RSS Actus Radio1 | Radio1 Tahiti https://www.radio1.pf/custom-rss/rss-actus-radio1/ Flux RSS utilisé pour la newsletter Radio1 au 2021-04-11 - nb: 12 en-us webmaster@radio1.pf (Radio1) <![CDATA[Appel à projets en faveur de la biodiversité]]> https://www.radio1.pf/appel-a-projets-en-faveur-de-la-biodiversite/ L’Office français de la biodiversité et ses partenaires lancent leur 11e appel à soutien d’initiatives en faveur de la biodiversité des outre-mer dans le cadre du programme Te Me Um. Trois types d’initiatives seront soutenus. Les candidats ont jusqu’au 13 mai pour envoyer leur proposition.

Depuis plus de 12 ans, Te Me Um (TErres et MErs UltraMarines) accompagne les acteurs de la biodiversité des territoires ultra-marins français, favorise la coopération entre acteurs et facilite la mise en oeuvre d’actions pour la conservation de la biodiversité. C’est donc le 11e appel à projets en faveur de la biodiversité des outre-mer dans le cadre de ce programme. Les micro-projets, les compagnonnages et les projets partenaires, ce sont les trois types d’initiatives ouverts aux acteurs de la biodiversité localisés en outre-mer (associations, collectivités, ONG…).

Concernant les micro-projets, Te Me Um souhaite accompagner les petites initiatives en faveur de la préservation de la biodiversité en outre-mer, afin de favoriser un effet levier à la mise en place d’actions dans la perspective d’un projet plus ambitieux ou de compléter les financements sur une opération plus importante (le montant maximal de l’aide est de 10 000 euros, soit 1,2 million de Fcfp).

Sur les compagnonnages, Te Me Um vise à renforcer les compétences des acteurs de la biodiversité ultramarine. Le compagnonnage se déroule sur une période d’une ou deux semaines pendant laquelle un professionnel travaillant pour un espace naturel est accueilli par une autre structure sur un autre espace naturel dans le but d’échanger et d’acquérir ou perfectionner des compétences spécifiques. C’est un système de croisement des forces et d’immersion professionnelle (le montant maximal de l’aide est de 5 000 euros, soit 590 000 Fcfp).

Enfin, sur les projets partenaires, Te Me Um permet de soutenir les initiatives en faveur de la préservation de la biodiversité d’outre-mer. Seuls les membres de Te Me Um ou les référents locaux sont éligibles. Il est également nécessaire de coopérer avec un membre du réseau ou un référent local pour bénéficier de l’aide (le montant maximal de l’aide est de 20 000 euros, soit 2,4 millions de Fcfp)

Les intéressés ont jusqu’au 13 mai 11h59 (heure locale) pour déposer leur candidature. Le dossier de candidature simplifié et dématérialisé. Le réseau d’acteurs Te Me Um est disponible pour conseiller les candidats dans leur démarche, en cas de besoins alice.bello@ofb.gouv.fr +594 (0)6 94 42 22 22 (ou contacts) et enfin, 100% de la subvention est versée après signature de la décision d’aide, ce qui évite au porteur d’avancer les frais liés au projet.

Plus d’infos : le site Internet de Te Me Um.

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Sun, 11 Apr 2021 01:55:51 +0000 https://www.radio1.pf/appel-a-projets-en-faveur-de-la-biodiversite/ ENVIRONNEMENT
<![CDATA[Une vingtaine de personnes à la marche pro-vaccination du Sdiraf]]> https://www.radio1.pf/une-vingtaine-de-personnes-a-la-marche-pro-vaccination-du-sdiraf/ Émile Vernier-Sdiraf

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Le Sdiraf n’a pas eu beaucoup de succès pour sa marche organisée ce samedi matin, en soutien au masque et au vaccin. Mais les manifestants se sont consolés en voyant le public nombreux à aller se faire vacciner à la présidence.

Il n’était qu’une petite vingtaine à marcher derrière Émile Vernier, éloignés les uns des autres pour respecter la distanciation, masqués et déterminés à se faire entendre. « On n’aurait été que deux que j’aurai quand même manifesté », a expliqué Émile Vernier. Le président du Sdiraf a organisé ce samedi matin une marche « en soutien au port du masque et au vaccin », déposant un courrier aux autorités du Pays : l’assemblée, la présidence et le haut-commissariat. Seul le dernier a répondu, recevant trois représentants des manifestants pendant plus d’une heure. « Garantir l’arrivée de 15 000 doses de vaccin par semaine sur les prochains mois, empêcher les complotistes de faire de la propagande anci-vaccin, faire appel à l’armée pour accélérer la vaccination, mettre en place un passeport vaccinal, faire payer l’hospitalisation d’une personne malade si celle-ci a refusé la vaccination, et n’autoriser que les touristes vaccinés à entrer en Polynésie française », étaient sur la liste des propositions ou recommandations faites aux autorités. Reçu par le directeur de cabinet du haut-commissaire, Cédric Bouet, Émile Vernier est apparu plutôt satisfait par les échanges.

Le président du Sdiraf reconnait qu’il est difficile de contrer les complotistes voire même de discuter avec eux. Lui-même a été la cible d’attaques sur Internet avec des commentaires particulièrement virulents. « Toutes les attaques que j’ai subi sur Facebook… Et de citer ce qu’il a lu ou entendu : ‘Le vaccin c’est pour tuer les gens, ils t’inoculent une puce…’ c’est du n’importe quoi ! J’ai répondu à quelques-uns mais là ça ne m’intéresse plus, ce n’est pas la peine. En plus, ils utilisent des pseudo, moi je ne me cache pas ! » Émile Vernier ne veut obliger personne à se vacciner mais à chacun à prendre ses responsabilités et surtout il souhaitait dénoncer l’irresponsabilité d’appeler à ne pas se faire vacciner. « Ceux qui ne veulent pas être vaccinés, c’est leur problème, mais qu’ils ne voyagent pas », s’énerve-t-il. Et surtout qu’ils ne tombent pas malades car Émile Vernier veut qu’ils payent eux-même la note en cas d’hospitalisation. Il a demandé au directeur de cabinet du haut-commissaire d’agir concrètement contre ceux qui refusent le vaccin ou qui manifestent contre.

