INSOLITE

Dans sa société, le Smic est à 5.500 euros par mois

RICHE COMME CRÉSUS – Un jeune patron américain a décidé de baisser sa propre rémunération pour mieux payer ses salariés.

Coup de pub ou prise de conscience des inégalités salariales ? Un jeune patron américain a décidé de se serrer la ceinture en divisant sa rémunération par 14 pour augmenter à 70.000 dollars (65.500 euros) le salaire minimum annuel au sein de sa start-up. Ces 70.000 dollars annuels représentent environ 5.800 dollars mensuels (5.500 euros).

Dan Price, 30 ans, qui a fondé Gravity Payments, une société de services de paiements, a annoncé la bonne nouvelle à ses 120 employés lundi sous un tonnerre d’applaudissements. « Ce que je veux annoncer aujourd’hui c’est que nous allons mettre en place, avec effet immédiat, une politique salariale instituant un salaire minimum de 70.000 dollars pour toute personne travaillant ici », a déclaré Dan Price, cheveux longs et manches de chemise retroussées.

Cette augmentation salariale se fera progressivement sur les trois prochaines années. Dès cette année, les bas salaires au sein de la startup, qui atteignent en moyenne 48.000 dollars (44.500 euros), dépasseront les 50.000 dollars (46.800 euros), pour s’établir à 70.000 dollars en décembre 2017, a précisé le jeune chef d’entreprise.

Cette mesure a un prix : Dan Price compte la financer en divisant par près de 14 sa propre rémunération, qui passe ainsi de près d’un million de dollars à 70.000 dollars. Il va également puiser dans les quelque 2 millions de dollars de bénéfices dégagés en 2014 par l’entreprise, qui n’est pas cotée en Bourse. « Ma rémunération était vraiment très élevée (c’est pourquoi) j’ai décidé de la réduire au niveau du salaire minimum et elle le restera jusqu’à ce que nous retrouvions les niveaux de bénéfices que nous avions avant ce changement de politique salariale », explique Dan Price.

Ce coup de pub, qui fait les titres de nombreux médias américains, intervient en plein débat sur les inégalités salariales entre employés et patrons aux Etats-Unis. Candidate à la Maison Blanche, Hillary Clinton s’en est prise mardi à Wall Street en dénonçant la faible fiscalité dont s’acquittent les patrons de fonds d’investissements. Les salaires de ces derniers ont atteint des niveaux inédits l’an dernier.

Source Europe 1

Article précedent

Bartolone propose le vote obligatoire à Hollande

Article suivant

Automobiles : Les hybrides enfin compétitives au fenua

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire

PARTAGER

Dans sa société, le Smic est à 5.500 euros par mois