RSS Actus Radio1 | Radio1 Tahiti https://www.radio1.pf/custom-rss/rss-actus-radio1/ Flux RSS utilisé pour la newsletter Radio1 au 2021-01-21 - nb: 12 en-us webmaster@radio1.pf (Radio1) <![CDATA[Covid : une étude pour savoir combien de Polynésiens ont été réellement contaminés]]> https://www.radio1.pf/covid-une-etude-pour-savoir-combien-de-polynesiens-ont-ete-reellement-contamines/


Une étude de séroprévalence va être lancée dès le mois de février au fenua. Il va d’agir de réaliser des tests sérologiques, et donc des prises de sang chez 350 Polynésiens pour vérifier quelle part de la population a été contaminée par le virus sans forcément avoir été testée. Le total pourrait largement dépasser les quelque 18 000 cas officiellement recensés.  

17 808 cas, et moi, et moi, et moi. Beaucoup de Polynésiens pensent avoir été contaminés par le Covid-19 à un moment ou un autre de l’épidémie. Mais tous n’ont pas de tests pour le prouver, parce que leurs symptômes étaient légers ou inexistants, parce qu’ils étaient déjà isolés du fait de la contamination d’un proche. Ou tout simplement parce qu’ils ne se sont pas rendus dans un centre de dépistage. Et une bonne partie d’entre eux pourraient avoir raison. Depuis le début de la vague épidémique de septembre, les autorités rappellent que les chiffres des cas positifs ne comptabilisent que les personnes dûment testées, à l’Institut Malardé ou, plus tard, dans les centres de dépistage rapide. La disponibilité des tests avait même poussé le Pays a limité l’affluence dans ces centres en conditionnant le dépistage à une ordonnance médicale.

Par combien faut-il multiplier les cas « officiels » ? Début décembre, le Dr Henri-Pierre Mallet parlait, avec beaucoup de conditionnel, d’un taux de contamination « peut-être trois, voire quatre à cinq fois plus élevé » que les 6,5% affichés officiellement. Ce qui voudrait dire que jusqu’à 90 000 personnes, et donc 30% de la population, pourraient déjà avoir été infectées, pour beaucoup sans s’en rendre compte. Des hypothèses que les autorités veulent aujourd’hui vérifier.

350 prises de sang à Tahiti et Moorea

Début février sera donc lancée une étude de séroprévalence attendue de longue date, puisqu’elle avait été annoncée dès le mois de novembre. L’idée : faire passer des tests sérologiques – une analyse sanguine qui recherche la présence d’anticorps propres au Covid, déjà proposée depuis plusieurs mois dans les cliniques privées – à un échantillon représentatif de la population. 350 personnes, en l’occurrence réparties entre Tahiti et Moorea. Chacune devra bien sûr donner son accord pour effectuer une prise de sang et répondre à un petit questionnaire. Mais impossible de se porter volontaire : l’ISPF va tirer au sort des foyers et les équipes de la direction de la Santé vont tirer au sort des personnes dans ces foyers.

L’étude, qui devrait durer trois semaines, doit permettre d’estimer la prévalence réelle du Covid au fenua ou autrement dit le taux de contamination de la population. « Partout dans le monde, les tests ne permettent de voir qu’une partie de la réalité, explique Xavier de Radiguès, médecin épidémiologiste et délégué de l’Organisation mondiale de la Santé, qui doit aider le Pays à mettre en place cette étude de séroprévalence. Pour avoir une vraie vision de l’épidémie, la seule manière, c’est de faire une enquête dans la population ».

Pour la direction de la Santé, il ne s’agit pas de simple curiosité. Les résultats peuvent aider à prévoir les futurs rebonds de l’épidémie d’une épidémie qui, on le sait, sont beaucoup moins probables et beaucoup moins violents à mesure que la population développe une immunité. L’étude de séroprévalence devrait aussi permettre de mieux « calibrer » la campagne de vaccination, puisque la plupart des personnes qui ont été contaminées par le passé développent une immunité. Le manque de connaissance sur cette immunité et surtout sur sa durée incite tout de même à la prudence : il a déjà été constaté, dans le cadre des études mondiales sur le Covid, que les traces d’anticorps disparaissaient chez certaines personnes au bout de plusieurs mois. Un phénomène « minoritaire » assure Xavier de Radiguès : « on sait que pour la majorité de la population, l’immunité dure au moins six mois ».

L’immunité de groupe dès « 30 ou 40% » en Polynésie ?

Cette étude doit permettre aux autorités de savoir à quel point la Polynésie est loin de « l’immunité collective ». Une protection acquise quand une certaine part de la population a développé naturellement, par la contamination ou par la vaccination, une résistance immunitaire au virus. On estime généralement, dans le cadre de la pandémie de Covid, qu’il faut 60 à 70% de population « protégée » pour que la circulation du virus soit naturellement stoppée. Mais en Polynésie ce seuil critique pourrait être plus bas. Plusieurs études, menées notamment en Australie, ont défini que le facteur de reproduction naturel du virus (souvent dénommé « R ») était plus bas au fenua que dans les pays d’Europe ou d’Amérique du Nord. « Ce taux, qui était de 2,5 ou 3 en Europe au début de la crise, ne serait que de 1,15 ou 1,3 en Polynésie », note Xavier de Radiguès. En cause : des facteurs environnementaux et de modes de vie encore difficilement compréhensibles. « Il ne s’agit que d’hypothèse à confirmer », reprend l’épidémiologiste. Mais si c’était le cas, ce serait une très bonne nouvelle pour la Polynésie. Et pour cause : le chiffre de 60 à 70% pourrait baisser « en dessous de 50%, peut-être même à 30 ou 40% ». Et l’immunité de groupe pourrait être atteinte beaucoup plus rapidement.

L’étude de séroprévalence ne devrait pas répondre directement à cette interrogation. Mais devrait permettre d’en savoir plus sur les « facteurs individuels et environnementaux associés à l’infection ».

Xavier de Radiguès, délégué de l’OMS, qui doit aider le Pays à mettre en place cette étude de séroprévalence. ©C.R. 

