cet espace de 6 800m2 abrite plusieurs bâtiments qui vont être rénovés et remis aux normes. Il se compose d’un bâtiment principal qui abritera les bureaux, les salles de classe et les simulateurs. Un autre bâtiment va servir d’internat pour héberger les futurs élèves des îles. Enfin, un hangar en bord de mer servira aux formations mécaniques, hydrauliques et de froid avec un accès direct aux embarcations. Le campus pourra accueillir dans un premier temps entre 200 et 300 élèves, dont une vingtaine d’internes.

Le président Édouard Fritch a annoncé vouloir donner une dimension régionale au projet en accueillant à terme des élèves de Nouvelle-Calédonie, de Wallis-et-Futuna et même des Îles Cook. Les formations dans les archipels ne vont pas disparaître pour rester au plus proche de l’ensemble de la population. Teva Rohfritsch décrit un site idéal pour permettre de développer l’ensemble des métiers de la mer, même les plus qualifiés.

Les travaux se décomposent en deux phases. La première comprend la réhabilitation, la rénovation, le déménagement des équipements du CMMPF et le logement des internes, et devrait coûter 300 millions de Fcfp. La deuxième phase se chiffre à 70 millions de Fcfp et concernera l’extension de certains ateliers de formation. Le Pays devrait recevoir le soutien de la ministre des Outre-mer Annick Girardin mais aussi une aide de l’Union européenne. La structure des bâtiments est saine, d’après Rémy Grouzelle, le directeur général de TNAD. Il est cependant nécessaire de remplacer les réseaux électriques, les baies vitrées, les fenêtres qui ne sont plus aux normes depuis la construction des bâtiments dans les années 1980. Les premières promotions devraient pouvoir prendre possession des lieux à partir de la fin d’année 2020.

Les contours des du futur projet ©Natan Decarriere

 

Les membres du gouvernement attentifs aux explications de l’architecte ©Natan Decarrière

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Fri, 22 Nov 2019 02:54:44 +0000 https://www.radio1.pf/des-nouveaux-locaux-pour-le-centre-des-metiers-de-la-mer/ ECONOMIE
<![CDATA[Moorea-Maiao condamné à payer plus de 250 millions Fcfp aux employés de la restauration scolaire]]> https://www.radio1.pf/moorea-maiao-condamne-a-payer-plus-de-250-millions-fcfp-aux-employes-de-la-restauration-scolaire/

La commune de Moorea-Maiao est enjointe de reprendre les 39 employés de la fédération Ta’u Tama Here avec leur ancienneté et leurs avantages. Plus encore, elle devra payer plus de 250 millions Fcfp de salaires à ces anciens salariés puisqu’ils sont devenus agents communaux au 1er juillet 2017.  

Une satisfaction et un soulagement pour la CSIP ainsi que pour les anciens employés de la fédération Ta’u Tama Here : la commune de Moorea-Maiao est enjointe de réintégrer les 39 salariés de la fédération Ta’u Tama Here, responsable de la restauration scolaire. Ainsi, le tribunal d’appel de Papeete a rappelé ce jeudi matin le code du travail qui stipule que « s’il survient une modification dans la situation juridique de l’employeur (…) tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et les salariés de l’entreprise ». La cour d’appel considère que l’activité de la fédération Tau Tama Here est bien un transfert « d’une unité économique autonome (…) par la mairie en gestion directe ». La cour d’appel confirme donc le jugement du tribunal de travail qui avait enjoint la commune de Moorea-Maiao « de reprendre le personnel de la fédération Ta’u Tama Here, avec maintien des clauses substantielles des contrats de travail ainsi qu’à maintenir la rémunération des salariés de la fédération Ta’u Tama here jusqu’à l’acceptation des nouveaux contrats de salariés ou rupture des contrats de travail, à charge pour chacun des salariés de justifier qu’il n’a pas été embauché depuis par un nouvel employeur ». Gisèle Teheiura de la CSIP se dit satisfaite de ce jugement.

