RSS Actus Radio1 | Radio1 Tahiti https://www.radio1.pf/custom-rss/rss-actus-radio1/ Flux RSS utilisé pour la newsletter Radio1 au 2020-08-15 en-us webmaster@radio1.pf (Radio1) <![CDATA[Teahupo’o dans toute sa splendeur]]> https://www.radio1.pf/teahupoo-dans-toute-sa-splendeur/

Le magazine Surf Session fait la part belle à Teahupo’o sur son site internet. C’est une compilation de vidéos tournées par Tim Bonython où s’enchaînent tubes et gamelles à donner des frissons dans le dos. De quoi se consoler de l’annulation de la Tahiti Pro Teahupo’o de cette année.

]]>
Sat, 15 Aug 2020 02:34:36 +0000 https://www.radio1.pf/teahupoo-dans-toute-sa-splendeur/ SPORTS
<![CDATA[Covid-19 : 104 cas confirmés, dont trois hospitalisés]]> https://www.radio1.pf/covid-19-104-cas-confirmes-dont-trois-hospitalises/ La direction de la santé recensait ce vendredi matin, à 8 heures, 104 cas de coronavirus confirmés, tous détectés depuis le 2 août. Plus de 11 700 tests ont été menés depuis l’ouverture du ciel sur des voyageurs ou de potentiels cas contacts. 

Pour rappel, le dernier point de situation sanitaire officiel, daté de mercredi matin, faisait état de 77 cas, et la direction de la Santé décomptait 88 cas hier. D’après les autorités, tous les cas confirmés « sont isolés à domicile ou en centre d’hébergement dédié ». Trois personnes contaminées ont été admises au CHPF, « par précaution » ou parce qu’elles présentaient des « facteurs de risques aggravants » (maladies chroniques, troubles cardiaques ou respiratoires pré-existants…). D’après la direction de la Santé, aucune de ces personnes ne se trouve aujourd’hui en service de réanimation. Les services sanitaires ont autorisé la sortie d’isolement de trois personnes « considérées comme guéries ». 

Les carrés épidémiologiques montrent que 171 nouveaux tests ont été menés dans le cadre des enquêtes sanitaires depuis mercredi matin. S’y s’ajoutent plus de 1 200 analyses d’autoprélèvement des voyageurs en 28 heures, menant à un total de 11742 tests depuis le 15 juillet.

 

]]>
Sat, 15 Aug 2020 00:05:27 +0000 https://www.radio1.pf/covid-19-104-cas-confirmes-dont-trois-hospitalises/ SANTÉ
<![CDATA[Une collecte de fonds pour aider Beyrouth]]> https://www.radio1.pf/une-collecte-de-fonds-pour-aider-beyrouth/

Le Rotary Club Papeete-Tahiti organise une collecte de fonds pour soutenir les sinistrés de Beyrouth, suite à l’explosion survenue le 4 août dernier. Les fonds seront reversés à des organisations non gouvernementales qui œuvrent sur le terrain depuis le début de la catastrophe.

Le Rotary Club de Papeete, suite au drame qui a touché Beyrouth, a décidé de lancer un appel de fonds pour aider les sinistrés. Ce sont les appels des Polynésiens, désireux de venir en aide aux sinistrés qui ont déclenché cet appel au fonds, comme l’explique le docteur Fady Chakhtoura, coordinateur de la collecte.

Cet appel aux dons se fait dans l’urgence, « car on doit répondre rapidement afin d’aider les sinistrés. Il y a eu 200 tués, plus de 6 000 blessés, 300 000 personnes qui se retrouvent sans logement, c’est une véritable catastrophe. Les gens ont besoin des dons maintenant.»

Quant à savoir qui sera chargé de dispatcher cet argent, étant donné la crise gouvernementale que connaît le pays, mais aussi la corruption qui y règne, « l’argent ira exclusivement à des organisations non gouvernementales comme la Croix-Rouge libanaise, qui sont là depuis le début sur le terrain pour aider les gens. » assure le docteur Fady Chakhtoura.

Pour verser les dons

]]>
Fri, 14 Aug 2020 22:53:50 +0000 https://www.radio1.pf/une-collecte-de-fonds-pour-aider-beyrouth/ ÉVÉNEMENT
<![CDATA[Deux cas confirmés de coronavirus à Huahine, toute la famille évacuée]]> https://www.radio1.pf/deux-cas-confirmes-de-coronavirus-a-huahine-toute-la-famille-evacuee/ Une famille de touristes avait été placée en isolement depuis mercredi dans un hôtel de Huahine, après une suspicion de contamination. Une suspicion qui a été confirmée, ce matin : la mère et sa fille ont été testées positives au Covid-19. Toute la famille a été évacuée vers Tahiti.

Il aura fallu 48 heures entre l’alerte et les résultats de tests. Mais « tout c’est passé selon les règles », assure le maire de l’île, Marcellin Lisan. La famille était arrivée à Huahine mardi soir, après un passage à Moorea. L’alerte avait été donnée  dès le lendemain matin, « et il n’y a eu quasiment aucun contact avec d’autres gens entre temps », assure le tavana. La famille était depuis en confinement dans leur bungalow à l’hôtel. « Les précautions ont été prises et les autres tests qui ont été menés ici sont tous négatifs », continue l’élu.

« Merci à la population et à nos visiteurs de continuer à appliquer les gestes barrières : port du masque dans tous les lieux publics et distanciation sociale », écrit la mairie dans un communiqué.