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Thu, 21 Jan 2021 05:06:18 +0000 https://www.radio1.pf/covid-une-etude-pour-savoir-combien-de-polynesiens-ont-ete-reellement-contamines/ SANTÉ
<![CDATA[La formation d’infirmier au fenua suspendue pour trois ans]]> https://www.radio1.pf/la-formation-dinfirmier-au-fenua-suspendue-pour-trois-ans/ Début 2020, le gouvernement annonçait que les inscriptions à l’Institut Mathilde Frébault étaient suspendues pour l’année scolaire 2020-2021. Aujourd’hui, cette suspension a été prolongée. En cause, la nécessité de reconstruire et mettre aux normes le bâtiment.

Le Conseil des ministres a suspendu pour une période de trois ans l’inscription de l’institut Mathilde Frébault à la plateforme Parcoursup’. Les futurs étudiants désireux de se former à la profession d’infirmier devront postuler auprès d’instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) métropolitains. Ils auront la possibilité d’avoir recours aux bourses dispensées par le Pays selon le dispositif de droit commun.

Cette décision fait suite à la programmation depuis plusieurs années de la reconstruction de l’école, ouverte en 1967, le bâtiment actuel nécessitant des travaux d’agrandissement et de mise aux normes qui vont s’avérer difficiles voire impossibles à mener si les enseignements sont maintenus, compte tenu de l’ampleur des travaux. Au terme de ces travaux, l’Institut Mathilde Frébault deviendra un centre de formation sanitaire et sociale. Les postes d’infirmiers disponibles et les besoins nouveaux seront pourvus par les 65 étudiants actuellement en formation, devant être promus sur les trois prochaines années.

Avec communiqué

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Thu, 21 Jan 2021 04:30:07 +0000 https://www.radio1.pf/la-formation-dinfirmier-au-fenua-suspendue-pour-trois-ans/ SANTÉ
<![CDATA[Deux appels à projets pour préserver la nature polynésienne]]> https://www.radio1.pf/deux-appels-a-projets-pour-preserver-la-nature-polynesienne/

©DR

L’Office français de la biodiversité, en partenariat avec le ministère de l’Environnement, lance deux nouveaux appels à projets, chacun doté de plus de 50 millions de Fcfp. Le premier s’adresse aux communes pour créer des « atlas de la biodiversité communale », le second s’adresse en priorité aux associations de protection de l’environnement.

Mieux connaître la nature pour mieux la préserver, c’est l’objectif du premier appel à projets, qui s’adresse aux communes et aux services du Pays, en solo ou en partenariat. Il s’agit de créer des atlas de la biodiversité communale : plus qu’un simple inventaire naturaliste, ce sont des cartographies des enjeux de biodiversité à l’échelle d’une ou plusieurs communes qui doivent devenir des aides à la décision pour la mise en place des politiques publiques, explique Sonia Bongain de l’OFB.

Le second appel à projets se nomme « MobBiodiv’ : Restauration 2021 ». Les thématiques prioritaires au fenua sont la lutte contre les espèces envahissantes, la biosécurité, la lutte contre les pollutions, la gestion des déchets, et la restauration écologique de forêts, vallées ou plantations d’espèces locales (à l’exception des écosystèmes littoraux aquatiques et marins). Cet appel à projets s’adresse aux associations de préservation de l’environnement, en partenariat ou non avec des structures communales ou intercommunales.

L’Office français de la biodiversité peut couvrir jusqu’à 80% des dépenses éligibles pour les atlas communaux avec un plafond de 29,8 millions de Fcfp, et 85% des dépenses éligibles pour la restauration des écosystèmes avec un plafond de 35,79 millions.

Les porteurs de projets doivent rapprocher de la délégation territoriale de l’OFB pour le montage de leur dossier, puis l’envoyer sur la plateforme numérique correspondante à chaque appel, avant le 15 mars pour l’atlas de la biodiversité communale, et avant le 20 avril pour MobBiodiv’2021.

 

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Thu, 21 Jan 2021 03:40:41 +0000 https://www.radio1.pf/deux-appels-a-projets-pour-preserver-la-nature-polynesienne/ ENVIRONNEMENT
<![CDATA[Covid-19 : les hospitalisations chutent, les îles surveillées de près]]> https://www.radio1.pf/covid-19-les-hospitalisations-chutent-les-iles-surveillees-de-pres/

Avec 25 patients dont 12 en réanimation, la filière Covid du CHPF revient à son niveau d’activité de début octobre. Une bonne nouvelle, même si « rien n’est joué » sur le front de l’épidémie, qui continue à se propager à Tahiti, mais surtout dans les îles.

Des chiffres qui font un peu respirer le Taaone. La Direction de la santé a présenté ce mercredi les dernières données sur l’épidémie de Covid. Et ils montrent que les hospitalisations liées au virus ont largement baissé : 25 patients en filière Covid du CHPF contre près de 50 en début d’année et jusqu’à 105 courant novembre, peu après le pic épidémique. La réanimation, dont l’activité reste soutenue du fait de la crise sanitaire, compte aujourd’hui 12 patients, autant que début octobre, et trois fois moins qu’il y a deux mois. Sans surprise, la mortalité a aussi baissé : 7 décès liés au Covid en une quinzaine de jours. Au total 128 Polynésiens sont morts des suites d’une contamination.

Peu « d’effet réveillon »

De bonnes nouvelles donc, d’autant que la crainte d’un rebond épidémique lié aux fêtes de fin d’année semble, de plus en plus, écartée. Le virus circule tout de même activement à Tahiti et Moorea et dans certaines îles, comme l’a pointé ce mercredi le Dr Henri-Pierre Mallet « On ne baisse plus, on stagne », explique l’épidémiologiste attaché au bureau de veille sanitaire. Le rebond, lui est « toujours possible », en cas de relâchement généralisé sur les gestes barrières ou de réintroduction « massive » du virus et de ses nouveaux variants. Mais le spécialiste n’entrevoit pas « de retour d’une grosse vague », en tout cas pas dans l’immédiat. « Le risque c’est d’avoir des plus petits rebonds, en particulier dans les îles », estime-t-il. Une augmentation des évacuations sanitaires a été constatée en provenance des îles-sous-le-Vent, seul archipel où la courbe d’incidence augmente. Raiatea et Bora Bora sont particulièrement surveillées.