La commune devra débourser plus de 250 millions de Fcfp

Plus encore, la commune de Moorea-Maiao devra débourser plus de 250 millions de Fcfp pour ces salariés. Gisèle Teheiura assure en effet que le tribunal a considéré que les salariés de la Fédération Ta’u Tama Here étaient depuis juillet 2017 des agents communaux « de plein droit ».

A lire aussi: Moorea doit réintégrer ses 39 anciens cantiniers

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Thu, 21 Nov 2019 22:19:28 +0000 https://www.radio1.pf/moorea-maiao-condamne-a-payer-plus-de-250-millions-fcfp-aux-employes-de-la-restauration-scolaire/ JUSTICE
<![CDATA[« Le diable s’est invité à bord » d’une pirogue traditionnelle]]> https://www.radio1.pf/le-diable-sest-invite-a-bord-dune-pirogue-traditionnelle/

© Radio 1 Tahiti

Michèle Lewon-Baechtel sort son nouveau roman, « Le diable s’est invité à bord », récit romancé d’une épopée en pirogue traditionnelle entre la Polynésie et la Chine, qui n’est pas sans rappeler l’aventure de O Tahiti Nui Freedom en 2010.

Samedi, l’auteure Michèle Lewon-Baechtel dédicacera son nouvel ouvrage à Odyssée : « Le diable s’est invité à bord ». Le récit d’un voyage difficile sur une pirogue traditionnelle entre la Polynésie et la Chine, avec à son bord 5 navigateurs bien différents, qui s’appuie sur le journal de bord d’un des navigateurs. Un pitch qui n’est pas sans rappeler l’aventure menée par l’équipage de O Tahiti Nui Freedom en 2010. Et pour cause, Michèle Lewon-Baechtel avait à l’époque monté une page Facebook pour recueillir les messages de soutien qu’elle transmettait ensuite à la pirogue. L’auteure avait d’ailleurs rédigé un premier ouvrage s’appuyant sur le journal de bord. Cette fois, elle propose une version romancée de cette aventure exceptionnelle et difficile qui méritait bien un deuxième ouvrage.

« Le diable s’est invité à bord » décrit donc « les choses très dures » que l’équipage a vécues durant son équipe au travers de la voie d’un des navigateurs et du capitaine. Tous deux ont été interrogés par Michèle Lewon-Baechtel, ainsi que de nombreux spécialistes de la voile. Un travail de longue haleine qui a duré « 4 à 5 ans ».

Le rendu offre un récit particulièrement documenté, difficile mais aussi très humain. Finalement, c’est « l’être humain avec tous ses côtés positifs et négatifs » qui y est raconté.

 

« Le diable s’est invité à bord » de Michèle Lewon-Baechtel aux éditions L’Harmattan.

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Thu, 21 Nov 2019 22:00:30 +0000 https://www.radio1.pf/le-diable-sest-invite-a-bord-dune-pirogue-traditionnelle/ CULTURE
<![CDATA[Une correction pour les Tiki Toa en ouverture du mondial]]> https://www.radio1.pf/une-correction-dentree-pour-les-tiki-toa/ Les Tiki Toa se sont lourdement inclinés face à une Italie redoutable d’efficacité lors du premier match du groupe B de la Coupe du monde de beach soccer au Paraguay. Sous le soleil d’Asuncion, les Italiens ont été plus malins avec l’arbitrage, et ont mené tout au long de la rencontre pour s’imposer buts 12 buts à 4. Le prochain match contre le Mexique s’annonce déjà décisif. Il aura lieu samedi à 9h15 heure de Tahiti. L’Italie se positionne d’entrée comme un sérieux outsider dans ce mondial.

Les Tiki Toa prennent une claque d’entrée face à une Italie incroyablement efficace face au but. Les Italiens ont marqué 12 buts en cadrant seulement 18 frappes quand Tahiti n’a marqué que 4 buts en 27 tirs cadrés. Trop maladroits devant le but avec 62 tirs au total, les Tiki Toa sont passés à côté de leur match et ont même reçu deux cartons rouges. L’Italie marque dès le début du match et mène 4-2 à la fin du premier tiers-temps. Les Tiki Toa reviennent à 4-3 grâce à Li Fung Kuee mais le premier tournant du match intervient au milieu du deuxième tiers-temps après l’expulsion sévère d’Heiarii Tavanae pour une faute. L’Italie mène 7 buts à 3 à la fin du deuxième tiers-temps.