]]>
Fri, 14 Aug 2020 22:05:52 +0000 https://www.radio1.pf/deux-cas-confirmes-de-coronavirus-a-huahine-toute-la-famille-evacuee/
<![CDATA[Energies renouvelables : le Cesec demande du concret]]> https://www.radio1.pf/energies-renouvelables-le-cesec-demande-du-concret/

Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) a étudié ce matin un projet de loi du Pays qui vient donner un peu plus de corps au code de l’énergie. Le texte fixe notamment un cadre au développement du photovoltaïque avec stockage. Mais comme le relèvent les conseillers, beaucoup d’éléments manquent encore pour atteindre les objectifs de transition énergétique du Pays, d’ores et déjà jugés « irréalistes ».

Un an après l’adoption des « principes généraux de la politique énergétique » et des règles d’organisation du secteur, les titres I et II du code de l’énergie, c’est au tour des titres III et IV d’avancer vers l’assemblée. Ils concernent les règles de production, de transport et de distribution de l’électricité. Un texte très technique pour des enjeux déjà affirmés : clarifier et moderniser le fonctionnement du secteur pour avancer vers un « changement de modèle énergétique », prévu par le plan de transition 2015-2030. Le projet de loi de Pays compile, pour l’essentiel des dispositions déjà existantes mais éparpillées, et vient repréciser le champ des délégations de service public que le Pays peut mettre en place. Un sujet qui fait visiblement toujours débat et sur lequel le Cesec a interpellé le législateur.

Solaire : les porteurs de projet dans l’attente

Mais les conseillers se sont surtout attardés sur les dispositions relatives au développement des énergies renouvelables. L’hydroélectricité est certes une valeur sûre à Tahiti, mais c’est surtout du côté du photovoltaïque que la Polynésie peut espérer gagner du terrain sur les combustibles fossiles. À condition de mettre en place des fermes solaires avec batteries pour stocker l’énergie. Et ainsi surmonter en partie le principal défaut du solaire : le caractère fatal et intermittent de son énergie. Le projet de loi ouvre justement la voie à des appels d’offres spécifiques à ce genre d’équipements. Comme le rappelle Vincent Fabre, rapporteur de l’avis du Cesec, de nombreux porteurs de projets – y compris EDT-Engie – sont dans l’attente de ce cadre. Et des décrets d’application qui viendront préciser les tarifs d’achat de l’électricité solaire avec stockage.

Le développement du renouvelable n’est pas un sujet neuf en Polynésie, et, malgré une communication importante du Pays ces dernières années, les chiffres de la dépendance aux hydrocarbures n’ont que très peu bougé. Certes, la transition est plus complexe qu’il paraît : il ne s’agit pas seulement d’installer des panneaux solaires, ou même des Swac supplémentaires et des centrales marémotrices, comme l’évoquent avec insistance certains conseillers. Mais bien de réussir à intégrer ces sources de production au réseau électrique de chaque île, sans remettre en cause leur stabilité et leur fiabilité. S’ajoute la question – que l’on sait très sensible – du coût de l’électricité.

Des marches plus petites pour monter plus vite

Reste que le Cesec ne cache pas sa frustration : « dans la mise en œuvre effective du code de l’énergie, le paramètre temps est aujourd’hui fondamental », écrit le conseil, qui appelle à une « volonté politique forte, tant à l’endroit des futurs acteurs qu’à l’endroit de l’opérateur historique ». En clair : travaillez avec tout le monde, et vite. L’institution revient aussi sur le cap fixé par le schéma de transition énergétique. Alors que l’objectif de « 50% d’énergies renouvelables dans la production électrique à 2020 » n’a pas été atteint (29,2% aux dernières nouvelles), celui de 75% à l’horizon 2030 est désormais qualifié « d’irréaliste ». Les conseillers veulent presser le pas ? Pour Vincent Fabre, il s’agit surtout de demander au gouvernement de fixer des objectifs « plus progressifs, plus atteignables ». Pour avancer pas à pas.

Chantier important de la mandature d’Édouard Fritch, la modernisation du cadre réglementaire de l’énergie polynésienne est loin d’être finalisée. Deux titres du code, traitant notamment des questions tarifaires, manquent toujours à l’appel, les règles de péréquation se font toujours attendre, et certaines organisations prévues par les textes précédents paraissent encore difficile à mettre en place. Comme « l’attribution des prérogatives élargies à la TEP », théoriquement en vigueur le 1er janvier 2022. Les doutes s’accumulent sur cette prise de commande du réseau. Et le Cesec répète qu’elle ne doit se faire que « sous réserve de la capacité de cette dernière à assurer ses missions sans impact préjudiciable sur la qualité et sur les tarifs de l’électricité ».

]]>
Fri, 14 Aug 2020 07:37:53 +0000 https://www.radio1.pf/energies-renouvelables-le-cesec-demande-du-concret/ ECONOMIE
<![CDATA[L’ice comme thérapie de couple]]> https://www.radio1.pf/lice-comme-therapie-de-couple/ Un couple et leur cousine ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis pour avoir importé et consommé durant huit mois, 14 grammes d’ice. Une histoire qui démontre bien le piège que représente cette drogue et la mécanique de l’addiction.

Ce sont trois accusés qui tranchent avec le lot habituel de consommateurs d’ice qui ont comparu ce jeudi au tribunal de Papeete. Ce qu’on leur reproche, c’est d’avoir importé par voie postale 14 grammes d’ice, entre janvier et août 2020, pour leur consommation personnelle. Ce ne sont pas des trafiquants, ni des dealers, juste trois personnes qui ont eu, un jour, le tort de croire que leurs problèmes allaient se dissoudre dans l’ice.