Le début de la campagne de vaccination – plus de 619 personnes ont déjà reçu une première injection ce mercredi – n’a rien à voir avec cette amélioration. En revanche, la contamination d’une partie importante de la population ces derniers mois a pu jouer. « S’il y a une certaine immunité collective qui commence à se mettre en place, c’est de nature à ralentir la progression de l’épidémie », reprend le Dr Mallet. Une étude de séroprévalence va être lancée pour mesurer avec précision cette immunité.

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Thu, 21 Jan 2021 03:10:42 +0000 https://www.radio1.pf/covid-19-les-hospitalisations-chutent-les-iles-surveillees-de-pres/ SANTÉ
<![CDATA[Murs végétaux, ra’au et crèche écolo… Les lauréats de la startup Cup 2020]]> https://www.radio1.pf/murs-vegetaux-raau-et-creche-ecolo-les-laureats-de-la-startup-cup-2020/

La CCISM a présenté ce matin les quatre lauréats de sa compétition d’entrepreneuriat innovant. Si cette troisième édition de la Startup Cup n’a pas pu s’exporter dans les archipels pour cause de Covid, elle en a profité pour se recentrer sur l’accompagnement des projets, plus que jamais prêts à se concrétiser.

« Faire émerger de nouveaux concepts », « propulser les porteurs de projets », « tisser des liens entre les entrepreneurs du fenua »... La CCISM et son incubateur de projets Prism poursuivent leur travail de stimulation de l’innovation polynésienne, avec cette troisième édition de la Startup Cup. Une compétition qui récompense les concepts les plus innovants parmi les jeunes porteurs de projets et qui se déploie habituellement dans tous les archipels du fenua. Le Covid a sans surprise limité ce rayonnement. Raison pour laquelle l’équipe de Prism, où sont chaque année « incubés » des projets polynésiens, a offert aux candidats un accompagnement plus poussé qu’à l’accoutumée. Quatre mois de formations, de rencontres et d’échanges, le plus souvent par petites sessions ou en soirée, qui ont permis aux porteurs de projets, dont la plupart ont déjà une activité professionnelle, de confronter leur idée à des avis d’experts ou de pairs, de surmonter certaines obstacles pratiques ou administratifs, et de monter un plan de développement. « L’idée c’est vraiment de les aider à se lancer concrètement dans un projet qu’ils ont parfois en tête depuis un moment », explique Capucine Moyrand, la responsable de l’incubateur.

Résultat : « Les lauréats d’aujourd’hui ont des projets qui vont démarrer », assure le président de la CCISM Stéphane Chin Loy, qui rappelle que ces startups ont accès à « toutes les ressources de la chambre », y compris des moyens de financement comme Initiative Polynésie.

Après cinq ans d’existence de son incubateur, la CCISM veut d’ailleurs « passer à la vitesse supérieure », explique le président. Le « Digipôle », projet préparé avec le Pays sur le site de l’actuel Pôle entreprise, et dont l’étude préliminaire serait en « phase finale », devrait ainsi ouvrir de nouveaux espaces, et offrir de nouveaux outils à Prism et aux activités liées au numérique.

« Tout seul, je ne l’aurais pas fait »

Les lauréats ont tous été récompensé par un prix allant de 80 000 à 140 000 francs, visant à financer « les premières dépenses de développement de leur entreprise ». C’est Loïc Aoustin qui a obtenu le premier prix. Ce paysagiste lance sa start-up « Murs végétaux du fenua ». L’idée : mettre le design végétal et les matériaux locaux au service de la réduction énergétique. Ses murs végétaux, cultivés sur de la bourre de coco et avec des espèces locales, doivent permettre, sur des constructions neuves ou lors de rénovations, d’améliorer leur isolation thermique. Outre leur côté esthétique, les murs végétaux doivent aussi permettre de valoriser l’eau de pluie captée par des citernes près des bâtiments plutôt que de la laisser ruisseler. Un projet déjà bien ficelé que Loïc Aoustin va pouvoir, grâce au prix, compléter par un audit énergétique. Mais plus que le financement, ce sont les échanges avec l’équipe de Prism et les autres entrepreneurs qui lui a permis d’avancer : « Ce co-développement a été crucial, tout seul, je ne l’aurais pas fait », explique l’entrepreneur, qui travaille aussi sur un projet de fa’a’apu vertical pour les archipels éloignés.

Autre prix et autre idée, celle de Taua Tuarau et son projet Haeha’a Herbs : il s’agit de créer une exploitation de plantes aromatiques et médicinales traditionnelles à Paea, ainsi qu’un atelier de préparation et de transformation. Vaimere Homai, elle, a reçu un troisième prix pour sa crèche garderie éco-responsable « Gaia », qui orientera son projet d’établissement sur l’écologie et l’économie circulaire. Enfin, la Startup Cup a aussi récompensé Umukai, un projet de service de livraison de panier d’ingrédients (des recettes en kit, donc) porté par Roti Pavaouau.


Cette année, le premier lauréat du concours, Loïc Aoustin, va développer le concept de « mur végétal ».

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Thu, 21 Jan 2021 02:29:33 +0000 https://www.radio1.pf/murs-vegetaux-raau-et-creche-ecolo-les-laureats-de-la-startup-cup-2020/ ECONOMIE
<![CDATA[Requins, wwoofing, ciel étoilé… Des contributions à la prochaine stratégie touristique]]> https://www.radio1.pf/requins-wwoofing-ciel-etoile-des-contributions-a-la-prochaine-strategie-touristique/

Fariiraa Manihini 2025 doit remplacer la stratégie touristique 2015 – 2020 arrivée à son terme. Une nouvelle feuille de route en partie issue d’une plateforme collaborative, et dont la « structure » est déjà actée. Le plan d’action, lui, devrait être finalisé d’ici le mois de février. 