Li Fung Kuee redonne un dernier espoir en réduisant la marque à dix minutes de la fin du match mais l’efficacité et la malice italienne achèvent les Tiki Toa. Torohia le gardien est lui expulsé pour une faute sur Gori qui joue bien le coup en tombant. Comme un ultime symbole d’impuissance, Gori, auteur de 5 buts dans ce match, crucifie une dernière fois Tahiti d’un coup franc à la dernière seconde de jeu. Les Tiki Toa ont eu le ballon (60% de possession) mais ont été trop maladroits devant le but pour espérer l’emporter. L’arbitrage sévère n’a pas aidé et avec 11 fautes commises, Tahiti a été deux fois plus réprimandé que leur adversaire du jour.

Sur TNTV, le capitaine des Tiki Toa Heimanu Taiarui livre un constat lucide. « Le (premier) carton rouge nous a tués, les fautes sifflées contre nous aussi, et on a baissé la tête. Ils n’étaient pas forcément plus forts mais ils ont su être efficaces et pas nous ».

Naea Bennett l’entraîneur des Tiki Toa a deux jours pour remobiliser ses troupes. Tahiti affronte le Mexique samedi à 9h15.

 

 

 

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Thu, 21 Nov 2019 21:21:40 +0000 https://www.radio1.pf/une-correction-dentree-pour-les-tiki-toa/ SPORTS
<![CDATA[Air Moorea : 12 ans après des familles toujours meurtries]]> https://www.radio1.pf/air-moorea-12-ans-apres-des-familles-toujours-meurtries/

Les « croix » disposées à l’entrée du palais de justice pendant le procès du crash d’Air Moorea avaient suscité les critiques de la défense. © Grégory Boissy

Les familles des victimes se sont exprimées mercredi. Une épreuve très difficile et très éprouvante pour elles, à tel point que certaines d’entre elles n’ont pas osé s’exprimer. Beaucoup tentent depuis le 9 aout 2007 « de vivre voire survivre ». Certains se sont même « construit un véritable bunker anti émotion pour ne pas ressentir cette douleur, pour l’occulter tel un mécanisme d’autodéfense me permettant d’avancer telle une machine ». Les familles pointent d’ailleurs du doigt le manque de respect de certains témoins ou prévenus  : « il y en a qui rigolaient ».     

Après les témoins puis l’expert judiciaire, un temps a été donné aux familles pour qu’elles puissent s’exprimer. Une épreuve éprouvante et difficile pour ces dernières qui les a replongées une fois de plus « dans l’horreur ».

Ce crash a plongé 20 familles « dans l’horreur » – Claudia Lillini

« Une fois de plus vous, Air Moorea et ses soi-disant cadres, vous l’Aviation civile, vous le GSAC , vous avez tous mis en scène des scénarios honteux (…). Pour moi le pilote a tout mis en œuvre pour redresser l’avion.  Vous nous prenez pour des chèvres. La certitude que j’ai, c’est que vous avez tous autant que vous êtes manqué à vos obligations, c’est de l’amateurisme (…). Je n’ai rien oublié, cela a été une longue attente et mon père a bien été tué et cela n’est pas été une probabilité (…). Quand on commet des erreurs on les assume et on est puni ».