Problème de communication et libido en berne

Le couple, d’une quarantaine d’années tous deux et 25 ans de vie commune, avait deux gros problèmes. Un manque de communication et une libido en sommeil. Ils ont découvert l’ice par le biais de connaissances et cela a été une illumination. Enfin, ils communiquaient et côté bagatelle, c’était comme une renaissance. Tout allait pour le mieux, ils étaient comme deux adolescents qui apprenaient à se découvrir. Ayant une fille de 17 ans, ils ne prenaient pas de drogue devant elle. Dès qu’elle partait de la maison, ils s’enfermaient, consommaient et s’aimaient.

L’ice pour remonter la pente

Leur cousine, 47 ans, a aussi connu des difficultés. Mariée à un homme qui l’a quittée, la laissant seule avec une fille en bas âge, elle a touché le fond. À son travail, elle pleurait continuellement. Une collègue, remarquant son état, l’invite chez elle et lui fait goûter à l’ice. Là aussi, révélation et consommation assidue.

Mais un jour, sa petite fille arrive dans sa chambre, car elle avait faim. Cela faisait plus d’une journée qu’elle était livrée à elle-même car sa mère dormait. Et le déclic s’est fait, la ramenant à la réalité. Se rendant compte qu’elle négligeait son enfant, elle décide de se soigner et va consulter le docteur Brugiroux, elle entame une thérapie et s’en sort. Quelque temps plus tard, son mari regagne le domicile conjugal. Tout semble alors aller pour le mieux, mais nouvelle déconvenue, il la quitte de nouveau. Elle replonge.

Ils achetaient de l’ice via le darknet

L’ice, ils se la faisaient envoyer par la poste après l’avoir commandée via le darknet et payée avec de la cryptomonnaie. Une fois par mois ils commandaient un ou deux grammes d’ice. Leur cousine n’a que participé financièrement à la dernière commande, celle de trop. Car les douaniers ont intercepté le courrier et mis en place une souricière pour attraper la destinataire de l’envoi qui était la cousine. Mais c’est le couple qui s’est présenté à l’agence de l’OPT et qui a été arrêté. Durant leur audition à la gendarmerie, le couple se protégeait mutuellement, comme d’ailleurs à la barre, où ils se couvaient tous deux du regard, entre deux larmes. Comme leur cousine qui n’a cessé de pleurer durant toute l’audience.

« Pour 20 000 Fcfp t’as un truc qui dure cinq minutes, alors qu’ailleurs t’en as pour une semaine. »

« Pourquoi ne pas acheter l’ice à Tahiti ? » demande le juge. « Pour ne pas se faire connaître et les prix sont chers ici. Pour 20 000 Fcfp t’as un truc qui dure cinq minutes, alors qu’ailleurs pour le même prix t’en as pour une semaine. » Devant leur système d’approvisionnement relativement élaboré, le juge s’étonne. « D’où vous vient cette idée ? » « En voyant des reportages et en regardant des vidéos. Pour quelqu’un qui cherche, c’est assez facile. »

L’homme avoue qu’avant, il était « dans l’alcool et je faisais beaucoup de conneries. Avec l’ice, j’arrive à me contrôler et la conversation est plus facile, avec ma femme on partageait plus de choses. » Toutefois, il reconnaît que « c’est une drogue très addictive et que, excusez mon langage, ça en devient chiant.»

À leur casier judiciaire peu de condamnations. Aucune pour la femme, une pour la cousine concernant une conduite en état d’ivresse, et huit pour l’homme, violences et conduite en état d’ivresse. Aucune pour stupéfiants.

Un fléau aux conséquences sanitaires importantes

« Ce produit n’est pas positif comme pourraient le faire croire les déclarations des accusés (…) c’est un fléau aux conséquences sanitaires importantes », martèle la procureure qui poursuit, « s’ils n’ont fait de mal à personne, ils ont importé de plus en plus d’ice, d’un gramme au début, ils finissent par un envoi de quatre grammes (…) heureusement qu’ils ont été interpellés à temps, sinon quelle aurait été leur consommation ? »

Elle requiert pour l’homme 18 mois de prison dont 12 avec sursis assorti d’un mandat de dépôt. Pour sa femme, 12 mois dont six avec sursis et pour la cousine, 8 mois avec sursis. Et une amende douanière solidaire d’un montant de 379 000 Fcfp.

« Pour une fois, on est face à des personnes qui s’expriment. »

Pour la défense, « on est devant un dossier singulier où pour une fois, on est face à des personnes qui s’expriment, qui expliquent ce qui les a poussés à consommer et sur les conséquences. C’est à noter en leur faveur. Ils sont là et prêts à assumer. Ils consommaient chez eux, ne tentaient personne. » S’agissant de la femme, « elle a été victime de viols incestueux et elle ne pouvait avoir de rapports sexuels normaux, c’était très difficile. Je vous laisse apprécier le quantum de la peine.» Quant à l’homme, « c’est la première fois qu’il s’adonne aux stupéfiants, je demande à son encontre un sursis, sans mandat de dépôt. » Sur la cousine, « elle a été grandement éprouvée par cette expérience. »

Après en avoir délibéré, le juge les a condamnés à trois mois de prison avec sursis avec obligation de soins et une amende douanière de 90 000 Fcfp. À la lecture du délibéré, les trois fondent en larmes et remercient d’une seule voix le juge.