Lancés dès 2019, et plusieurs fois retardés, les travaux d’élaboration de Fariiraa Manihini 2025 ont dû s’adapter au contexte sanitaire. Ainsi, la « co-construction » voulue par le Pays s’est principalement appuyée sur la plateforme collaborative FM25.pf ouverte en octobre dernier aux acteurs du secteur, mais aussi aux Polynésiens qui voudraient apporter leur pierre à l’édifice. Le résultat est « mitigé », expliquent les coordinateurs du projet, la crise n’ayant pas aidé à mobiliser les participants. Mais une soixantaine d’idées de projets et thèmes de travail ont tout de même été identifiés. À cela s’ajoutent, les propositions des acteurs institutionnels du tourisme, bien sûr, et les contributions complémentaires comme la stratégie touristique élaborée par la commune de Bora Bora ou les travaux spécifiques du Centre d’étude sur le tourisme Océanie – Pacifique, dépendant de l’Université.

Vendredi et lundi, la commission de cadrage de Fariiraa Manihini 2025, rassemblant une trentaine de membres, s’est réunie pour analyser ces contributions. « La structure est là », pointe donc Warren Dexter en charge de la coordination. Le plan d’action, lui, devrait être sur la table « à l’échéance de fin janvier, début février ».

« Fariiraa Manihini 2025 sera dans la continuité de la précédente feuille de route », appuie le gouvernement. La stratégie de développement touristique 2015-2020 et ses 134 actions avaient été « initiés ou mise en oeuvre à 89% en 2019 », entre autres grâce à l’appui de 3,6 milliards de francs issus du Fond européen de développement (FED). Mais la nouvelle, elle, va entrer en application dans un contexte radicalement transformé par la crise Covid. « L’objectif, c’est aussi de tirer les enseignements de la crise passée », assure Warren Dexter. L’ébauche de FM2025 parle déjà de « tourisme inclusif », de « croissance partagée », de « répartition cohérente des flux dans les îles », de respect de l’environnement ou de la culture du fenua… Reste à savoir comment les mots se concrétiseront dans l’action des autorités.

On sait seulement, parmi les 67 chantiers qui ont été identifiés, que beaucoup visent à diversifier l’offre, les provenances de touristes… Et donc de ne plus être tributaire d’un seul marché. Warren Dexter parle d’un investissement sur l’écotourisme, et le développement de produits de niche : « tourisme de requins » et « tourisme du ciel étoilé », qui « représenteraient un potentiel important d’après les spécialistes », ou Wwoofing, c’est à dire participation volontaire dans des exploitations agricoles polynésiennes…

Avec communiqué

 

 

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Wed, 20 Jan 2021 23:22:02 +0000 https://www.radio1.pf/requins-wwoofing-ciel-etoile-des-contributions-a-la-prochaine-strategie-touristique/ ECONOMIE
<![CDATA[Covid-19: début de la vaccination en Nouvelle-Calédonie]]> https://www.radio1.pf/covid-19-debut-de-la-vaccination-en-nouvelle-caledonie/ La campagne de vaccination contre le Covid-19 a commencé mercredi 20 janvier en Nouvelle-Calédonie, rare territoire de la planète où le virus ne circule pas, donnant la priorité aux personnels en contact avec les voyageurs arrivant dans l’archipel, ont indiqué les autorités locales. À ce jour, le Caillou a dénombré 44 cas confirmés depuis le début de l’épidémie, dont une seule encore à l’hôpital. 468 personnes sont en quarantaine dans un hôtel.

«Cette stratégie est adaptée au contexte épidémiologique, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de circulation du virus au sein de la population calédonienne. On privilégie donc les personnes qui sont au contact des voyageurs qui rentrent», a expliqué Michel Belec, médecin inspecteur à la DASS (direction des Affaires sanitaires et sociales).

Seuls 44 cas de Covid-19 ont été jusqu’à présent recensés en Nouvelle-Calédonie, dont aucun local et aucun mortel. Alors que la desserte aérienne est drastiquement limitée depuis mars dernier, toute personne arrivant en Nouvelle-Calédonie est systématiquement placée en quatorzaine dans des hôtels réquisitionnés. Aussi dans un premier temps, les personnels des compagnies aériennes, de l’aéroport, du port autonome ou ceux de l’industrie minière en contact avec les minéraliers étrangers seront vaccinés. Cette population a été évaluée à 2 500 personnes. « Les voyageurs pour motifs impérieux ou obligés de faire des allers-retours entre la Nouvelle-Calédonie et l’extérieur » pourront également être vaccinés après avoir rempli un formulaire.

Vaccination de 8 500 personnes

La Nouvelle-Calédonie dispose actuellement de 17 550 doses de vaccin Pfizer/Biotech, livrées le 8 janvier par avion par l’Etat. Le stock disponible va permettre de vacciner environ 8.500 personnes et aucune date n’a été pour l’heure communiquée pour de prochaines livraisons. «Pour montrer l’exemple», les onze membres de l’exécutif et plusieurs dirigeants d’institutions ont été les premiers à se faire vacciner mercredi.

Ensuite, les résidents et les personnels des maisons de retraite (3 000 personnes), les personnels soignants, les personnes à risque, les plus de 50 ans et les employés des secteurs essentiels seront vaccinés, puis le reste de la population. «D’ici quelques mois, l’objectif est d’avoir une immunité collective pour envisager peut-être une réouverture de nos frontières, mais ça suppose une vaccination de 60 à 65% de la population (270.000 habitants)», a déclaré Thierry Santa, président du gouvernement.

Avec Outremers360

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Wed, 20 Jan 2021 22:28:55 +0000 https://www.radio1.pf/covid-19-debut-de-la-vaccination-en-nouvelle-caledonie/ NOUVELLE-CALEDONIE
<![CDATA[Joe Biden appelle les États-Unis à « l’unité »]]> https://www.radio1.pf/joe-biden-appelle-les-etats-unis-a-lunite/ Joe Biden a prêté serment et a été investi mercredi 46e président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison-Blanche a appelé le pays à « l’unité » et a salué une journée « d’espoir ». Donald Trump, de son côté, a quitté Washington avant le début de la cérémonie, sans avoir accueilli son successeur. 

