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Deux ans fermes demandés contre Rere Puputauki

L’emblématique ex-chef du GIP, Rere Puputauki, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Papeete mardi matin pour abus de confiance. Il est accusé d’avoir utilisé à des fins personnelles, les fonds versés par les membres de la SCI Romana destiné à la construction d’un immeuble.

Rere Puputauki, ex-chef des hommes en rouge et bras droit de Gaston Flosse jusqu’en 2004, est de retour devant les tribunaux. Cette fois, la justice suspecte Rere Puputauki de plusieurs abus de confiance au sein de la SCI Romana. La société civile immobilière créée en 2005 avait pour projet la construction d’un immeuble d’habitation à Fariipiti. Une trentaine d’associée composaient la SCI et, selon le procureur, plus de la moitié étaient des anciens membres ou proches du GIP ou de la flottille administrative. Tous ont versé de l’argent sur les comptes courants de la SCI dans l’objectif d’investir dans l’immeuble. Oui mais voilà, la justice reproche aujourd’hui à Rere Puputauki de s’être servi dans ces différents comptes à des fins personnelles. « Si on additionne tout ce que je reproche à M. Puputauki, on arrive à 60 millions de Fcfp » a indiqué le procureur.

Mais il est également reproché à Rere Puputauki d’avoir fait fermer les comptes courants de ces associés et d’avoir rapatrié l’argent sur son unique compte. Le but étant de cacher les comptes créditeurs dans une écriture comptable destinée à une demande de financement. Une écriture comptable réalisée par Philippe Bercegol, accusé de complicité dans cette affaire. Pour le procureur « ce dossier est un peu compliqué, M. Puputauki a des idées, mais il n’a rien fait comme il faut. Tout est au black, tout se fait en liquide, tout est verbal et du côté de la comptabilité, c’est du grand n’importe quoi ».

Une affaire d’autant plus « bizarre » parce qu’il n’y aucune victime ! En effet les personnes concernées n’ont pas souhaité porter plainte ou ont retiré leurs plaintes en estimant que Rere Puputauki allait les rembourser. Une absence de plainte sur laquelle s’est appuyé Me Dubois pour défendre son client, évoquant une « SCI familiale dans un contexte où tous les associés ont déjà des relations avec Rere Puputauki ». Des relations de confiance : « quand il dit je te rembourse il y a cette confiance ». L’avocat a demandé la relaxe de son client. De son côté, le procureur a requis deux ans de prison ferme et une interdiction d’exercer la profession « de chef d’entreprise ou de promoteur immobilier » à l’encontre de Rere Puputauki. Et quatre mois de prison avec sursis, 1 million de Fcfp d’amende et une interdiction professionnelle d’un an à l’encontre de Philippe Bercegol. Le délibéré est attendu pour le 16 mai prochain.

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1 Commentaire

  1. Tiare
    22 février 2017 à 11h37 — Répondre

    Le M. terreur, toujours dehors.? A quand la prison ferme?

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