]]>
Fri, 14 Aug 2020 04:59:10 +0000 https://www.radio1.pf/lice-comme-therapie-de-couple/ JUSTICE
<![CDATA[Rentrée et épidémie : la ministre de l’Éducation a confiance dans son « protocole »]]> https://www.radio1.pf/rentree-et-epidemie-la-ministre-de-leducation-a-confiance-dans-son-protocole/

Au premier plan, Philippe Lacombe, nouveau vice-recteur, qui avait déjà été en poste en Polynésie en tant que directeur de l’IRD. ©C.R.

Après plusieurs jours de silence médiatique, Christelle Lehartel, entourée du directeur de la DGEE et du nouveau vice-recteur, a fait un point sur la rentrée des classes ce jeudi. La ministre se félicite des chiffres « rassurants » de présence des élèves et des enseignants. Et n’envisage aucune remise en cause générale de la réouverture des classes : établissement par établissement, c’est le « protocole sanitaire » qui continuera à s’appliquer.

Une rentrée en pleine épidémie, mais une rentrée quand même. Après plusieurs jours d’interrogations, de débats, et surtout d’inquiétudes autour de la réouverture des écoles, les responsables de l’éducation sont sortis de leurs silence, ce jeudi après-midi devant la presse. Pas question de bousculer les habitudes : avant d’évoquer la situation sanitaire, la ministre Christelle Lehartel passe en revue les consignes pédagogiques transmises aux équipes en cette rentrée 2020. L’explosion des chiffres épidémiques ? « Ça fait bien sûr partie de nos premières préoccupations », convient finalement la responsable, au bout de quelques dizaines de minutes. Pour rassurer les parents ou les équipes éducatives, le Pays brandit un document : le fameux protocole sanitaire « reçu par tous les établissements et toutes les communes » la semaine dernière.

Vert, jaune ou rouge, en fonction des suspicions ou des confirmations de cas dans un établissement. Le système avait été exposé la semaine dernière non pas par les autorités mais par les syndicats de l’enseignement, dont beaucoup demandent toujours des mesures de précaution plus importantes, voire un report du début des cours. Mais pas question, là encore, de remettre en cause les plans établis. Si 79% des élèves du primaires et 88,5% des collégiens et lycéens ont répondu présent ce jeudi, c’est bien que les parents « responsables de leurs enfants », ont accepté le principe de cette rentrée. Pour Christelle Lehartel, la situation sanitaire est certes inquiétante, mais c’est le « cas par cas » qui doit l’emporter sur une mesure « générale et indifférenciée ».

« L’important c’est que tous les élèves puissent reprendre l’école, confirme le directeur de la DGEE, Thierry Delmas. Pour des raisons pédagogiques, mais aussi des raisons sociologiques et psychologiques ». Raisons pour lesquelles les autorités ont choisi la stratégie « établissement par établissement » et pas des fermetures généralisées. « Preuve que l’on peut gérer », les écoles fermées cette semaine vont bientôt rouvrir : lundi pour la primaire Fariimata et la maternelle de Putiaoro  de Papeete, et « dans le courant de la semaine », « après la fin des tests » pour l’école de Pamatai, fermée sur ordre de la mairie de Faa’a. D’après Thierry Delmas il n’existe à l’heure actuelle aucune autre « alerte » dans des établissements, et la DGEE promet « un contact permanent » avec les directeurs. « Nous allons suivre à la lettre les consignes du ministère de la Santé » insiste quant à elle Christelle Lehartel, qui estime qu’une suspension générale des cours ou un retour à des classes en petits groupes ne seraient envisagées « qu’en cas de réelle catastrophe ».

Côté enseignants, les chiffres sont là encore « plutôt rassurants » pour la ministre. 94% de taux de présence au premier degré, 92,5% dans les collèges et lycées, avec, à chaque fois, des taux un peu plus bas hors des îles du Vent. « On est pas très loin des chiffres normaux d’une rentrée », constate le nouveau vice-recteur Philippe Lacombe. Environ 3% des enseignants du primaire ont tout de même dû reporter leur retour en classe en attendant des résultats de tests, une des consignes strictes du ministère. Mais des CDD – testés avant le départ s’ils partent dans les îles – devraient prendre le relais. La logistique de rentrée, déjà complexe à l’accoutumée, relève désormais du casse-tête.

Les enseignant se « doivent d’être exemplaires », même dans la sphère privée

Le vice-recteur sait que les informations de ces derniers jours ne jouent pas en faveur du corps enseignant. Plusieurs de ces fonctionnaires ont été testés positifs au coronavirus – des nouveaux arrivants, « mais aussi des résidents de retour de vacances », précise Thierry Delmas – et certains seraient à l’origine de foyers de contagion important. « Des vérifications, des procédures sont en cours », explique Philippe Lacombe, laissant entendre que des sanctions devraient être prises dans les prochains jours. Il assure cependant, au terme de plusieurs visites d’inspection, que les règles sanitaires « sont très bien respectées » dans l’enseignement . « Mais il faut que l’on aille plus loin, et c’est dans la sphère privée que l’enseignant, le fonctionnaire d’État doit être exemplaire », insiste le responsable.

Côté pédagogique, enfin, Christelle Lehartel évoque un nécessaire « rattrapage » de certains éléments du programme qui n’ont pas pu être traités l’année dernière pour cause de confinement. Le nouveau vice-recteur, lui, se veut rassurant : dans certaines académies d’outre mer ou de métropole, c’est jusqu’à 6 mois de cours qui ont été annulés, avec moins de « continuité pédagogique » qu’au fenua.