Une journée historique. Ce 20 janvier 2021 a marqué la fin du mandat présidentiel de Donald Trump et l’investiture de son rival Joe Biden. Le démocrate, ancien vice-président de Barack Obama, et sa colistière Kamala Harris ont prêté serment lors d’une cérémonie au Capitole dans un Washington DC barricadé. La Garde nationale avait mobilisé 25.000 hommes, soit plus que le total des troupes actuellement stationnées en Afghanistan, Irak et Syrie. Ils devaient protéger une large « zone rouge » allant du Capitole à la Maison-Blanche. Donald Trump a, de son côté, quitté la Maison-Blanche en début de matinée, sans avoir accueilli Joe Biden.

Le nouveau président a ensuite pris la parole, saluant une journée « d’espoir » pour l’Amérique, mais assurant être conscient « que les forces qui nous divisent sont profondes et réelles ». « La démocratie l’a emporté », a ajouté Joe Biden dans son discours, appelant l’Amérique à « l’unité », et promettant d’être le président « de tous les Américains ».

Vaincre le suprémacisme blanc et le terrorisme intérieur

Le démocrate a aussi promis de « vaincre » le « suprémacisme blanc » et le « terrorisme intérieur », deux semaines après les violences au Capitole« On voit surgir aujourd’hui l’extrémisme politique, le suprémacisme blanc et le terrorisme intérieur », a-t-il noté. « Nous devons les affronter et nous allons les vaincre », s’est-il engagé.

Dans une référence au refus de Donald Trump de reconnaître le résultat de l’élection, et à l’utilisation fréquente par son prédécesseur de l’expression « fake news », Joe Biden a exhorté les Américains à rejeter la manipulation des faits. « Tous les désaccords ne doivent pas mener à la guerre totale. Et nous devons rejeter la culture où les faits eux-mêmes sont manipulés, et même inventés », a lancé le nouveau président. « Il y a la vérité et il y a les mensonges, les mensonges prononcés pour le pouvoir et pour le profit. Et chacun d’entre nous a le devoir et la responsabilité en tant que citoyens, qu’Américains, et particulièrement en tant que dirigeants (…) de défendre la vérité et de combattre les mensonges », a-t-il poursuivi.

Joe Biden a également fait observer une minute de silence en hommage aux 400.000 « mères, pères, maris, épouses, fils, filles, amis, voisins et collègues » tués par le Covid-19, tout en mettant en garde contre l’arrivée de « la phase la plus mortelle du virus ».

Kamala Harris prête serment, Lady Gaga chante l’hymne américain

La cérémonie avait débuté par l’interprétation de l’hymne américain par la star de la pop Lady Gaga. Vêtue d’une volumineuse robe rouge et noir, elle arborait une grande broche dorée représentant la colombe de la paix. Puis Jennifer Lopez a chanté This Land Is Your Land (« Ce pays est ton pays »).

Kamala Harris a été investie vice-présidente des États-Unis, entrant dans les livres d’histoire comme la première femme mais aussi la première personne noire et d’origine indienne à occuper cette fonction. L’ex-sénatrice et ancienne procureure âgée de 56 ans, fille d’immigrés, a prêté serment face à la juge de la Cour suprême Sonia Sotomayor, la main sur une bible que tenait son époux Doug Emhoff.

Biden prendra d’emblée 17 mesures pour effacer le bilan de Trump

Joe Biden prendra dès son entrée à la Maison-Blanche mercredi 17 actions présidentielles pour revenir sur les mesures phares de Donald Trump, en engageant notamment le retour des États-Unis dans l’accord de Paris sur le climat et au sein de l’Organisation mondiale de la Santé, selon ses conseillers.

Depuis le Bureau ovale, il annulera également un décret migratoire controversé adopté par son prédécesseur pour interdire aux ressortissants de pays en majorité musulmans d’entrer aux États-Unis. Le démocrate suspendra aussi les travaux de construction d’un mur à la frontière avec le Mexique et son financement grâce au budget du Pentagone, qui ont suscité d’âpres batailles politiques et judiciaires ces quatre dernières années.

Trump est arrivé à sa résidence de Floride

Quelques minutes avant la prestation de serment de Joe Biden, Donald Trump est arrivé à sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride. Donald Trump avait quitté la Maison-Blanche le matin à quelques heures de la fin de son mandat, sans avoir accueilli Joe Biden. Prononçant seulement quelques mots, le président sortant a évoqué un mandat « fantastique de quatre ans », représentant « l’honneur d’une vie ». Trump a souhaité « bonne chance » à son successeur démocrate. « Je reviendrai d’une manière ou d’une autre », a promis le milliardaire, saluant une petite foule de supporteurs venus le saluer.

Avec notre partenaire Europe1

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Wed, 20 Jan 2021 19:20:13 +0000 https://www.radio1.pf/joe-biden-appelle-les-etats-unis-a-lunite/ INTERNATIONAL
<![CDATA[Trophées du Sport : Vaiteani Vaki, candidate n°11]]> https://www.radio1.pf/trophees-du-sport-vaiteani-vaki-candidate-n11/ Vaiteani Vaki est une surdouée du volley-ball. Originaire des Marquises, elle a appris le volley dès l’âge de cinq ans à Tiarei, où elle a grandi. Alors que sa mère Valéria est déjà joueuse professionnelle de volley-ball en métropole, elle quitte Tahiti pour la rejoindre à l’âge de 10 ans. A 15 ans, elle se fait déjà remarquer et intègre le pôle espoir de Chatenay-Malabry. Elle continue de progresser, participe au championnat d’Europe avec l’équipe de France U16 en 2019 et est élue meilleure joueuse du tournoi. En 2020, elle enchaîne avec un tournoi de qualification en équipe de France pour les championnats d’Europe U17. A seulement 16 ans, elle devient titulaire en élite avec son club de deuxième division Sens Volley 89, basé au sud de Paris. Vaiteani est lycéenne et joueuse de volley-ball professionnelle ! Son rêve ? Participer aux Jeux Olympiques de 2024.