A la présidence, la petite assemblée restera derrière les grilles. On leur a répondu que le président était absent et qu’ils ne pouvaient pas être reçus. La marche du Sdiraf n’a pas eu beaucoup de succès mais les manifestants se sont consolés de voir le public venir nombreux au vaccinodrome de la présidence.

Emile Vernier - Sdiraf

©LR

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Sun, 11 Apr 2021 01:20:47 +0000 https://www.radio1.pf/une-vingtaine-de-personnes-a-la-marche-pro-vaccination-du-sdiraf/ SANTÉ
<![CDATA[Vacciner plus grâce aux vaccinodromes]]> https://www.radio1.pf/vacciner-plus-grace-aux-vaccinodromes/ vaccin covid-19

©LR

Si la file était longue dès 7h30 du matin au vaccinodrome de la présidence, elle s’est rapidement fluidifiée. Si bien que les organisateurs appelaient le public à venir dès ce samedi (jusqu’à 16h) ou dimanche (entre 8h et 12h).

Les centres de vaccination étant plutôt engorgés, une solution se dessine avec les opérations d’ouverture de vaccinodrome, notamment celui de la présidence, ouvert ce week-end. Une longue file patientait déjà à 7h30 du matin devant la présidence ce samedi mais celle-ci s’est rapidement fluidifiée et les professionnels de santé attendaient avec impatience leurs patients. Dès l’entrée, le public était dirigé en deux files distinctes : celle des premières doses et celle des deuxièmes doses. Puis tout s’est enchaîné très rapidement, à la grande satisfaction du ministre de la Santé, Jacques Raynal, présent sur place. Le renforcement des équipes a permis une plus grande efficacité de l’opération.

Le ministre a profité de cette visite pour remercier les bénévoles, médecins et infirmiers, venus faire les injections. Au même moment, le Sdiraf, le syndicat de défense des intérêts des retraités actuels et futurs, manifestait dans la rue, réclamant plus de moyens pour accélérer la vaccination et dénonçait le bénévolat : « Si les gens étaient payés pour faire les vaccins, cela irait encore plus vite ! » a notamment expliqué Émile Vernier, président du Sdiraf. « Ce sont des difficultés administratives », a répondu le ministre qui annonce que « la question est en cours de règlement ».

Une fois vaccinées, les personnes restaient un petit quart d’heure sous surveillance puis repartaient de la présidence avec leur carnet de vaccination. Avec la réouverture des frontières qui se profile à l’horizon du mois du mai, les autorités misent sur la vaccination pour accueillir des visiteurs, comme visiblement l’ensemble des États. La vaccination permettra de voyager plus facilement.

La prochaine opération de ce type est programmée au week-end prochain à Mataiea car cela fonctionne : « Les gens occupés dans la semaine viennent le samedi et le dimanche », constate Jacques Raynal. Le ministre rappelle également que la multiplication de ces événements est prévue avec « un calendrier qui s’étale sur deux mois et six opérations de ce genre déjà programmées » afin d’obtenir un taux de personnes vaccinées suffisant pour que la situation se normalise (voir le calendrier ici).

• Le vaccinodrome de la présidence est ouvert à tous (première et seconde dose) jusqu’à 16h ce samedi et de 8h à 12h ce dimanche.

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Sat, 10 Apr 2021 21:56:58 +0000 https://www.radio1.pf/vacciner-plus-grace-aux-vaccinodromes/ SANTÉ
<![CDATA[Centrale à gaz : le Pays oriente les études vers Papenoo]]> https://www.radio1.pf/centrale-a-gaz-le-pays-oriente-les-etudes-vers-papenoo/ Chargée de travailler sur une unité de production électrique au gaz, EDT-Engie avait proposé plusieurs localisations. Papeete et Faratea ayant été écartées par le Pays, c’est vers Papenoo que les études vont être dirigées. « Rien n’est fait », mais les autorités semblent plus que jamais convaincues de l’intérêt de cette nouvelle centrale.

Le projet est sur la table depuis longtemps, et il avait été confirmé à l’occasion du plan de relance « Cap 2025 » en septembre dernier. En plein effort de développement des énergies renouvelables, le Pays cherche aussi à diversifier le parc thermique de Tahiti. Aux côtés du gazole de la centrale de la Punaruu, qui a fini sa conversion en début d’année, et à celui de la centrale de Vairaatoa, qui a commencé un long processus de démantèlement, les autorités voudraient ajouter une production au gaz. Vu les difficultés pour créer un réseau de gaz naturel, c’est la piste du propane qui est évoquée. Un autre combustible d’origine fossile, donc, mais qui suit des cours différents de ceux du gazole ou du fioul, et dont les promoteurs insistent sur les émissions « limitées » de gaz polluants. Surtout, la production d’une centrale à gaz présente l’avantage d’être ajustable très rapidement. Un gain de réactivité qui permettrait de compenser un soudain pic – ou une chute – de production solaire ou hydroélectrique. Du côté du gouvernement, aucun doute : le gaz est « nécessaire » pour le développement des énergies renouvelables.

