EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Des chiens et des hommes au Fenua – Edito 09/12/2019

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L’édito du lundi que vous êtes en train d’écouter je l’enregistre au bureau le dimanche dans la journée. Y’a pas grand monde sur la route, donc j’en profite pour réfléchir au sujet que je vais bien pouvoir aborder. Sauf que sur le chemin, je suis tombé nez à …

truffe avec un minuscule chiot qui déambulait au bord de route près de la mairie de Punaauia. Aucun humain aux alentours, j’ai trouvé ça bizarre, je me suis rangé sur le bas-côté pour aller le voir, et il m’a guidé vers ses frères et sœurs … 5 petits toutous blancs âgés d’environ 2 semaines, laissés pour compte, couverts de puces. Et là le dimanche matin s’avère être beaucoup moins serein que prévu. La colère monte.

Car dans tous les cas de figure c’est l’inconséquence du genre humain qui est fautive. Soit ils ont été abandonnés là dans un carton dont ils ont réussi à s’extraire, soit leur maman qui était pleine et laissée pour compte est venue mettre bas là où elle pouvait.

Je puis vous assurer qu’il est très rare dans les pays occidentalisés et y compris en milieu rural que les chiens se reproduisent à qui mieux mieux dans la nature dans ces proportions. Bah oui ça fait totalement pays sous développé quand on est incapable ne serait-ce qu’au nom du principe de salubrité publique d’empêcher des animaux d’engendrer sans contrôle au moins en éduquant ou réprimant tous leurs propriétaires. Les années passent et l’errance et la divagation des chiens n’est toujours pas un problème pris réellement au sérieux par les autorités.

On se rêve d’être une future destination touristique majeure, on se gargarise avec orgueil des mots qui illustrent l’ambition de briller à travers le monde, mais il y a des sujets de société de base qui ne sont pas maîtrisés, qu’on laisse pourrir et qui à eux seuls ont le potentiel d’être des bombes à retardement qui mettront à mal tous ces grands projets le moment venu.

Absence totale d’une structure au niveau territorial qui coordonnerait les actions de leurs relais locaux et des associations, déni apparemment absolu des élus à Tarahoi chez qui aucun projet sur le sujet n’est dans les tuyaux, promesses électorales non tenues car il y aurait des urgences à gérer avant cela, police et gendarmerie qui semblent renâcler à l’idée de faire appliquer la loi sur la divagation animale : c’est moche. On laisse faire dans une espèce de grand  jemenfoutisme qui est bien à l’image de notre Fenua.

Après c’est certain que se soucier des animaux alors qu’on laisse déjà bien s’installer et empirer la misère des SDF partout où on peut porter le regard, qu’à cause de cet immobilisme on oblige à sortir de sa réserve un curé qui crie contre l’incurie établie, on se dit qu’on a encore le temps de voir venir. Advienne que pourra, pour ce sujet comme pour tant d’autres, on compte sans doute encore sur le facteur chance. Mais là, c’est pile ou face …

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