
Le nombre de chambres louées dans l’hôtellerie internationale a chuté de plus de 15 % entre janvier et mars par rapport à la même période l’année dernière. L’Institut de la Statistique (ISPF) attribue cette contraction à la baisse du nombre de chambres proposées à la location (11,4%) du fait de la rénovation d’hôtels, mais aussi à la timidité du tourisme nord-américain, en retrait 25% entre mars 2025 et mars 2026. Les prix, eux, ne baissent pas, avec un revenu moyen par chambre louée à plus de 63 600 francs, soit 15% de plus qu’il y a un an.
-12,6% en janvier, -19% en février, -14% en mars… Les chiffres se suivent et se ressemblent pour la fréquentation hôtelière, qui s’est contractée de plus de 15 % sur l’ensemble du premier trimestre par rapport à la même période l’année précédente. La raison principale est connue : un cycle de rénovation d’hôtels qui prive la Polynésie d’une partie de son offre en chambres. Mais l’ISPF souligne que la baisse des ventes est « plus forte que la contraction de l’offre » mesurée à -11,4% au mois de mars, toujours par rapport à l’année passée. Pour preuve : le coefficient moyen de remplissage est en retrait de 1,8 point au mois de mars, et de 3 points sur le premier trimestre, s’établissant tout de même juste au-dessus des 60% à la fin de la période.
La timidité des voyageurs d’Amérique du Nord, premier marché émetteur pour le tourisme polynésien (44% des chambres louées), semble être en cause, avec -25% de ventes au mois de mars, contre -3% pour les touristes hexagonaux (18% des chambres), et -26% pour les locaux (9% du total).
Les prix, en revanche, ne chutent pas : le revenu moyen par chambre louée s’établit à 63 636 francs en mars, soit 15,2% de plus qu’il y a un an. De quoi maintenir les recettes hôtelières, malgré la baisse des ventes : le revenu moyen par chambre disponible est lui aussi en augmentation de près de 12% à 38 389 francs.