Études de faisabilité en cours

Reste à développer le projet. Tout n’est pas à faire puisque EDT-Engie avait déjà mené des études sur l’intérêt économique ou environnemental d’une telle production ainsi que sur les possibilités d’approvisionnement. Le Pays a lui-même lancé deux études sur le potentiel d’une centrale électrique au gaz. La première montrerait que l’approvisionnement d’une centrale est possible, pour un coût qui ne remet pas en cause les équilibres actuels du réseau électrique tahitien. La seconde, toujours en cours, est une étude plus poussée sur la « faisabilité technico-économique » du projet, un temps estimé à « 1,5 à 2,5 milliards de francs ». Elle devra permettre de choisir des orientations technologiques et de dimensionnement. Pas question de lancer « une nouvelle Punaruu », qui produit 40% de l’électricité de Tahiti. Mais l’unité de production doit tout de même permettre « de soulager certains groupes » de la centrale Émile Martin. Certains parlaient l’année dernière de 50 à 100 GWh de production annuelle, pour une consommation totale d’un peu plus de 500 GWh à Tahiti en 2019.

Un terrain repéré à Papenoo

En attendant les rapports d’experts, c’est sur un site potentiel que planche EDT. La filiale d’Engie – un groupe né de la fusion de Suez et de Gaz de France – avait posé trois options sur la table, la première était celle d’une centrale à Papeete. Une installation à Motu Uta était un temps vue d’un bon œil par les autorités en ce qu’elle présentait l’avantage d’être tout près du lieu de déchargement et de stockage actuel du gaz à Tahiti. La solution a finalement été écartée par le Pays, qui préfère voir ce nouvel instrument de production électrique s’éloigner des centres urbains. L’option d’une installation à Faratea, où les autorités veulent développer une technopole aquacole, n’a pas non plus été jugée opportune. Le Pays a donc demandé à EDT d’orienter ses prospections sur la troisième option sur la table, celle de Papenoo. Pas si loin des grands centres de consommation d’électricité, pas si proche, en revanche, des centres de stockage actuels… Rien n’est définitivement arrêté, ni sur le lieu, ni sur l’approvisionnement en gaz, qui devrait représenter un défi logistique et un intérêt concurrentiel. Le Pays garde quoiqu’il arrive la main sur le dossier et pourrait d’ailleurs procéder, à l’avenir, par « appel à projets ». D’après nos informations, les techniciens d’EDT ont tout de même visité un terrain situé entre l’embouchure de la Papenoo et Nivee. À la mairie de Hitiaa O te ra on dit avoir entendu parler du projet, mais ne pas avoir encore été officiellement consulté. « Ca nous intéresse, mais on attend d’en savoir plus », explique le tavana Henri Flohr, qui parle « d’opportunités de développement », en terme d’emplois et de fiscalité. Cette nouvelle centrale, si elle était validée techniquement et politiquement, prendrait encore 2 à 3 ans pour sortir de terre.

Un appel à projet pour 30 MWc de fermes solaires

Rachat des parts d’EDT dans la Tep, médiations de la CRE sur la concession de Tahiti-Nord… Lors de sa conférence de presse de mercredi, Yvonnick Raffin a évoqué plusieurs projets en rapport avec son portefeuille de l’énergie. Et a notamment annoncé que des appels à projets sur des fermes photovoltaïques avec batterie allaient être lancés « d’ici la semaine prochaine ». Les projets sélectionnés devraient atteindre une puissance cumulée de 30MWc (mégawatt-crète). Soit, dans des conditions d’ensoleillement parfaites, « l’équivalent de deux groupes électrogènes de la Punaruu », explique le ministre, qui attend « le premier kilowattheure sur le réseau pour début 2023 ». Alors que le solaire ne représente que 5,8% de la production électrique en Polynésie, principalement grâce à des installations sur les toits, plusieurs groupes et promoteurs ont fait connaitre leur volonté d’investir dans des fermes de plus grande ampleur. Des projet qui ont été mis en suspens par le Pays le temps de créer un cadre règlementaire et de s’assurer que le réseau pouvait techniquement supporter ces moyens de productions très variables. Les nouvelles fermes, financés par le privé, et amortis sur la revente de l’électricité produite, devraient permettre d’enfin avancer vers les objectifs du plan de transition énergétique, qui vise 75% de renouvelable dans la production électrique en 2030, contre 28,8% aujourd’hui (35,9% à Tahiti). 30MWc de fermes solaires avec batterie pourraient représenter jusqu’à 7 points de renouvelable supplémentaires à Tahiti.

 

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Sat, 10 Apr 2021 04:31:25 +0000 https://www.radio1.pf/centrale-a-gaz-le-pays-oriente-les-etudes-vers-papenoo/ SOCIÉTÉ
<![CDATA[Les étudiants de l’UPF mobilisés pour la défense des lori]]> https://www.radio1.pf/les-etudiants-de-lupf-mobilises-pour-la-defense-des-lori/

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Le parc Aorai Tini Hau est doté depuis jeudi d’affiches d’information et de sensibilisation sur la protection des lori endémiques de Polynésie. C’est le fruit d’un projet d’étudiants en géographie, qui espèrent que ces affiches soient largement diffusées.

Les étudiants en 2e année en licence de géographie à l’Université de la Polynésie française ont mené un travail multidisciplinaire sur les loris du fenua : une approche à la fois environnementale, historique, culturelle et artistique, économique… qui a abouti à la réalisation de panneaux de sensibilisation pour le grand public. Les premiers ont été installés  jeudi par le Service des parcs et jardins à Aorai Tini Hau.

« Au début, presque aucun étudiant ne connaissait le vini ‘ura », reconnait Anthony Tchékémian, maître de conférences en géographie et responsable pédagogique du projet, « l’idée était donc de permettre aux jeunes Polynésiens de se réapproprier ce patrimoine pour mieux le défendre demain. »

« Concrètement, on les a fait travailler comme des bureaux d’études, sur des thématiques en lien avec l’oiseau, explique l’enseignant. Les étudiants ont étudié aussi bien les impacts des activités humaines sur la préservation des lori –  développement urbain, agriculture et sylviculture, tourisme – que la trace des oiseaux dans l’art et la culture polynésienne dans les contes, les chants, les danses.