Les trois stades du protocole sanitaire dans les établissements scolaires : 

 

 

]]>
Fri, 14 Aug 2020 04:50:25 +0000 https://www.radio1.pf/rentree-et-epidemie-la-ministre-de-leducation-a-confiance-dans-son-protocole/ EDUCATION
<![CDATA[Jacques Mérot en justice contre sa démission d’office]]> https://www.radio1.pf/jacques-merot-en-justice-contre-sa-demission-doffice/ Jacques Mérot, ex-président de l’Autorité polynésienne de la concurrence, et le Pays avaient rendez-vous ce matin au tribunal administratif pour l’examen de la requête en référé-suspension déposée par le magistrat contre sa démission d’office. Le délibéré sera rendu lundi.

Pour Jacques Mérot et son conseil Me Mestre, l’arrêté du 31 juillet dernier qui lui signifie sa démission d’office est irrégulier : il serait « insuffisamment motivé ». L’ancien président de l’APC estime qu’il n’a pas fait preuve d’impartialité, ni manqué à la déontologie ou à son devoir de réserve, contrairement à ce qu’affirment les membres du collège de l’APC qui avaient pris l’initiative de demander sa démission d’office, prononcée par Édouard Fritch.

Sur le plan procédural, Jacques Mérot reproche au Pays de ne produire, pour justifier sa démission d’office, que le rapport de saisine du collège, sans aucune autre pièce : « Il n’y a pas de démonstration dans les motifs invoqués, » dit Me Mestre. Le collège reproche à Jacques Mérot des irrégularités dans la gestion du dossier dit du « gardiennage », et son intervention dans une procédure prud’homale en fournissant une attestation à un ex employé du groupe Wane. Prétextes, dit Me Mestre, pour qui la démission d’office de Jacques Mérot a « le goût et l’odeur, mais pas le nom, d’une procédure disciplinaire. » Rappelons que l’APC avait infligé une amende de 238 millions de Fcfp au groupe Wane dans une autre affaire, pour abus de position dominante en août 2019, affaire qui est en cassation.

« Confusion » sur le plan administratif

Sur le plan purement administratif, Me Mestre accuse le Pays d’une « certaine confusion » : président de section de chambre régionale des comptes, Jacques Mérot est détaché pour 3 ans par le Premier ministre (Manuel Valls, puis Edouard Philippe) auprès de l’Autorité polynésienne de la concurrence, autorité administrative indépendante avec qui il a un contrat de droit privé jusqu’en juillet 2021. Pourtant, c’est la Direction générale des ressources humaines du Pays qui lui a signifié sa mise en congés annuels – qu’il n’a pas demandée – jusqu’au 24 août, puis sa mise en congé administratif. Sur quelle compétence, demande Me Mestre, puisque la Polynésie française n’a pas de contrat de travail avec lui, et qu’en outre, un congé administratif est typiquement accordé à la fin du détachement, auquel le Pays n’a pas le pouvoir de mettre fin. Se pose alors le problème de la rémunération au-delà du 24 août. Ce à quoi le Pays répond en évoquant une indemnité d’éloignement (payée par l’État), la pension de retraite de son épouse et « un patrimoine immobilier important ». Ce qui rendrait l’argument d’urgence inopérant, selon Me Dubois. « Un agent n’a pas à se déposséder de son patrimoine pour subsister, » réplique Me Mestre.

Enfin si le collège, et à présent le Pays, estiment que Jacques Mérot a failli à son devoir de réserve en s’adressant à la presse à plusieurs reprises, l’intéressé considère toujours, en revanche, qu’il est victime d’un « lynchage médiatique par Tahiti Pacifique Magazine » qui a publié plusieurs articles à charge, orchestré par « un cabinet d’avocats du groupe Wane ».

Le tribunal administratif rendra sa décision lundi.

 

 

]]>
Fri, 14 Aug 2020 04:41:34 +0000 https://www.radio1.pf/jacques-merot-en-justice-contre-sa-demission-doffice/ JUSTICE
<![CDATA[Un papi adepte du coup de boule]]> https://www.radio1.pf/un-papi-adepte-du-coup-de-boule/ Ce jeudi au tribunal, un papi de 56 ans était convoqué pour comparaître à la suite d’une bagarre familiale, dont le point de départ est un paquet de chips. Il a été condamné à trois mois de prison avec sursis.

Papi a 56 ans et n’aime pas les cris. Quand ça hurle, il perd ses moyens et la seule réponse qu’il a, ce sont les coups. Restes d’une enfance marquée par la violence. Les faits qui l’ont mené à la barre sont relativement simples et remontent à 2018. Des violences sur sa petite fille et sur sa fille, à cause d’un paquet de chips…

Papi, dans sa cuisine, a un petit creux. Il prend un paquet de chips et en propose à sa petite fille de 15 ans qui visiblement fait la tête, ce qui l’énerve passablement dans un premier temps. Il ouvre le paquet et la jeune fille plonge sa main dedans pour se servir. Ce qui finit de l’énerver. Il repousse du dos de la main l’adolescente, à hauteur du visage, qui alors le frappe au bras. Il la repousse une deuxième fois et elle se met à pleurer.

Entendant les pleurs de sa fille, sa mère arrive en trombe et s’en prend alors à son père qui lui explique ce qu’il s’est passé. Elle ne le croit pas car la jeune fille maintient mordicus que son grand-père l’a frappée.

La discussion s’envenime et papi perd ses mots. Il assène un coup de tête à sa fille qui réplique par un coup de poing. Sur ces entrefaites, son mari déboule et frappe papi qui tombe à terre. Celui-ci se relève prend un couteau et menace sa fille de la tuer. Ce qu’il ne fera pas.