Née le 30 mars 2004 à Papeete

Origines : Mon père a des origines des Marquises et de Pirae, ma mère est de Tiarei

Situation familiale : Célibataire

Un héros de ton enfance : Ma mère

Si tu étais un animal ? Un chien, pour être chouchoutée !

Une valeur morale ? Crois en toi !

Ton activité professionnelle ?  Etudiante et joueuse de volley-ball professionnelle

Sponsors ? Les sponsors de mon club, la marque locale Pa Dormir !

Meilleurs résultats de ton palmarès 2020 ?

Sélection en janvier 2020 en équipe de France U17 pour un tournoi de qualification pour le championnat d’Europe.

Titulaire en élite au club de Sens Volley 89.

 

Tes débuts sportifs, une anecdote, un souvenir ?

« J’ai commencé le volley à l’âge de cinq ans dans le club de Mehiti à Tiarei avec nos championnes de l’époque Isabelle et Yvette Paofai. Mon plus beau souvenir, c’est ma participation au championnat d’Europe U16 en juillet 2019 avec l’équipe de France. J’ai pu côtoyer le haut niveau international, j’ai été impressionnée par le niveau des joueuses italiennes, toutes très grandes et fortes dans tous les secteurs de jeu. »

Qu’est ce qui te plaît dans ton sport, pourquoi l’avoir choisi ?

« Ce qui me plaît dans ce sport, c’est de participer à de grandes compétitions. Mes points forts sont l’attaque et les services et mon point faible c’est la réception, alors j’essaye de travailler là-dessus. J’aime l’esprit que l’on a dans ce sport, le sens du collectif. Je dirais également que je préfère les matchs que l’entrainement ! Tout ce qui est préparation physique c’est plus dur et beaucoup moins fun ! Mais pour progresser, il faut passer par là ! »

Décris ton entraînement, ton coaching, ta nutrition ?

« Alors je m’entraîne tous les jours, plutôt le soir car pendant la journée je suis à l’école. Pendant les vacances, je m’entraîne deux fois par jour. Deux fois par semaine, le lundi et le jeudi, nous avons musculation, c’est géré par notre préparateur physique Thomas Marchand alors que nos entrainements sont gérés par Johann Guille. Je suis plutôt bien suivie, au niveau physique comme au niveau du volley. »

Un message pour la population, ta philosophie de vie, un conseil ?

« Je voudrais remercier toutes les personnes qui me suivent, surtout ma famille et mes amies. Surtout protégez-vous bien pendant cette crise sanitaire. Si je devais donner un conseil, c’est croyez en vous, réalisez vos rêves, en tous cas faites tout pour les réaliser. Merci à toute la Polynésie. Mon rêve, c’est de faire les Jeux Olympiques de 2024 alors on croise les doigts ! »

Les votes sont ouverts sur la page Facebook de l’évènement et par SMS (envoyez TDS suivi du numéro du candidat au 7030). La cérémonie de remise des prix, elle, aura lieu le 28 janvier en direct sur la page Facebook des trophées. Rendez-vous jeudi sur Radio1 pour découvrir la candidate n°12!
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Wed, 20 Jan 2021 17:30:32 +0000 https://www.radio1.pf/trophees-du-sport-vaiteani-vaki-candidate-n11/ SPORTS
<![CDATA[« Niveau comptabilité, je suis nul » : trois ans de prison pour avoir organisé son insolvabilité]]> https://www.radio1.pf/niveau-comptabilite-je-suis-nul-trois-ans-de-prison-pour-avoir-organise-son-insolvabilite/

©CP/Radio1

L’ancien patron de White Star Pacific, spécialisé dans le rachat d’or, comparaissait pour abus de confiance en récidive, et pour avoir organisé son insolvabilité afin d’échapper à une ancienne condamnation. Il a été relaxé du premier chef d’accusation, mais condamné à 3 ans de prison sur le second. Un autre dossier le concernant, dans lequel il est accusé de recel de vols de bijoux, est toujours à l’instruction.

C’est un casier bien rempli qui a été déroulé en préambule : depuis 2004, Gérard Israel, 67 ans, « né dans le milieu mafieux parisien » de l’aveu même de son avocat, a été condamné à plusieurs reprises, à Papeete et à Paris, pour abus de confiance, escroquerie ou encore association de malfaiteurs. Il est encore en attente de la fin de l’instruction d’une autre affaire liée à son activité de rachat d’or, dans laquelle il est accusé de recel de vol de bijoux.

Les faits qui occupaient le tribunal ce mardi concernaient d’une part un abus de confiance en 2016 sur une femme à qui Gérard Israel a vendu un faux diamant et soutiré plus de 10 millions de Fcfp, et d’autre part l’organisation de son insolvabilité pour échapper aux saisies, suite à l’une de ses condamnations en France pour avoir escroqué Airbus. Il devait 143 millions de Fcfp à l’avionneur pour une arnaque au recyclage de métaux, qu’il n’avait jamais payés mais tout de même revendus… (« Une erreur de numéro de registre du commerce », assure-t-il). Ce n’est qu’à l’occasion de l’affaire du rachat d’or qu’Airbus retrouve sa trace à Tahiti, explique Me Jourdainne qui représente le constructeur aéronautique.

« Comme j’ai pas fait d’études, je suis nul. Je sais acheter, je sais vendre, mais au niveau comptabilité je suis nul », dit Gérard Israel au juge à qui il explique sa vie : « 33 ans de cocaïne à 3, 4 grammes par jour. J’ai passé un an à Sainte-Anne (hôpital psychiatrique à Paris, ndlr), mais je m’en suis sorti ». Il se lance dans la vente de meubles et le rachat d’or à Tahiti, et le naturel revient au galop.