Si d’autres municipalités souhaitent diffuser ces panneaux d’information dans des lieux publics, « on se tient à leur disposition pour leur présenter le travail des étudiants, et si  les posters les intéressent, ce serait formidable parce que l’université, elle est là aussi pour s’adresser à la population, et communiquer sur les mesures qu’on pourrait mettre en place », conclut Anthony Tchékémian.

©DR

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Sat, 10 Apr 2021 01:03:17 +0000 https://www.radio1.pf/les-etudiants-de-lupf-mobilises-pour-la-defense-des-lori/ EDUCATION
<![CDATA[La vague de deuxièmes doses engorge les centres de vaccination]]> https://www.radio1.pf/la-vague-de-deuxiemes-doses-engorge-les-centres-de-vaccination/

Après le bond des premières injections il y a quelques semaines, plusieurs milliers de Polynésiens doivent désormais faire leur rappel de vaccin anti-Covid. Malgré les annonces de renfort de la présidence, les centres de vaccination ont du mal à suivre, par manque d’effectifs plus que par manque de doses.

Il y a presque un mois, le 11 mars, Édouard Fritch créait la surprise en annonçant l’ouverture à tous de la campagne de vaccination. Plus de phases, plus de priorités… et plus de 10 600 premières doses injectées les deux semaines suivantes. Des volontaires qui se présentent depuis le début de semaine dans les centres de vaccination, armés de leur certificat de vaccination, et du petit papier qui y est attaché, indiquant la date de leur rappel. Une affluence importante pour des capacités de prises en charge toujours limitées. De quoi créer de longues files d’attente – une cinquantaine de personnes devant plusieurs centres ce matin – et des frustrations.

Pas de rendez-vous et pas de contrainte de délai

« Mon épouse était convoquée pour sa deuxième injection, elle a été refoulée », explique Bernard, qui s’est rendu au centre de Faa’a hier. « Plus assez de doses » en milieu de matinée, « pas assez de personnel » dans l’après-midi, malgré les avis de la plateforme Covid qui l’encourageait à retenter sa chance, avec sa compagne, dans le même centre. « On lui a dit de revenir attendre à partir de 6 heures du matin, reprend-il. On lui a dit : ‘s’il y a assez de doses on vous vaccinera et sinon, vous n’avez qu’à aller à la présidence parce qu’ils ont plus de moyens, plus de médecins’. C’est inadmissible, comme discours« .

À la direction de la Santé, on est plus que conscient de ces difficultés. Et on rappelle que les dates transmises lors de la première injection ne sont pas synonymes de rendez-vous, mais seulement d’un délai « minimal » à respecter avant le rappel, les fameux 21 jours. « Si la seconde injection est faite plus tard, après 4, 5, ou 6 semaines, ça n’enlève rien à l’efficacité du vaccin », rappelle un spécialiste. Des informations qui n’ont visiblement pas été clairement transmises à tous les volontaires. Mais même si le délai peut s’allonger, la demande reste très pressante : 15 700 personnes sont déjà en attente de leur rappel et beaucoup cherchent à être pleinement vaccinés avant la réouverture des vols, annoncée par la présidence pour le 1er mai.

Des annonces politiques « déconnectées » du terrain

Qu’est ce qui freine ? Pas les doses, l’État ayant augmenté à 9 000 la dotation hebdomadaire du pays la semaine passée, et devrait monter à 15 000 d’après les engagements d’Emmanuel Macron auprès d’Édouard Fritch. La montée en cadence de la campagne bute plutôt sur la logistique – l’acheminement des doses vers les centres est complexe vu les contraintes de conservation – et surtout sur la disponibilité de personnel. Mardi, pourtant, le président a assuré mercredi que les plages horaires allaient être étendues, les équipes « renforcées », voire « doublées » dans certains centres. Des annonces qui ont agacé dans les rangs des soignants. « Il y a une volonté politique qui ne colle pas avec la réalité du terrain », commentait hier un médecin. « Le discours est en déconnexion avec les moyens mis à disposition », résume plus franchement un autre acteur de la campagne.

L’administration peine depuis plusieurs semaines à gérer les prestataires de santé qu’elle a mobilisés pour cette campagne. Certains d’entre eux accumulent des retards de paiement de plusieurs mois. Le ministère des Finances parlait récemment de problèmes « techniques » et « juridiques », plus que d’obstacle budgétaires, mais les nouveaux recrutements paraissent quoiqu’il en soit compliqués. C’est notamment la disponibilité des médecins qui pose problème. « Si on veut maintenir la qualité du service, faire des consultations pré-vaccinales, assurer le suivi de pharmacovigilance, on ne peut pas se passer de médecins », explique l’un d’entre eux. Or, comme le relatait La Dépêche ce matin, la situation est telle que certains centres – Pirae et Mahina notamment – ont dû fermer leurs portes par manque de docteurs capables d’assurer les consultations pré-vaccinales.

Au gouvernement, on indique que les problèmes d’effectifs et de paiements sont « pris au sérieux ». Édouard Fritch a déjà assuré que « l’administration allait s’adapter », sans plus de précision de calendrier. Mais aujourd’hui, ce sont bien les prestataires de santé qui sont en première ligne pour accueillir – ou éconduire – des volontaires qui oscillent souvent entre incompréhension et agacement. Un gros effort est tout de même fourni dans les centres, notamment sur les rappels. 3 000 seconde doses ont été injectées cette semaine (pour environ 2 500 premières injections) et le vaccinodrome organisé à la présidence ce weekend devrait s’adresser tout particulièrement – mais pas exclusivement, contrairement à ce qui avait été un temps annoncé – à ces porteurs de carnets de vaccination. Si les effectifs sont au rendez-vous.