« Nous tentons de vivre voire survivre » – Philippe Corre

Philippe Corre affirme que ce crash « devait arriver » au vu de ce que les familles ont entendu l’an dernier et ces derniers jours. « lLatelier était sale, pas rangé, il y avait des problèmes de fonctionnement, de suivi, ce n’était pas sérieux, il y avait des problèmes de maintenance, un manque de rigueur ». Philippe dit qu’ils ont été à l’écoute des conclusions de l’expert judiciaire, qui selon lui ne détient pas la stricte vérité « puisque beaucoup d’éléments sont encore au fond de l’eau ». Il assure que comme l’an dernier, la défense a été agressive vis-à-vis de l’expert judiciaire : « il gêne, c’est indéniable ». Il considère d’ailleurs que l’instruction est « trop longue, est-ce une recherche volontariste de nous pousser à l’épuisement par la défense en recherche de vice de procédure (…) ? Merci à la défense de nous faire subir ce traumatisme (…), les contre expertises mandatées par la défense par des témoins pseudo experts cherchant à brouiller la compréhension de tous par des pièces existantes, mais qu’en est-il des autres pièces toujours au fond de l’eau aujourd’hui ?». Philippe Corre dit que les familles sont remplies de colère : « Nous n’avons pas été respectés, nous avons été humiliés par l’apport de ces expertises et contre expertises (…) qui n’ont rien apporté de probant ». Il fait aussi état du comportement de certains témoins ou prévenus « souriants entre eux, après leur passage à la barre nous avons entendus des bravos, des sourires de complaisance, nous n’avons vu aucune compassion a notre égard pour la plupart d’entre eux (…). Vous avez vraiment touché le fond et vous continuez encore à creuser (…). Nous aurions pu rire (…) mais nous sommes restés sérieux face à la gravité des circonstances. Nous tentons de vivre voire survivre mais dans quelles conditions, troubles du sommeil, cancer déclaré, départ du territoire, aucune remise en question des prévenus (…) tous n’ont rien à se reprocher, c’est de la faute du pilote (…). Nous regrettons que le directeur général de Air Tahiti ne soit pas sur le banc des accusés ».

Joanna Coissac raconte que son défunt mari était quelqu’un de « consciencieux et quand il a été tué il avait un bon esprit de citoyen, c’est en travaillant consciencieusement qu’il a tué par des incompétents et des irresponsables (…). Je ne souhaiterais pas ces expériences à mes pires ennemis ». La partie civile, dit-elle,  a découvert « des prévenus complètement irresponsables, sans foi, chacun rejetant la faute sur l’autre au lieu d’assumer, c’est insultant. Les témoins ont été rémunérés pour dire que ce n’est pas le câble et présentant les prévenus comme des victimes. Quelles valeurs va-t-on apprendre à nos enfants ? »

 « Le procès c’est quelque chose qui m’est nécessaire pour passer à autre chose » – Christophe Moreau 

Christophe Moreau a rappelé qu’en première instance il était surtout question de ressenti. « On s’était beaucoup livré et on a espéré que l’attitude des prévenus pourrait changer, et on voit que ce n’est pas le cas ». Ces jours derniers Christophe a été frappé par le fait qu’ « on parle peu des victimes, et les prévenus oublient qu’il y avait des personnes dans l’avion, et 20 sont mortes, et un minimum de respect… Un deuil c’est compliqué et le procès c’est quelque chose qui m’est nécessaire pour passer à autre chose ». Il s’étonne d’ailleurs qu’il n’y ait aucun élément de nouveau : « On a passé 10 jours à entendre les mêmes pseudo experts (…). Je découvre le fonctionnement d’un appel (…). Le terme accident, on l’utilise beaucoup (…). Un accident c’est quelque chose de bénin, alors que 20 personnes sont mortes, donc c’est une catastrophe ».

« Je tenais à verbaliser ces quelques mots comme pour achever une thérapie » – Marion Laurier

Marion Laurier explique que cela a été compliqué de rédiger ces mots car « c’est difficile d’être juste et impartiale quand la colère, l’incompréhension et le désarroi nous envahissent (…). Je tenais à verbaliser ces quelques mots comme pour achever une thérapie ». Elle rappelle qu’elle et sa mère ont perdu « leur pilier, le troisième pied de notre tabouret, comme se plaisait à dire mon père (…). Il ne m’est pas aisé de matérialiser ce fait irréversible, la disparition et la mort de notre équilibre familial (…). J’ai construit un véritable bunker anti émotion pour ne pas ressentir cette douleur, pour l’occulter tel un mécanisme d’autodéfense me permettant d’avancer telle une machine ». Elle affirme que les explications qui ont été données lors des débats ont été « nébuleuses et ubuesques ». Sa mère considère que les familles ont été spectateurs « d’une mascarade puérile ».

