
Mercredi matin, les associations Haapape a’ara, le syndicat No te aru tai mareva et le Tomite fatu fenua no tuauru ont interpellé le maire de Mahina sur l’état des passerelles sur le pont de la Tuauru jugé « dangereux ». Leur porte-parole, Denis Helme, lui-même ancien candidat aux municipales de Mahina, accuse la mairie d’exproprier une famille de la Tuauru sans aucune concertation pour y implanter la future galerie drainante de la commune. « Des conneries », répond le premier adjoint au maire de Mahina, Frédéric Fritch, qui dément points par points les accusations de Denis Helme.
Le syndicat No te aru tai mareva de Denis Helme monte une nouvelle fois au créneau dans un domaine qu’on ne lui connaissait pas : Les travaux routiers. D’importants travaux ont débuté à Mahina sur le tronçon entre le pont de la Tuauru et Supermahina depuis la fin d’année 2015. Les associations et le syndicat estiment que les passerelles du pont de la Tuauru, anciennes et étroites, auraient dû être refaites en premier. Pour Denis Helme, candidat déçu avec ses 2,7% aux municipales de 2014 à Mahina, le maire de la commune, le ministre de l’Equipement et le président du Pays « ne prennent pas leurs responsabilités » vis-à-vis des citoyens de Mahina.
Du côté de la mairie on assure que la situation des passerelles du pont de la Tuauru relève du service de l’équipement. Frédéric dit « Gougou » Fritch, premier adjoint au maire de Mahina, explique ne pas comprendre pourquoi Denis Helme les interpelle. Les services de l’équipement on été avertis et la deuxième passerelle devrait être utilisable d’ici la fin de la semaine.
Denis Helme a également accusé mercredi le conseil municipal de Mahina d’avoir décidé l’expropriation d’une famille du site de la future galerie de drainage de la commune. « Faux », répond encore Gougou Fritch qui explique que plusieurs rencontres de concertations sont en cours pour décider de l’achat ou de la location des terrains en question.