 

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Sat, 10 Apr 2021 00:16:29 +0000 https://www.radio1.pf/la-vague-de-deuxiemes-doses-engorge-les-centres-de-vaccination/ SANTÉ
<![CDATA[Décès de Morton Garbutt]]> https://www.radio1.pf/deces-de-morton-garbutt/ Le fondateur et P-dg des armements Taporo est mort jeudi soir à l’âge de 87 ans.

Il avait créé et dirigé la Compagnie française maritime de Tahiti, consacrant sa carrière à la desserte des archipels avec notamment les navires Taporo. Morton Garbutt est décédé jeudi soir, à l’âge de 87 ans. Il avait aussi été le président de la CCISM, et consul honoraire de Norvège.

Édouard Fritch, dans un communiqué, a salué « un homme d’affaires discret, qui avait su s’imposer dans un secteur maritime difficile (…). Il laisse le souvenir d’un homme exigeant et travailleur (…) La Polynésie française perd un enfant du Pays et un grand chef d’entreprise. »

La veillée commence ce vendredi à 17 heures, à l’église Sacré-Cœur de Arue, où sera également célébrée la messe samedi à 12h30. L’enterrement aura ensuite lieu à 14h30 au cimetière communal de Pirae.

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Sat, 10 Apr 2021 00:01:34 +0000 https://www.radio1.pf/deces-de-morton-garbutt/
<![CDATA[La Polynésie espère ses « campus connectés » dans les îles]]> https://www.radio1.pf/la-polynesie-espere-ses-campus-connectes-dans-les-iles/ La Polynésie française est candidate à l’ouverture de « campus connectés », un dispositif national du Programme d’investissements d’avenir porté par le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et la Caisse des dépôts. Le premier pourrait voir le jour à Raiatea. 

« L’idée c’est d’en avoir dans chacun des archipels, dit le président de l’UPF Patrick Capolsini, un lieu connecté en haut-débit, avec du matériel, avec quelqu’un qui sera là pour soutenir les étudiants. Ils pourront suivre un certain nombre de formations initiales, dans un premier temps celles de l’Université de la Polynésie française, et ensuite on élargira. » Les formations continues pourraient suivre.

Faire des études sans quitter son île, sans devoir trouver les fonds pour le logement, le transport, la nourriture, ce pourrait être bientôt possible grâce au premier campus connecté de Polynésie. L’Université de la Polynésie française ambitionne de monter une antenne à Raiatea, où les élèves pourraient suivre une formation par visio-conférence. « Surtout les formations initiales dans un premier temps, pour la mise en place, précise Patrick Capolsini. Ensuite on pourra ouvrir à la demande, selon ce que les gens dans les archipels vont demander. »

Ce dispositif lancé en 2019 a déjà donné naissance à 31 campus connectés. L’un d’eux verra d’ailleurs bientôt le jour à Wallis-et-Futuna, pour un budget de 80 millions de Fcfp.

Le résultat de l’appel à projet auquel la Polynésie a répondu est attendu pour la fin du mois. Si le fenua est choisi pour ce projet, l’ouverture du campus connecté de Raiatea se fera à la prochaine rentrée universitaire.

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Fri, 09 Apr 2021 23:18:43 +0000 https://www.radio1.pf/la-polynesie-espere-ses-campus-connectes-dans-les-iles/ EDUCATION
<![CDATA[Le nouveau visage de Pepena, ce soir au Grand théâtre]]> https://www.radio1.pf/le-nouveau-visage-de-pepena-ce-soir-au-grand-theatre/

©Pepena

C’est l’effervescence à la Maison de la culture – Te Fare Tauhiti Nui, et pour cause ! Ce vendredi 9 avril auront lieu deux événements simultanés, dont un concert proposé par Pepena au Grand théâtre dès 19 heures. Le groupe annonce marquer par ce spectacle une nouvelle étape dans son projet artistique, et en l’absence de live streaming, on vous conseille vivement d’y être ! Il reste encore une centaine de places pour découvrir ou redécouvrir cet ‘esprit pacifique’ qui les caractérise, amplifié pour l’occasion par une formation de 6 musiciens. Rencontre avec Raimana Bareille, leader, et Alexandre Tenailleau, de TFTN.

Raimana Bareille, leader du groupe Pepena, annonce directement la couleur : « Nous amorçons un tout nouveau projet artistique avec ce concert qui n’a rien à voir avec ce qu’on fait habituellement en termes d’animations musicales. Le concept ’esprit pacifique’, c’est tout l’idée de nos compositions : ce qu’on fait est ancré au fenua avec le sourire, le soleil, avec la transmission, mais tout en s’inspirant de musicalités extérieures qui ne sont pas propres à la culture polynésienne. » Ce sera donc la première fois que Pepena se présentera sous ce jour-là ce soir.

Le set proposé dès 19 heures au Grand théâtre tournera autour de chansons connues ou inédites, en français, tahitien et anglais ; un aspect multilingue qui représente la Polynésie d’hier et d’aujourd’hui. Les morceaux déjà entendus du public seront réinterprétés d’une autre manière. Ce sera donc un concert dédié à la composition dans un esprit de renouveau.

« Être acteur de la culture, c’est aussi prendre des risques »

« L’idée était de faire quelque chose de différent à l’occasion de la reprise des spectacles, poursuit le leader du groupe. Être acteur de la culture, c’est aussi prendre des risques de cette manière-là. Nous allons partir sur de nouvelles bases et pour très longtemps. Si on n’amorce pas au plus vite cette formation, les choses risquent de ne pas se faire. » Habituellement, Pepena est composé de 4 personnes en format acoustique ; pour l’occasion ils seront plus nombreux, tournés vers quelque chose « d’organique et de polynésien ».