« Faire peur, ce sont déjà des violences, monsieur »

À la barre, papi, de petite taille mais affûté, semble se demander ce qu’il fait là. Il est un peu perdu, d’autant qu’il ne maîtrise pas le français. Un traducteur prend place à ses côtés.

« Pourquoi avez-vous pris un couteau ? » lui demande le juge « Je ne sais pas ». « Vous avez dit quoi à votre fille quand vous aviez le couteau à la main ? » « Je ne sais plus ». La seule chose dont il se souvient c’est d’avoir fait peur à sa petite fille. « Faire peur, ce sont déjà des violences, monsieur » l’informe le juge. « Vous en pensez quoi de tout cela ? » « Je n’ai pas grand-chose à dire, c’est juste, ce que vous me reprochez ».

Sa fille se présente alors à la barre pour demander un franc de dommages-intérêts. Devant l’incompréhension du juge, elle explique : « c’est un papi d’amour pour moi, et je ne veux pas porter plainte ». « Mais il vous a tout de même donné un coup de tête ! » « Oui. » « Et vous aviez dû avoir peur quand il a pris le couteau. Vous avez cru mourir ? » « Oui, mais il n’a rien fait. »

Pour la partie civile qui défend les intérêts de la jeune fille, « à l’époque la jeune fille avait 15 ans, et à cet âge-là, on ne pleure pas pour un rien. Aujourd’hui, tout le monde dit qu’il ne s’est rien passé et qu’elle a fait des manières (…) Il y a eu des violences physiques et verbales et elles sont établies. » Elle réclame 50 000 Fcfp de dommages-intérêts.

« Le climat qui règne dans cette famille est empreint de violences. »

Au tour de la procureure de prendre la parole. « Le climat qui règne dans cette famille est empreint de violences. Il fait peur à sa petite fille, il donne un coup de tête à sa fille qui répond par un coup de poing. On voit qu’il n’y a plus de respect mutuel, et après il s’empare d’un couteau ». Relevant que pour eux, « cela semble banal, la violence est ancrée dans leur quotidien ». Suite à ce constat, elle demande une peine de quatre mois de prison avec sursis, « afin qu’il garde en tête qu’il doit se contrôler ». Une peine relativement clémente car l’accusé n’a pas de casier judiciaire.

Toutefois, pas assez clémente, selon la défense qui estime qu’à aucun moment l’accusé n’a nié les scènes de violences, expliquant que pour lui, « la violence ce sont les coups. Pas les insultes ou les cris. Maintenant, il a compris et il a pris la mesure de son attitude. » Elle demande au juge de le condamner à un travail d’intérêt général.

Le juge le condamne à trois mois de prison avec sursis, lui expliquant que « les trois mois de prison, vous ne les ferez pas, sauf si pendant une période de 5 ans à compter de ce jour, vous commettez une infraction. » L’accusé acquiesce et lâche, « j’aimerais demander pardon pour cette faute ».

]]>
Thu, 13 Aug 2020 23:25:50 +0000 https://www.radio1.pf/un-papi-adepte-du-coup-de-boule/ JUSTICE
<![CDATA[Covid-19 : le Haussariat reconnait un « cluster » à la gendarmerie de Faa’a et fait le lien avec le Piment Rouge]]> https://www.radio1.pf/covid-19-le-haussariat-reconnait-un-cluster-a-la-gendarmerie-de-faaa-et-fait-le-lien-avec-le-piment-rouge/

©CP/Radio1


Ce serait finalement 51 gendarmes mobiles stationnés en Polynésie qui ont été dépistés positifs au coronavirus lors de leur retour en Métropole. Dans un communiqué, le Haut-commissariat explique que plusieurs d’entre eux ont participé à la soirée du Piment Rouge le 31 juillet, avant de participer à un « pot de départ » le 3 août en présence d’invités extérieurs. 

L’information, révélée la nuit dernière depuis la métropole, est déjà très discutée depuis ce matin, au fenua. Un escadron de gendarmes mobiles de Tarbes, dans le Sud-Ouest de la France, a détecté de nombreux cas positifs de coronavirus dans ses rangs à la suite du retour de Polynésie d’un groupe de militaires. D’après le Haut-commissariat, qui a fini par communiquer sur le sujet ce jeudi en fin de matinée, 51 cas ont été identifiés sur les 72 gendarmes qui ont été déployés au fenua du 22 mai au 5 août. La représentation de l’État indique que ces mobiles n’ont pas importé le virus en Polynésie : « Lorsqu’ils étaient arrivés en Polynésie, ces militaires avaient fait l’objet d’un double test négatif, ainsi que d’une quatorzaine stricte. Aucun d’entre eux n’était porteur du virus », lit-on dans le communiqué.

Leur exposition au virus a donc été locale. Les gendarmes, regroupés sur le camp de Faa’a fin juillet, ont organisé le 3 août un « pot de départ », « qui pourrait être l’événement à l’origine de la contagion à la Covid-19 ». Présents lors du rassemblement : les 72 mobiles, mais aussi « des gendarmes locaux et des invités extérieurs », dont le nombre n’est pas précisé par les autorités. Plusieurs de ces convives se sont par la suite révélés positifs au coronavirus. « Il s’agit de gendarmes mobiles de l’escadron de Tarbes qui ont participé à la soirée au restaurant « Piment Rouge » le 31 juillet et qui pourraient avoir été contaminés à cette occasion », précise le Haut-commissariat, qui reconnait donc un « cluster » au sein de la gendarmerie de Faa’a. Lors d’une allocution avec le président du Pays mardi, Dominique Sorain avait cité « deux clusters principaux », mais laissé entendre que la gendarmerie n’en faisait pas partie.