Faux diamant et prêt « au black »

Lorsqu’on lui présente Madame D., amatrice de bijoux, les premières opérations se déroulent à la satisfaction des deux parties, même si elle voit bien que Gérard Israel entrepose ses pierres dans le climatiseur de son bureau et qu’elles n’ont pas de certificat d’authenticité. Elle lui avance quand même plus de 10 millions de Francs soi-disant pour son affaire de meubles, et lui achète un « diamant » qui est en réalité en moissanite. Gérard Israel assure qu’il l’ignorait. Elle porte plainte, et les enquêteurs découvrent une comptabilité inexistante, mais un train de vie confortable. Gérard et sa femme vivent à l’hôtel, partent en vacances à six reprises aux États-Unis avec leurs enfants, et roulent en voiture de location : « Je ne pouvais pas acheter de voiture, elle se serait fait saisir parce que j’avais des dettes. » « Donc vous reconnaissez l’infraction ? » « Si vous le dites. » Le tout payé par ce qu’il faut bien appeler un complice, absent de la procédure : « On avait un accord, c’est lui qui m’avançait et je lui donnais un peu d’espèces. Je lui donnais aussi des bijoux, bien souvent ».

Son avocat, Me Dubois, maintient que son client n’a pas sciemment organisé son insolvabilité, que certaines accusations « ne tiennent pas la route » et que le parquet essaye de « charger la mule », même si certains faits ne sont pas contestés. Il plaide les difficultés d’un homme qui a une femme et deux enfants à charge : « C’est sûr qu’il n’a pas le profil de quelqu’un qu’on va employer, il fait ce qu’il peut, et il est malade ».

«C’est un escroc, c’est tout ce qu’on peut dire », déclare le procureur dont les réquisitions n’ont pas duré plus de trois minutes : il demande trois ans d’emprisonnement. C’est la condamnation que le tribunal a prononcée, pour l’organisation d’insolvabilité, mais Gérard Israel a été relaxé de l’accusation d’abus de confiance et n’a pas à rembourser Airbus. Il a également écopé d’un mandat de dépôt différé, et sera incarcéré le 3 février prochain.

 

 

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Wed, 20 Jan 2021 04:53:56 +0000 https://www.radio1.pf/niveau-comptabilite-je-suis-nul-trois-ans-de-prison-pour-avoir-organise-son-insolvabilite/ JUSTICE
<![CDATA[Salon du tourisme : plus de 15 000 billets promotionnels en vente dès lundi]]> https://www.radio1.pf/salon-du-tourisme-plus-de-15-000-billets-promotionnels-en-vente-des-lundi/

Privé de stands et de chapiteaux à Mamao, le Salon du Tourisme se fera uniquement à distance. Pour l’occasion, il a été avancé à ce lundi 25 janvier et durera jusqu’au 7 février. Air Tahiti, les pensions et les hôtels assurent qu’ils « joueront le jeu » : il s’agit de « remplir une basse saison qui s’annonce très difficile ».

L’épidémie de Covid avait déjà obligé le salon de septembre dernier à s’exporter sur la toile. Les résultats avaient été mitigés, certains prestataires réussissant à percer dans l’environnement numérique, quand d’autres n’avaient pas réussi à retrouver leurs chiffres habituels. Mais cette édition « @ distance » sera « différente », assure Jean-Marc Mocellin. Cette fois, « on avait anticipé les choses », explique le directeur de Tahiti Tourisme. Les promotions et visuels des exposants avaient été récoltés en amont et ces derniers n’ont qu’à « confirmer leur participation » au salon en ligne pour pouvoir y être représentés. D’autres acteurs pourraient s’ajouter (pour 15 000 à 17 000 francs de participation), et le GIE vise, au final, plus 200 hôtels, prestataires ou pensions présentes sur le site salondutourisme.pf la semaine prochaine. Un site qui a été réétudié pour faciliter le choix des clients et pour permettre une réservation et un paiement plus aisé :

Pas question de ruminer l’interdiction du salon physique donc, même si Tahiti Tourisme y a laissé au moins 10 millions de francs en frais d’annulation. L’idée est bien d’engranger des réservations pour éviter que tout un secteur ne boive la tasse. « Le mois de février a toujours été sensible parce qu’il répond aux besoins de la basse saison, qui s’étend jusqu’à avril, reprend Jean-Marc Mocellin. Mais cette édition sera particulièrement cruciale ».

Niveau de réservation « historiquement bas »

Malgré la réouverture des vols en juillet – « un choix courageux, qui a sauvé pas mal de structures », estiment les hôteliers – la clientèle locale a été vitale pour le secteur touristique, surtout en fin d’année. « Elle est toujours importante, mais cette fois elle est indispensable », note Christophe Guardia, coprésident du Conseil des professionnels de l’hôtellerie. Le rebond de la pandémie mondiale et le durcissement des règles de voyages dans le monde entier – dont celle des États-Unis la semaine prochaine – font craindre une chute des arrivées extérieures. « Le mois de janvier va être en demi-teinte parce qu’on a eu la chance d’avoir deux semaines de vacances scolaires en Polynésie, reprend le directeur du Tahiti by Pearl Resorts. Mais en février et mars, les chiffres sont historiquement bas, avec un petit redémarrage timide en avril et peu de visibilité par la suite ».

Remplir les carnets de réservations, voilà donc l’objectif. Pour cela, le Salon du Tourisme garde la même recette : des promotions taillées sur-mesure par chaque prestataire, et doublées de réductions sur les vols vers les îles. « On a appelé tous nos adhérents à participer et à jouer le jeu, explique Mélinda Bodin, de l’Association du tourisme authentique, qui regroupe plus de 200 pensions et établissements familiaux. Et on sait qu’on peut compter sur Air Tahiti pour faire sa part ».