« C’est tellement facile d’enfoncer une personne qui n’est pas là pour se défendre » – la famille Santurenne

La famille du pilote  déclare « par leur négligence inacceptable, ils nous ont privé de notre père et ont brisé les rêves qu’on avait en commun (…). Comment des prévenus qui se disent professionnels peuvent être amateurs dans leur profession (…)? Nous trouvons choquant que les témoins aient affirmé ne pas être au service des parties et se soient transformés en conseillers de la défense. Depuis deux semaines vous dénigrez par votre comportement désinvolte l’ensemble des parties civiles (…). Je vous rappelle qu’il y a 20 morts, 20 familles meurtries, il ne faut pas l’oublier, on est là pour vous le rappeler, pour respecter le schéma classique de toutes les compagnies aériennes lorsqu’il y a un crash, ‘ce n’est pas l’avion c’est le pilote’. C’est tellement facile d’enfoncer une personne qui n’est pas là pour se défendre ».

« Ils n’ont rien demandé, ils ont été condamnés à mort »  – Martin Roland

« Depuis 12 ans, tous les jours, la nuit quand on se réveille, je me pose toujours les mêmes questions. Est-ce qu’elle a vu la mort arriver, est-elle décédée d’une crise cardiaque, a-t-elle agonisé ou elle s’est-elle noyée, ce sont toujours les mêmes questions et qui resteront certainement sans réponse (…). Ils n’ont rien demandé, ils ont été condamnés à mort (…). Ils sont morts, point final ,et tout cela par négligence (…). Au fond de nous et toute la Polynésie pense que c’est le câble. Je souhaite que les prévenus soient condamnés à la hauteur de leur responsabilité, quant à nous nous sommes condamnés à vivre. Mais je ne peux pas dire c’est bon ils sont condamnés, on va tourner la page, ce n’est pas possible ».

L’épouse de Roland Martin s’est aussi présentée a la barre et a lu une lettre écrite par le petit frère de Moetia Martin épouse Fourreau. Il écrit que son rêve a 6 ans déjà était d’être pilote et qu’il a tout fait pour l’être : « J’ai travaillé dur pour pouvoir y arriver et ce rêve a été détruit après l’accident. Il a été difficile pour moi de continuer, certains jours c’était très difficile (…). Certains pilotes ont remarqué que j’avais changé (…). En février 2019 je suis mal psychologiquement. Je ne peux plus faire semblant, je ne peux plus ignorer la peur qui me ronge. Je contacte mon chef une fois de plus et il accepte ma suspension et me donne des contacts, puis je suis suivi par un psychologue qui m’apprend que j’ai plusieurs troubles de stress post-traumatique aigu et malheureusement je ne peux pas pratiquer mon métier (…). Mon rêve est maintenant complètement détruit ».

 « Si vous aviez fait votre travail consciencieusement, ces 20 personnes ne seraient pas mortes » – Hélène Rochette  

« Cela fait 12 ans et encore une fois on parle de cet avion. Il n’y a que souffrance, je souffre (…) et ceux qui sont à l’origine de ce drame ne souffrent pas, alors qu’ils sont responsables. Si vous aviez fait votre travail consciencieusement, ces 20 personnes ne seraient pas mortes. Vous êtes payés pour bien faire votre travail et pourquoi vous avez négligé l’entretien de cet avion ? Maintenant, c’est à vous la justice de voir ».

Vendredi d’autres familles devraient s’exprimer,  et la partie civile présentera sa plaidoirie.

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Thu, 21 Nov 2019 07:44:42 +0000 https://www.radio1.pf/air-moorea-12-ans-apres-des-familles-toujours-meurtries/ JUSTICE
<![CDATA[Centre de congrès du Village Tahitien : les 4 architectes candidats présélectionnés]]> https://www.radio1.pf/centre-de-congres-du-village-tahitien-les-4-architectes-candidats-preselectionnes/ Qui sont les quatre candidats invités par Tahiti nui aménagement et développement (TNAD) à faire leurs propositions architecturales pour le centre de congrès du Village tahitien? Deux cabinets d’architectes français, et deux cabinets britanniques ont été retenus. Nous sommes allés chercher dans leur cartons pour avoir une idée des différents visages que pourrait prendre ce centre.