L’alerte à Tarbes lancée depuis la Polynésie

Une actualité qui a fait bondir beaucoup de commentateurs, et qui a été discutée par les membres du Cesec, ce matin, à l’initiative de Patrick Galenon. Le chef de file de la CSTP-FO et président de la CPS a une nouvelle fois déploré le manque de transparence des autorités polynésiennes. Le président de la CPS faisait partie de la délégation qui a rencontré le Haussaire et le président, hier soir. « Ils savaient, ils n’ont rien dit », estime-t-il, reprochant aux élus de « lisser » les chiffres de l’épidémie et d’être « dans le déni ». 

Des retards dans la communication et la réaction des autorités ? En tout cas, l’État s’en défend. « Dès que l’Etat-major de la gendarmerie a eu connaissance de la contagion d’un premier militaire ayant participé à ce pot de départ, des mesures strictes de confinement, d’isolement et de dépistage de tous les personnels potentiellement infectés au sein de la gendarmerie ont été mises en œuvre, explique le Haut-commissariat, précisant que l’enquête se poursuit. Parallèlement, tous les militaires de l’escadron de Tarbes ont fait l’objet d’un nouveau dépistage au retour à leur résidence. C’est à cette occasion qu’une contagion de forte ampleur a été observée dans les rangs de cette unité ».

Réunion d’urgence et rappel à l’ordre au Haut-commissariat

Ce matin, Dominique Sorain a convoqué d’urgence « l’ensemble des chefs de services de l’État » pour faire le point sur la situation sanitaire qui se dégrade dans le pays. D’après un autre communiqué officiel, le Haut-commissaire « a rappelé avec fermeté les mesures drastiques qui s’imposent à l’ensemble des administrations et les devoirs des agents publics de l’État, qui doivent faire preuve d’exemplarité et de rigueur ». Il aurait, au passage, insisté sur « la nécessité d’une vigilance collective et absolue » de la part de l’ensemble des fonctionnaires, « que ce soit sur leur lieu de travail ou dans leur sphère privée ». Et rappelé « que toutes les personnes arrivant sur le territoire doivent limiter leurs contacts, conformément à l’engagement sanitaire signé lors de l’enregistrement ETIS ». Les fonctionnaires nouvellement arrivés en Polynésie française ou revenant d’un voyage de l’extérieur, doivent « attendre les résultats de leur autotest avant de se rendre dans les îles ». »Des sanctions seront prises en cas de manquement« , indique le Haut-commissariat.

Communiqué de Presse du Haut-commissariat – Un escadron de gendarmerie mobile détecté positif à la covi…

]]>
Thu, 13 Aug 2020 22:53:57 +0000 https://www.radio1.pf/covid-19-le-haussariat-reconnait-un-cluster-a-la-gendarmerie-de-faaa-et-fait-le-lien-avec-le-piment-rouge/ SANTÉ
<![CDATA[Covid-19 : 50 militaires de Tarbes (Hautes-Pyrénées) revenus de Polynésie testés positifs]]> https://www.radio1.pf/covid-19-50-militaires-de-tarbes-hautes-pyrenees-revenus-de-polynesie-testes-positifs/ Selon l’agence régionale de santé et la préfecture des Hautes-Pyrénées, un dépistage de 82 militaires de l’Escadron de gendarmerie mobile de Tarbes (Hautes-Pyrénées), a révélé que de 50 militaires revenus de Polynésie auraient été diagnostiqués positifs par l’ARS.

Décidément, les clusters font beaucoup parler en ce moment. D’après nos confrères de La Nouvelle République des Pyrénées, c’est l’occasion d’une mission en Polynésie française que les gendarmes mobiles auraient alors contracté le virus. Ils étaient 72 militaires en mission en Polynésie. Dès leur retour de voyage en Polynésie française, cette semaine, plusieurs gendarmes présentaient des symptômes suspects. En conséquence, l’ensemble du groupe a été soumis à des tests de dépistage. Et ce jeudi , 48 heures après le dépistage des 82 militaires de l’Escadron de Gendarmerie Mobile de Tarbes (Hautes-Pyrénées), l’Agence Régionale de Santé a confirmé 50 cas positifs au coronavirus. Par ailleurs, une personne est hospitalisée.

D’après nos informations, ces militaires auraient quitté le fenua le 5 août.

Les militaires concernés sont confinés jusqu’au 25 août, précise le communiqué. Quant aux familles des militaires, elles seront dépistées à partir du 17 août afin de respecter la période d’incubation. 105 cas contacts jugés « à risques » ont déjà été identifiés par le service des armées. Pour la majorité, ces personnes proviennent « du cercle familial des militaires. Elles ont été invitées à se confiner ».

Le communiqué de la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) est chargée de poursuivre la recherche des cas contacts. Les personnes seront ensuite identifiées et orientées vers un centre de test et invitées à s’isoler.

]]>
Thu, 13 Aug 2020 18:53:25 +0000 https://www.radio1.pf/covid-19-50-militaires-de-tarbes-hautes-pyrenees-revenus-de-polynesie-testes-positifs/ SANTÉ
<![CDATA[Mesures sanitaires : le gouvernement dit trois fois « non » aux syndicats]]> https://www.radio1.pf/mesures-sanitaires-le-gouvernement-dit-trois-fois-non-aux-syndicats/

©Presidence

Grises mines chez les représentants des syndicats de salariés et de la CPME, qui participaient ce mardi soir à une rencontre avec les membres de l’exécutif. Le Pays et l’État ont rejeté en bloc leurs propositions, sur les masques, le décalage de la rentrée scolaire ou la remise en place de la quatorzaine. La confiance semble rompue entre les autorités et ce large collectif de partenaires sociaux. « Si on ne nous écoute pas, ça va bouillir », prévient un syndicaliste.