Ce concert, c’est une nouvelle étape que Pepena avait envie de franchir depuis longtemps, mais en étant pris dans le feu des animations. Maintenant, grâce à ce temps de silence, ils ont pu se recentrer et partir sur de nouvelles bases. De quoi attirer autant les fans de la première heure que des nouveaux auditeurs, sans oublier les familles avec enfants.

« En ce moment, on a tous un peu le trac, on est assez studieux sur l’élaboration du set, mais on est excités de pouvoir enfin le faire et de donner cet exemple-là à d’autres formations artistiques, de ne pas se contenter de ce qu’on pourrait avoir, mais d’essayer de proposer toujours plus. »

« Un spectacle à ne pas rater, vraiment différent » – Alexandre Tenailleau, chargé de communication à TFTN

Comment l’idée de ce nouveau projet de spectacle avec Pepena a-t-il germé ?

« Pour notre programme ‘Culture à l’affiche’, on a essayé de sonder les artistes qui avaient besoin de reprendre l’activité, ceux qui ont le plus souffert de la crise. Le groupe Pepena vit de sa musique, donc on les a contactés pour un spectacle en co-réalisation, c’est-à-dire qu’on leur apporte un soutien, ils ne payent pas la location de la salle, on s’occupe de la billetterie, de la communication, et puis à la fin il y a un partage des recettes. Cela permet vraiment aux artistes de se consacrer uniquement à la partie artistique et TFTN s’occupe de tout le reste. »

Sur la ligne artistique, le groupe a-t-il eu carte blanche ?

« Ils ont bien carte blanche sur toute la partie artistique, nous ne leur imposons que très peu de contraintes, y compris sur la durée du concert qui peut aller jusqu’à 3 heures de temps. On a bien sûr les playlists, on sait ce qui va se passer mais on n’intervient pas. C’est vrai que c’est très rare de voir Pepena dans une salle, on est habitués à les voir dans les bars, dans les hôtels, récemment en croisière sur l’Aranui. Vendredi soir, ils en profiteront vraiment pour faire quelque chose d’unique, il y aura deux musiciens en plus, donc ils seront six pour la première fois. Raimana nous laisse entendre que c’est une nouvelle aventure musicale qui commence à partir de ce concert, donc à mon avis il faut venir voir le spectacle pour savoir ce que va devenir Pepena dans les mois à venir. Des morceaux inédits, un nouvel album acoustique qui sort et qui va être présenté, des surprises. À mon avis c’est un spectacle à ne pas rater, ce sera vraiment différent de ce qu’ils proposent dans les bars. »

Y aura-t-il un live streaming ?

« Il y en avait bien un de prévu, mais Pepena a préféré faire ce concert en privilégiant les spectateurs qui feront le déplacement. La nouvelle aventure de Pepena va commencer à ce concert-là, ils parlaient d’essayer des choses, de voir comment le public va accueillir cette nouvelle étape artistique, ils ont donc demandé à ce qu’il n’y ait pas de captation pour ce premier concert mais pour un prochain. »

TFTN est vraiment engagé pour la reprise culturelle, comment se sont passés ces dernières semaines ?

« On est vraiment très occupés, on a eu trois semaines pour l’organisation, tout est opérationnel, la billetterie est disponible, ils ont répété hier, tout est prêt. Prenant en compte le fait que nous serons en demi-jauge pour le Grand théâtre, il reste encore environ 200 places disponibles, alors n’attendez plus. La billetterie sera ouverte le soir même sur place donc nous invitons le public à ne pas arriver trop tard. »

Il y aura plusieurs événements ce vendredi 9 avril, comment avez-vous pensé la communication ?

« On essaye de programmer des événements avec des publics différents pour que la communication soit bien différenciée. Il n’y aura jamais deux concerts le même soir par exemple. Donc là nous aurons une soirée humour (les 1supportables, déconseillé au moins de 16 ans, ndlr) avec 13 comédiens pour environ 200 places, dont encore 100 places disponibles avec une billetterie ouverte le soir même sur place. Faut pas hésiter à venir, ça promet ! »

 

 

Vendredi 9 avril, de 19 heures à 20h30

Grand théâtre de la Maison de la culture – Te Fare Tauhiti Nui

Tarif : 2 000 Fcfp

Tarif PMR, accompagnateur PMR et enfant de moins de 12 ans : 1 500 Fcfp

Gratuit pour les bébés de moins de 2 ans (sur présentation d’un billet “bébé”)

Billets en vente sur place et en ligne sur : www.maisondelaculture.pf

 

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Fri, 09 Apr 2021 19:27:41 +0000 https://www.radio1.pf/le-nouveau-visage-de-pepena-ce-soir-au-grand-theatre/ CULTURE
<![CDATA[« Macron nous a accordé une attention particulière », répète Édouard Fritch]]> https://www.radio1.pf/macron-nous-a-accorde-une-attention-particuliere-repete-edouard-fritch/

©CP/Radio1

Nucléaire, convention santé-solidarité, Air Tahiti Nui : dans son allocution à l’assemblée, Édouard Fritch est revenu sur ses échanges parisiens avec Emmanuel Macron.

Édouard Fritch met beaucoup d’espoirs dans la « table ronde de haut niveau » sur le nucléaire proposée par le Président de la République.  « Il m’a affirmé qu’il est aussi désireux de la vérité et de la justice sur ce sujet. Macron est un ami de la Polynésie. Il est très soucieux des bonnes relations que nous devons entretenir avec l’État », a-t-il répété ce jeudi à l’assemblée.