15 000 à 17 000 billets promotionnels

Pour la compagnie, effectivement, pas question que cette édition numérique se fasse au rabais. « On a simplement répliqué ce qu’on fait en présentiel », explique Moearii Darius, cheffe du service marketing d’Air Tahiti. Un site spécifique a été mis en place pour effectuer les premières réservations. Les prix classiques et les prix « package » (de l’ordre de – 50% avec des nuitées dans une pension, et -45% pour un hôtel ou une croisière), sont alors affichés. Le tarif n’est définitivement validé qu’après réservation, sur le site du Salon du Tourisme, de l’hébergement correspondant, et fourniture du justificatif à Air Tahiti. « Ce fonctionnement n’aurait pas été possible sans notre nouvelle plateforme de réservation », reprend la responsable qui rappelle que les réservations peuvent aussi se faire par téléphone au 40.86.42.42. La compagnie s’est dotée d’une trentaine de commerciaux supplémentaires – dont certains de ses agents mobilisés directement dans les îles – pour faire face à la demande. Y’en aura-t-il pour tout le monde ? Moearii Darius se dit confiante : « Nous avons de l’ordre de 15 000 à 17 000 places disponibles à la vente pour ce salon, toutes sur la période allant du 11 février au 30 avril ».

Le Salon du Tourisme sera ouvert à partir du 25 janvier, 8 heures, sur le site salondutourisme.pf et sur le site airtahiti.pf.

 

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Wed, 20 Jan 2021 04:21:50 +0000 https://www.radio1.pf/salon-du-tourisme-plus-de-15-000-billets-promotionnels-en-vente-des-lundi/ SOCIÉTÉ
<![CDATA[Édouard Fritch sur la nouvelle armurerie : « Si j’avais été consulté, ce serait niet »]]> https://www.radio1.pf/edouard-fritch-sur-la-nouvelle-armurerie-si-javais-ete-consulte-ce-serait-niet/
Lors de ses vœux au Cesec, ce mardi matin,
Édouard Fritch a donné sa position dans le débat sur l’ouverture d’une armurerie à Papeete, qui serait « la huitième » en Polynésie. Le dossier, pourtant, ne concerne pas le Pays, mais est « en instruction » au Haussariat.

« En tant que pays de paix et apprécié pour cela, l’ouverture d’un huitième magasin d’armes à feu, à proximité d’un grand collège et lycée de Papeete, est décalée dans le contexte actuel, a-t-il déclaré. Le Pays est opposé à l’ouverture de tout commerce d’armurerie ». Voilà la « parenthèse » remarquée – et même applaudie – que le président du Pays a ouverte à l’occasion de la présentation de ses vœux devant le Cesec. Une façon d’intervenir dans le débat qui fait rage sur les réseaux sociaux sur l’ouverture d’une nouvelle armurerie à Papeete, depuis que le projet a été présenté sur TNTV. « Si j’avais été consulté, ça serait niet », a ajouté le président après la séance.

Édouard Fritch s’adressait aussi, en creux, au Tavini Huiraatira qui s’interrogeait dans un communiqué, hier : « Comment un tel projet a-t-il pu être favorablement considéré par le gouvernement du Pays, le service des affaires économiques et le maire de Papeete ? » Réponse : « C’est un outil de compétence d’État, je crois que le statut prévoit que la commune de Papeete a été ou sera consultée mais le Pays non, note le président. Effectivement, il y a là quelque chose à regarder ».

Hier, le Haut-commissariat rappelait que des règles très strictes encadraient l’ouverture de nouvelles armureries comme la vente d’armes aux particuliers. Et qu’aucune autorisation n’avait été donnée pour le moment pour ce commerce « d’armes et de munitions de catégorie C et D ». Le dossier est « en cours d’instruction administrative ». C’est donc surtout à l’État que s’adresse la pétition lancée dimanche sur les réseaux sociaux et qui a déjà récolté 1 500 signatures. « En ces temps troublés qui arrivent, où notre économie va de plus en plus mal, ce type de commerce ne peut être accepté par la population au risque de voir la prolifération d’armes, de vols et de violence », peut-on lire.

Des conditions strictes pour ouvrir une armurerie :

Dans un communiqué, le Haussariat a rappelé que le code de sécurité intérieure imposait deux conditions préalables pour ouvrir une armurerie :

1) La personne physique ou le représentant légal de la société doit être titulaire d’un agrément délivré par l’État, d’une durée de validité de 10 ans. Cet agrément est délivré au regard des compétences professionnelles du demandeur. Ainsi, le dirigeant du commerce doit présenter soit un diplôme d’armurier, soit un certificat de qualification professionnelle délivré par la FEPAM (Fédération professionnelle des métiers de l’arme et de la munition de chasse et de tir), soit un diplôme de niveau IV, soit tout document justifiant d’une expérience d’au moins six ans dans le métier de l’armurerie. Dans ces deux derniers cas, chacun de ces établissements doit obligatoirement comprendre au moins un salarié titulaire du diplôme d’armurerie ou du certificat de qualification professionnelle. Le demandeur doit en outre déclarer sur l’honneur qu’il ne fait l’objet d’aucune interdiction d’exercer une profession commerciale. Enfin, l’agrément peut être refusé si le demandeur a été condamné à une peine d’emprisonnement mentionnée sur son casier judiciaire ou lorsque sa délivrance apparaît de nature à troubler l’ordre ou la sécurité publics.

2) La personne physique ou le représentant légal de la personne morale doit également solliciter une autorisation d’ouverture de commerce d’armes et de munitions de catégorie C et D auprès du Haut-commissariat. L’avis du maire du lieu d’implantation est sollicité et une enquête est réalisée par les forces de l’ordre pour s’assurer que la protection du local contre le vol et l’intrusion est suffisante, que les modalités de conservation des armes et munitions prévues par le code de la sécurité intérieure sont mises en œuvre et qu’aucun risque pour l’ordre ou la sécurité publics n’est identifié. L’autorisation d’ouverture peut être suspendue ou retirée par décision administrative à tout moment si l’exploitant manque à ses obligations.

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Wed, 20 Jan 2021 00:00:22 +0000 https://www.radio1.pf/edouard-fritch-sur-la-nouvelle-armurerie-si-javais-ete-consulte-ce-serait-niet/ SOCIÉTÉ