« On tourne en rond », « on perd notre temps », « on se fait endormir »... Plusieurs leaders syndicaux ont quitté la salle du gouvernement avant la fin des discussions, ce mercredi en début de soirée. La veille, une bonne partie des organisations syndicales du pays, au premier rang desquels la CSTP-FO, la CSIP, Otahi ou O Oe To Oe Rima, ainsi que la CPME côté patronat, avaient interpellé le gouvernement par courrier sur l’inquiétante reprise de l’épidémie de Covid-19 au fenua. Reçus par le haut-commissaire Dominique Sorain et le président Édouard Fritch entouré de plusieurs de ses ministres, le collectif – dont le syndicat A Tia I Mua ne fait pas partie et dont le Medef a fait en sorte de se démarquer – entendait obtenir des réponses à ses interrogations sur la gestion de crise. Et surtout faire avancer ses propositions, déjà formulées par courrier.

Des propositions qu’Édouard Fritch et Dominique Sorain ne semblaient pas avoir retenues, lors de leur allocution commune d’hier. La position n’a pas changé. « Pas question » de reporter la rentrée, déjà bien entamée avec 80% de présence en classe aujourd’hui, « impossible » de généraliser le port du masque dans tout l’espace public ou dans toutes les écoles, « pas raisonnable » de remettre en place une quatorzaine… “Ça n’était pas une négociation : ils avaient des propositions, on a apporté des réponses, explique le président. C’est nous qui dirigeons le Pays, on peut ne pas être d’accord avec eux ».

Parmi les premiers à claquer la porte, Cyril Legayic, qui ne cache pas sa frustration : « Ils nous réexpliquent ce qu’ils ont mis en place, ils trouvent ça super, ironise le chef de file de la CSIP. On risque d’atteindre les 100 cas et il faut continuer à ouvrir les frontières (…) encore pire, on condamne les Polynésiens, alors que ce sont des ressortissants métropolitains qui viennent foutre ici la merde ». 

« Il faut apprendre à vivre avec ce virus »

La ligne de fracture est donc marquée. D’un côté des partenaires sociaux qui regrettent la reprise des vols internationaux et l’ouverture du Pays aux rotations de fonctionnaires. Ils estiment que c’est le contrôle des arrivants qui doit être renforcé, craignant que la reprise de l’épidémie n’envoie « de plus en plus de monde à l’hôpital » et paralyse de nouveau le fenua. De l’autre des autorités persuadées que la fermeture, même partielle des portes – par exemple avec une quarantaine – fait courir le pays à la catastrophe économique et sociale. Le protocole sanitaire actuel, qui a prouvé qu’il était loin d’être infaillible a le mérite, à leurs yeux, de permettre les échanges, notamment touristiques. « On savait qu’il y avait un risque, et on l’a dit et répété », insiste Édouard Fritch, quand d’autres responsables jugent depuis longtemps « évident » l’importation régulière de nouveaux cas. Dans cette optique, c’est donc l’application plus stricte des gestes barrières et une vigilance sanitaire permanente qui permettra d’éviter une flambée de l’épidémie, qui est pour l’instant très loin de saturer les hôpitaux. « Il faut apprendre à vivre avec ce virus », insiste le président du gouvernement.

Deux lignes opposées et des tensions qui montent. Si la CPME n’a pas souhaité commenter la réunion, les syndicalistes oscillaient eux, entre dépit et colère : « Si on ne nous écoute pas, ça va bouillir », présage à la sortie de la présidence un représentant de O Oe To Oe Rima. « Pour l’instant c’est le carré des cas confirmés qui grimpe, si c’est celui des décès, ça va mal se passer », promet un autre.

 

77 contre « 100 à 120 »  : bataille de chiffres sur le nombre cas

Autre conséquence de cette montée de tensions : la confiance qui se dégrade. Cette mercredi, la direction de la santé annonçait 77 cas recensés plus tôt dans la matinée. Le collectif des partenaires sociaux, disant tenir ses informations « d’employés de l’Institut Malardé », estime que les chiffres sont déjà plus élevés. « 77 cas, ça date de dimanche, on est déjà à 100 ou 120 », assurent plusieurs responsables. « Ils cherchent à lisser les chiffres pour éviter la panique », clame le président de la CPS Patrick Galenon, relayé par beaucoup d’autres. Comme Jaros Otcenasek, du syndicat des pêcheurs professionnels de Polynésie, qui estime que le gouvernement « cherche à noyer le poisson ».

Les chiffres des syndicats n’ont « aucun fondement », répond avec force Édouard Fritch, qui accuse certains responsables de « faire de la politique ». « Nous avons toujours été transparent », assure-t-il.

À entendre le président, le nombre de cas n’est toutefois pas stabilisé et les clusters « ne sont pas encore complètement contrôlés » : « le foyer du Piment Rouge, à lui seul, a nécessité un millier de test », explique l’élu. L’enquête porterait désormais sur « deux autres boites où on a fait la fête » et où le virus se serait échangé. Les équipes du bureau de veille sanitaire et de l’Institut Malardé « qui ont travaille d’arrache-pied tout le week-end » ont encore du pain sur la planche.

]]>
Thu, 13 Aug 2020 07:05:47 +0000 https://www.radio1.pf/mesures-sanitaires-le-gouvernement-dit-trois-fois-non-aux-syndicats/ SANTÉ