Cette table ronde sera lancée en juin à Paris par Emmanuel Macron lui-même, a déclaré Édouard Fritch devant les élus. Chacun des deux hommes nommera un animateur-coordinateur, l’un à Paris et l’autre à Tahiti. Une nomination qui doit être faite dans les prochains jours, mais le président du Pays dit ne pas encore savoir qui sera cette personne : « Je ne vous cache pas que ça va être compliqué ». Il faudra notamment trouver quelqu’un qui parle couramment le reo tahiti.

« Je lui en ai parlé clairement, dit Édouard Fritch. Les sujets débattus, ce ne sont pas que les indemnisations liées aux essais nucléaires, mais c’est aussi les conséquences sur l’économie polynésienne, les conséquences sur la société polynésienne. C’est un vaste sujet que nous devons préparer, pour qu’à Paris nous puissions poser les bonnes et vraies questions.  C’est pour cela que je n’ai pas souhaité qu’il vienne tout de suite – le voyage d’Emmanuel Macron est pour l’instant décalé de mai à fin août – parce que je crois qu’il faut lui laisser le temps de préparer ce voyage tellement important pour un Président de la République.»

Air Tahiti Nui : « On ne peut pas aller plus vite »

La « deuxième preuve » de cette attention particulière concerne ATN, dit Édouard Fritch. L’idée de la prise de participation de l’État au capital d’Air Tahiti Nui fait son chemin. « Ça fait un moment qu’on se bat. Nous avons écrit des lettres, nous sommes intervenus avec le haut-commissaire, le P-dg a tapé des pieds et des mains. J’en ai parlé avec le président Macron. Dans les 48 heures, notre ministre de Finances a rencontré les responsables du Comité interministériel de restructuration industrielle, 48 heures plus tard au Sénat vous connaissez la réponse (de Bruno Le Maire, ndlr) à la question de Teva Rohfritsch… on ne peut pas aller plus vite. »

Une convention santé-solidarité 2021-2025

De 2015 à 2020, l’État a versé 1,4 milliard de Francs par an pour contribuer à l’équilibre du RSPF. Un équilibre aujourd’hui retrouvé, mais une nouvelle convention va être signée avant la fin du mois d’avril, assure le président. En octobre dernier, lors d’un déplacement à Paris, le Pays s’était entendu annoncer par Olivier Véran une convention sur 3 ans, toujours à raison d’1,4 milliard par an. Ce devrait être un peu plus. Jeudi matin Édouard Fritch a annoncé que « le Premier ministre a donné mandat au haut-commissaire pour finaliser le projet de nouvelle convention santé solidarité 2021-2025, et qui devrait amener l’État à soutenir notre PSG à hauteur de 14 millions d’euros (1,67 milliard de Fcfp, ndlr) co-financés par les ministères des Outre-mer et de la Santé. » Ces fonds seront affectés à la prise en compte « de nouvelles problématiques sanitaires que sont la dépendance, les évacuations sanitaires internes et les équipements médicaux. »

« Je suis très optimiste sur la réouverture de nos frontières le 1er mai »

Autant d’avancées qui « marquent tout l’intérêt qu’accordent aujourd’hui le président de la République et Matignon à la Polynésie » et alimentent l’optimisme d’Édouard Fritch, « en particulier sur la réouverture de nos frontières le 1er mai. C’est vrai que tout n’est pas réglé, que nous sommes en train d’examiner nos protocoles. C’est normal. Mais je suis optimiste. »

 

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Fri, 09 Apr 2021 04:53:29 +0000 https://www.radio1.pf/macron-nous-a-accorde-une-attention-particuliere-repete-edouard-fritch/ ECONOMIE
<![CDATA[Edouard Fritch devant l’assemblée : le bilan pèse sur les perspectives]]> https://www.radio1.pf/edouard-fritch-devant-lassemblee-le-bilan-pese-sur-les-perspectives/

©CP/Radio1

L’ouverture de la session administrative a été marquée par le discours de politique générale du président du Pays. Retour sur quelques annonces.

Une année 2021 sous le signe d’une « dynamique déflationniste », après une crise qui a effacé 10% du PIB, soit « l’équivalent des acquis de la croissance depuis 2015 » chiffrés à 75 milliards : c’est le constat rappelé par Edouard Fritch en ouverture de son discours devant l’assemblée de la Polynésie qui ouvrait, ce jeudi matin, sa session administrative.

« Il ne faut pas que les banques traînent les pieds »

Il a donc rappelé les « 4 piliers » de la sortie de crise : plan de relance actuellement chiffré à 78,4 milliards de Fcfp sur 3 ans, vaccination, réouverture des frontières, et utilisation de l’épargne (les dépôts bancaires ont augmenté de 18,6% en 2020, atteignant 631 milliards au 31 décembre dernier). Cette épargne, et la politique monétaire volontariste de l’IEOM, donnent « des capacités d’intervention accrue aux banques pour financer des investissements. Dans ce contexte, j’appelle les banques à soutenir nos entreprises et les ménages dans leurs projets. » Car sur les derniers mois, les mobilisations d’emprunts ont baissé. À la suspension de séance, le président précisait : « Je ne pouvais pas ne pas le faire compte tenu des réserves que nous constatons aujourd’hui (…) Mais je crois que les banques s’y préparent. On va les rencontrer prochainement. »

L’emploi local, un chantier à terminer

Promulguée fin 2019, la loi sur la protection de l’emploi local n’a pas été mise en œuvre pour cause de crise. Le président promet d’avancer « sans tarder » sur les étapes préalables : création au mois de mai de la commission consultative  tripartite de l’emploi local (Pays-syndicats-patronat) et mise en place de l’observatoire de l’emploi au sein du Sefi.

Secteur primaire : halte au coco importé

La mesure ne suffira pas à inverser la balance commerciale, mais elle est hautement symbolique : le président veut interdire l’importation de lait de coco en boite et d’eau de coco en bouteille, ainsi que celle de filets de panga, ce poisson d’élevage en provenance, le plus souvent, du Vietnam.

