EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

De plus en plus de fausses actualités et alertes – Edito 18/04/2017

J’ai déjà abordé ce sujet ici, les fausses informations qui circulent sur Facebook, et le réflexe pénible qu’ont certains à tout gober, sans jamais avoir le réflexe de vérifier quoi que ce soit avant de repartager ces contenus. C’est encore plus douloureux de constater que d’autres n’hésitent pas à débattre, à s’en mettre plein la figure, sur une base qui est donc fausse, totalement inventée. On atteint là les méandres de la déconfiture intellectuelle. Ou comment brasser du vent inutilement en se croyant malin.

Ces fausses infos sont un problème pour la firme de Marc Zuckerberg, et cela fait des mois qu’elle nous promettait des moyens de s’en prémunir, de les signaler pour qu’elles soient retirées. Pas plus tard qu’il y a 5 jours Facebook annonçait justement ainsi avoir déjà supprimé environ 30 000 comptes français « non authentiques », qui publiaient « du spam, de la désinformation ou d’autres contenus trompeurs », et mettre en œuvre de nouveaux outils. Il était temps.

Car hier je crois qu’on a atteint le pompon de ce qui est inacceptable, les fausses alertes enlèvement et disparition. Je suis tombé sur deux d’entre elles à propos de jeunes gens habitant Tahiti. La mise en page ressemble à un article légitime d’alerte, la présentation étant générée automatiquement par des sites qui minimisent leur responsabilité en disant qu’ils sont spécialisés dans les blagues. Trop facile. Lorsque l’on créée ce genre de contenu et qu’on le publie sur les réseaux sociaux sans préciser à aucun moment qu’il s’agit d’une plaisanterie, il nous échappe totalement. C’est ainsi que des gens plus crédules que d’autres, partagent ces fausses alors car en l’espèces ils n’avaient pas compris que le site flashinfo.org, cité comme source, était le refuge du grand n’importe quoi. J’ai même vu une pseudo victime d’enlèvement être obligée de venir commenter la publication en disant qu’elle allait bien.

Alors j’ai fait un test, j’ai voulu voir les outils qui étaient à ma disposition pour signaler à Facebook cette publication dangereuse et de mauvais goût. En quelques clics j’ai en effet eu la possibilité d’indiquer qu’il s’agissait d’une fausse information, ils ont prévu ce choix, et l’écran suivant était donc censé me proposer différentes solutions pour régler ce problème. Mauvaise surprise, aucun moyen de le soumettre à Facebook pour examen. Par contre, j’ai testé, si j’avais signalé le contenu comme étant de la pornographie, là l’option existait. Comme si une fausse alerte d’enlèvement n’était pas plus grave et n’avaient pas potentiellement plus de conséquences que de voir des poses ingrates.

J’aurais pu aussi vous parler des fausses annonces de cyclones, de la découverte d’un requin blanc dans notre lagon, oui oui j’ai vu tout ça, et quand on sait que Facebook selon des études sérieuses équivaut pour 45% de la population à la seule source d’information, ça donne le tournis. Le pire, c’est qu’on a sûrement pas encore tout vu, par pitié, restez vigilants …

 

Article précedent

JOURNAL DE 07:30 LE 18/04/17

Article suivant

Tatauroscope du mercredi 19 avril 2017

5 Commentaires

  1. COLLIN François
    19 avril 2017 à 8h48 — Répondre

    Il n’y a pas que Facebook qui diffuse de fausses informations. La grande presse, censée nous informer objectivement, est devenu un moyen de propagande. On le voit en France en cette période d’élections, avec le puissant groupe BFMTV qui appartient au franco-israelien Drahi, qui, avec ses sondages bidons, cherche à imposer aux français son « poulain » Macron.

  2. Natacha Ebbs
    19 avril 2017 à 12h32 — Répondre

    Les journalistes et éditorialistes aussi diffusent de fausses informations. En prenant partie ou répétant bêtement les on-dit. A voir tout les jours dans les journaux ou les radios.

    • 19 avril 2017 à 12h48 — Répondre

      Bonjour, petite précision qui s’impose pour la liberté d’expression et le droit de la presse. La liberté d’opinion est encore un des droits de l’homme garanti par la Constitution. Prendre partie pour un journaliste ou un éditorialiste n’a donc rien à voir avec la diffusion de fausses informations.

      • Philippe
        19 avril 2017 à 17h31 — Répondre

        Bonjour, prendre partie en s’appuyant sur des sondages plus que sujet à caution pourrait tout de même s’apparenter à de la désinformation…

        • 19 avril 2017 à 18h14 — Répondre

          Bonjour. C’est vrai, mais les sondages ou leurs commentaires n’ont rien à voir avec le journalisme d’opinion.

Laisser un commentaire


Dernières vidéos

PARTAGER

De plus en plus de fausses actualités et alertes – Edito 18/04/2017