Plus d’une vingtaine de candidats s’étaient proposés pour élaborer les plans du futur centre de spectacles et de congrès du Village tahitien. Quatre devaient être invités ensuite à entrer dans un « dialogue compétitif » en proposant leurs projets architecturaux et d’aménagement de ce centre que le Pays va construire sur fonds propres sur les plateaux de Outumaoro. Ces quatre cabinets d’architecture ont été choisis, et notifiés le 18 novembre dernier, révélait mardi la vice-présidence. Tous sont des grands noms de l’architecture contemporaine, tous ont déjà réalisé ou planifié des réalisations similaires.

Ils ont désormais deux mois et demi pour donner leurs premiers rendus du projet, tout en respectant le cadrage donné par TNAD, qui souhaite « une architecture contextualisée (qui) doit se nourrir sans reproduire pour autant au premier degré des particularismes locaux. Il ne s’agit pas de mimétisme, de reproduction d’un existant. il s’agit de produire du nouveau qui fasse sens avec l’histoire, le contexte, l’existant culturel, artistique et architectural polynésien. » Pour cela chacun sera aidé d’un cabinet d’architecture local qui pourra les guider dans le choix des matériaux locaux, des formes architecturales compatibles avec l’histoire et la culture polynésiennes, ou encore dans la recherche de hautes qualités environnementales pour les bâtiments,  qui font partie des demandes du Pays.

– 2PORTZAMPARC est l’agence de Christian de Portzamparc, qui fut notamment l’architecte de la Cité de la musique à Paris, de la Cité des Arts de Rio de Janeiro, et plus récemment du Suzhou Cultural Center (ci-dessous)

©2Portzamparc

– A+ ARCHITECTURE, qui totalise plus de 90 collaborateurs à Paris, Toulouse et Montpellier et qui avait déjà candidaté, sans succès, pour le centre culturel de Paofai. Ci-dessous le Palais des congrès du Cap d’Agde.

©A+Architecture

– GRIMSHAW, cabinet londonien présent également à Los Angeles, New York, Paris, Kuala Lumpur, Dubai, Melbourne, et Sydney, et  qui compte plus de 600 collaborateurs. Ci-dessous, le Kutubu Convention Center de Port Moresby en Papouasie-Nouvelle Guinée.

©Grimshaw

– ZAHA HADID ARCHITECTS, également fondé à Londres, par la première femme architecte récipiendaire du prix Pritzker, le Nobel de l’architecture. Ci-dessous, le King Abdullah House of Culture and Art en Arabie saoudite.

©Zaha Hadid Architects

Pour rappel, le centre de spectacles et de congrès comprendra :

1 salle de spectacle modulable de 2 000 jusqu’à 3 000 places  (une taille choisie pour ne pas faire du centre un concurrent direct du site de To’ata, qui doit être couvert pour permettre un fonctionnement même par temps de pluie, NDLR);

1 salle de congrès de 600 places sécable à moitié ;

1 salle de congrès de 300 places pouvant servir de salle de répétition de manière optionnelle ;

1 grand théâtre de 850 à 900 places sécable à moitié ;

1 petit théâtre de 350 places ;

1 espace d’exposition destinés à recevoir une grande variété d’évènements y compris de démonstration sportive si cela est techniquement possible ;

Plusieurs espaces mixtes de restauration, networking ou d’accueil dédiés ;

6 à 8 salles de travail pour les congrès configurables selon les besoins ;

1500 places de parking.

Le budget prévisionnel est de 7 milliards de Fcfp.

 

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Thu, 21 Nov 2019 05:50:55 +0000 https://www.radio1.pf/centre-de-congres-du-village-tahitien-les-4-architectes-candidats-preselectionnes/ CULTURE
<![CDATA[Règlement de comptes au Trésor]]> https://www.radio1.pf/reglement-de-comptes-au-tresor/ Non retenu pour le poste de directeur adjoint de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), l’ancien payeur demande au tribunal administratif l’annulation d’une procédure express de nomination, dans un contexte très particulier.