Deux outils pour les plus fragiles  

Parmi les annonces du président du Pays, la création prochaine de « structures d’insertion sociale par l’activité économique » : elles permettront aux « publics les plus éloignés de l’emploi » de bénéficier d’un contrat en échange d’une activité d’intérêt général.

L’autre outil, à titre expérimental pour 500 familles de Tahiti et Moorea, sera une carte prépayée appelée Auti’a sur laquelle seront regroupées les différents versements d’aides sociales, « pour plus d’autonomie et de dignité pour ls familles en difficulté ».

Modernisation de l’administration : 900 mesures avant la fin de la mandature

Édouard Fritch est revenu sur les efforts de simplification administrative : le dernier séminaire des chefs de service, intitulé « faire simple », doit se traduire par « 126 engagements qui doivent être réalisés avant le 30 juin 2021 et plus de 900 mesures avant la fin de la mandature. »

 

Nuihau Laurey : « On a un vrai problème de visibilité »

©CP/Radio1

« Un discours long, avec beaucoup de généralités, des mesures qui avaient déjà été annoncées par le passé. La simplification administrative ça fait à peu près dix ans qu’on en parle », c’est ainsi que Nuihau Laurey résumait jeudi l’intervention du président Édouard Fritch devant l’assemblée.

En revanche l’ancien ministre des Finances s’interroge sur l’audit de la fiscalité annoncé par le président du Pays avant-hier. « Je crois que c’est le 10e audit en 10 ans. Ça veut dire qu’en Polynésie il n’y a aucun fonctionnaire qui connaît le système fiscal, c’est quand même gênant. » Et il revient sur sa demande récurrente d’exonération d’impôt pour les entreprises les plus touchées.

 

Moetai Brotherson : «Rien de nouveau sous le soleil »

« Il y a des annonces qui n’en sont pas. Il faudra qu’on regarde de près la question de la réouverture des frontières, pour ne pas réitérer l’exploit qui a conduit à la seconde vague de covid.»

 

Le discours d’Édouard Fritch dans son intégralité :

Discours Du Président — Ou…

 

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Fri, 09 Apr 2021 03:26:19 +0000 https://www.radio1.pf/edouard-fritch-devant-lassemblee-le-bilan-pese-sur-les-perspectives/ ECONOMIE
<![CDATA[Financement de groupes, collaborateurs, déontologie : l’assemblée se réforme]]> https://www.radio1.pf/financement-de-groupes-collaborateurs-deontologie-lassemblee-se-reforme/

©APF

Le président de l’assemblée de la Polynésie française, Gaston Tong Sang, a tracé jeudi matin dans son discours d’ouverture de la session administrative les grandes lignes d’une réforme des financements des groupes politiques à l’assemblée et du statut des collaborateurs, dans un esprit de « meilleure efficacité du travail législatif des groupes », dit Gaston Tong Sang.

Neuf ans après les premières critiques de la chambre territoriale des comptes, l’assemblée de la Polynésie s’apprête à modifier son fonctionnement. Sur le modèle de ce qui se fait au Sénat et à l’Assemblée nationale, les dotations aux groupes politiques à Tarahoi seront donc composées d’une partie fixe, identique pour chaque groupe, et d’une partie variable selon le nombre d’élus – qui passera de 71 000 à 61 000 Fcfp par collaborateur et par mois en contrepartie de la partie fixe plus importante. L’objectif : « garantir aux présidents de groupes de s’entourer des compétences qu’il faut » pour le travail législatif.

Gaston Tong sang espère faire voter cette modification du règlement intérieur « courant mai » après un nouveau round de consultations avec les élus.

Une aide aux groupes d’autant plus utile, dit Gaston Tong Sang, qu’une proposition de loi du Pays s’attaque au statut des collaborateurs : ils deviendront des employés de droit privé sous la responsabilité des élus, et non plus des agents de droit public sous la responsabilité du président de l’assemblée, qui en pratique n’avait pas vraiment la possibilité de contrôler la qualité ou même la réalité du travail de ces agents. Il est donc capital que les groupes et les élus soient plus rigoureux dans le choix de leurs collaborateurs. « C’est pour cela que nous organisons des réunions sur la responsabilité, y compris pénale, des élus », dit le président de l’assemblée, qui espère faire voter ce texte au cours de cette session administrative. Les collaborateurs actuels changeraient simplement de statut avec de nouveaux contrats, dans un délai de deux mois, mais resteraient en poste, car un départ forcé coûterait 200 millions à l’institution, et « c’est pas le moment ». Pour protéger les élus d’éventuels manquements dans le recrutement, l’assemblée va créer un comité de déontologie. « C’est bien de conseiller les gens correctement avant de se retrouver devant la juridiction », dit Gaston Tong Sang.

Visio-conférence admise pour les commissions

Autre changement, les membres des commissions pourront participer à leurs réunions par visio-conférence, ce qui va favoriser la réunion du quorum : « Il y a beaucoup de maires qui ne peuvent pas à la fois être à l’assemblée et s’occuper de la mairie, maintenant ils pourront participer aux commissions à distance. » Le délai de convocation des membres passe de 5 jours à 48 heures.

Enfin, « et j’espère que les présidents de groupes vont accepter » dit Gaston Tong Sang : les vice-présidents du bureau de l’assemblée ne pourront pas être en même temps présidents de groupe, « pour éviter d’avoir un conflit d’intérêt à ce niveau ».

 

Le discours du président de l’assemblée dans son intégralité :

Allocution Du President de …

 

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Fri, 09 Apr 2021 03:00:50 +0000 https://www.radio1.pf/financement-de-groupes-collaborateurs-deontologie-lassemblee-se-reforme/ POLITIQUE