Payeur de la Polynésie française entre 2009 et 2013, Michel Ruiz était réaffecté par la suite en métropole. Un retour de courte durée puisqu’il était recruté en tant qu’agent comptable de la CPS dès 2014. L’ancien payeur, qui souhaitait quitter la Caisse et revenir à la DGFIP pour occuper le poste de directeur adjoint, a été écarté à son grand désarroi. Après s’être réunie en commission le 7 octobre dernier, l’administration a préféré nommer M. Wilczek au terme d’une opération de promotion, mutation, affectation de l’intéressé prise par arrêté dès le 9 octobre et rendue publique au Journal officiel du 23 du même mois. Une procédure rondement menée puisque le fraîchement nommé quittait alors son poste aux Antilles et commençait à officier à Papeete dès le 1er novembre. Une célérité particulière qui a contraint M. Ruiz, candidat malheureux, a déposer un référé visant à l’annulation de cette affectation et par la même du refus qui lui avait été opposé. Un nouveau contentieux qui intervient dans un contexte déjà tendu entre l’ancien Payeur et la DGFIP.

Un premier contentieux qui laisse des traces

Fin 2014, M. Ruiz avait en effet saisi la justice administrative pour demander le versement de 678 millions de Fcfp d’indemnités et primes liés à sa qualité de payeur entre 2009 et 2013. Une demande, fondée sur l’application de plusieurs textes des années 1980 pris par le conseil des ministres de Polynésie et son ancêtre, le Conseil de gouvernement, créant de nombreuses indemnités et qui auraient fait l’objet d’une répartition discrétionnaire au sein de la DGFIP. En décembre 2016, la cour d’administrative d’appel de Paris déboutait Michel Ruiz, non sans avoir clairement prononcé la fin d’un système. La juridiction parisienne indiquait ainsi qu’ « aucun des textes dont il demande l’application n’a le caractère d’une loi ou d’un décret ou ne peut être regardé comme se rattachant au statut du corps de fonctionnaires de l’État (…)[et]qu’il n’est, par suite, pas fondé à en demander l’application » et « il est par ailleurs sans incidence que (…) certains de ces textes seraient toujours appliqués et que leur application donnerait lieu au versement par la Polynésie française de sommes (…) dès lors que les règles statutaires applicables aux fonctionnaires de l’État (…) font en tout état de cause obstacle à ce que qu’il puisse percevoir les sommes en cause ». Une façon très administrative de dire que, si le plaignant n’y a pas droit, personne au sein de cette administration des Finances n’y avait droit. De quoi donc s’attirer quelques animosités en interne.

Priorité de recrutement ou non ?

Un épisode qui a probablement dû influer dans le processus de sélection du nouveau directeur adjoint, selon son avocat qui a évoqué « un parti pris négatif » lié à ce contentieux. Au tribunal administratif, le juge, après avoir émis quelques doutes sur l’atteinte grave et immédiate liée à la « situation de précarité » de M. Ruiz qui « n’est pas à la rue tout de même », s’est penché sur les autres moyens soulevés pour demander l’annulation, notamment sur les conditions dans lesquelles la procédure de sélection s’est déroulée ou encore sur le fait que l’ancien payeur disposait de très solides compétences et de très bonnes relations avec le président du Pays pour obtenir ce poste. Des débats qui ont surtout porté sur le fait que, ayant eu la reconnaissance que ses intérêts moraux et matériels étaient situés en Polynésie, M. Ruiz aurait, selon une lecture controversée des textes, une priorité pour être recruté sur ce poste. Une priorité qui n’a pas été prise en compte, selon le représentant du Haut-commissariat, mettant en avant l’intérêt du service et le profil relativement similaire et comparable du candidat retenu, écartant ainsi l’idée d’une erreur manifeste de l’administration. Un verdict sous 24 heures est attendu.

 

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Thu, 21 Nov 2019 04:06:43 +0000 https://www.radio1.pf/reglement-de-comptes-au-tresor/ JUSTICE
<![CDATA[SOJA planteurs de corail à Moorea]]> https://www.radio1.pf/soja-planteurs-de-corail-a-moorea/ Après leur concert triomphal vendredi dernier à To’ata, les membres du groupe SOJA se sont octroyé un peu de temps libre. Ils ont été initiés au bouturage de corail par Nani Travels, l’agence pas comme les autres d’Alexandrine Wan.

Après une sortie baleines et plongée dimanche, les membres du groupe SOJA ont pris lundi la direction de Moorea pour apprendre comment on restaure un récif corallien, petit morceau par petit morceau.

C’est avec Nani Travels, l’agence de voyage créée par Alexandrine Wan, qui s’est chargée de faire découvrir au groupe ce geste qui sauve le corail. Nani Travels propose aux visiteurs des expériences de partage, entre nature et culture, pour que leurs vacances profitent aussi à l’environnement et aux communautés locales. Le chanteur de SOJA, Jacob Hemphill, s’est montré un élève très appliqué, et il est reparti avec son certificat d’adoption d’un corail de Moorea.

Toujours enthousiasmés par leurs deux derniers concerts organisés par SA Productions à Nouméa puis Papeete, les membres de SOJA ont assuré qu’ils ont donné deux des meilleurs concerts de leur carrière. Le mana, sans aucun doute. Ils ont repris l’avion mardi soir à regret, promettant de revenir au fenua l’année prochaine.

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Thu, 21 Nov 2019 04:00:17 +0000 https://www.radio1.pf/soja-planteurs-de-corail-a-moorea/ ÉVÉNEMENT
<![CDATA[Deux nouvelles lois fiscales pour 2020]]> https://www.radio1.pf/deux-nouvelles-lois-fiscales-pour-2020/ Le vice-président de la Polynésie française a présenté au Conseil des ministres deux projets de lois fiscales, comprenant une vingtaine de nouvelles mesures applicables sur l’année 2020. Parmi elles, de nouvelles adaptations de la TDL, l’extension à 10 ans de l’exonération d’impôt foncier sur les nouvelles constructions, et la possibilité pour les marchandises confisquées par les douanes d’être données aux associations.

Ces nouvelles mesures viennent compléter le premier train de mesures fiscales présenté en Commission de l’économie de l’Assemblée de la Polynésie française en novembre dernier.

Concernant la Taxe de développement local (TDL), le vice-président a présenté les résultats de la seconde phase du chantier TDL initié en 2018. Les objectifs, fixés alors par les représentants des consommateurs et des entreprises locales, sont d’une part de restreindre l’application de la taxe aux seuls produits réalisés localement, et d’autre part de la simplifier en réduisant la gamme de taux.

Exonération d’impôt foncier portée à 10 ans sur les nouvelles constructions

Il a également été proposé de prolonger de deux ans l’exonération d’impôt foncier sur les nouvelles constructions. Elle permet aux nouveaux propriétaires de ne pas payer d’impôt foncier sur leur habitation principale pendant les 10 premières années.

Les marchandises confisquées par les douanes données aux associations et fondations

Dans le secteur de la santé, le vice-président a souhaité diminuer le taux de TVA sur certains matériels médicaux, et faciliter les dons des entreprises aux organismes de recherche, notamment lorsque ces recherches portent sur la santé publique. Le vice-président a également présenté un projet de texte facilitant le don par le service des Douanes des marchandises confisquées ou abandonnées par leurs propriétaires, au bénéfice d’associations ou de fondations.

Différentes mesures visant à soutenir les secteurs de la pêche, des hydrocarbures et du transport aérien international, ont également été présentées en conseil des ministres. Ces lois fiscales seront soumises au vote de l’assemblée de la Polynésie française d’ici la fin de l’année.

Avec communiqué.

 

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Thu, 21 Nov 2019 03:26:08 +0000 https://www.radio1.pf/deux-nouvelles-lois-fiscales-pour-2020/ ECONOMIE