EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Des pets en plein vol, une bagarre, un atterrissage d’urgence … – Edito 20/02/2018

Pas grand-chose à se mettre sous la dent localement pour m’inspirer. J’avoue que je sèche un peu au niveau de la réforme de la PSG ou de ceux qui se déchirent à propos de l’héritage politique de Pouvana’a. Alors je suis à nouveau allé regarder ce qui s’était passé dans l’actualité nationale et internationale. J’ai bien fait. Je suis tombé sur un article du Huffington Post québécois titré « Des flatulences entraînent une bagarre et un atterrissage d’urgence ». Un vrai titre de Fake News, qui n’en est pas une …

Le conflit qui a éclaté à bord d’un vol de la compagnie Transavia Airlines qui opérait entre Dubaï et Amsterdam a vu s’opposer deux passagers à un troisième âgé et en surpoids qui refusait tout simplement de contenir ses gaz. Je comprends que dans un espace confiné, surtout si les vents étaient fétides, il y ait eu de quoi … péter … un câble. Car il y a quand même une différence entre laisser s’échapper fortuitement, innocemment, son méthane fait maison et choisir délibérément de le partager sur la durée avec son entourage et en public. La bienséance voudrait qu’en cas d’indisposition continue on s’isole dans un lieu propice où l’extraction d’air est la plus efficace. Mais quand vous êtes confrontés à la mauvaise foi de quelqu’un qui éprouve une certaine forme de fierté à partager les signaux du bon fonctionnement de son côlon, on peut en effet comprendre l’agacement.

Parce qu’il faut quand même réaliser certaines choses, notamment que du moment où vous sentez la mauvaise odeur, c’est que vous avez inhalé jusque dans vos poumons un gaz qui était à l’intérieur du corps de quelqu’un d’autre et qui est sorti par son derrière. Désolé, mais enfin ce n’est quand même pas anodin. Alors déjà que Transavia c’est une compagnie low cost, qu’à tous les coups les passagers bagarreurs n’avaient pris ni l’option bagage ni l’option repas, qu’ils étaient en classe maxi éco sur des sièges raides et durs, tous collés les uns aux autres, il était clair que même gratos l’option expérience en 4D avec odorama ils s’en seraient bien passés.

Dans l’absolu quel que soit le degré de votre mécontentement, en venir aux mains est en soi une forme d’échec, surtout lorsque cela conduit le pilote à faire un atterrissage d’urgence et à ce que vous vous fassiez arrêté au sol. Et surtout, oui surtout, s’ils avaient su ce que je vais vous dire maintenant, ils auraient réfléchi à deux fois : des scientifiques britanniques ont découvert que l’odeur des flatulences, c’est-à-dire le sulfure d’hydrogène, pourrait conjurer le cancer, les AVC et les crises cardiaques, non, ce n’est pas une blague. Alors tant qu’à faire, et puisque c’est pour la bonne cause, allons-y gaiement et aidons-nous les autres.

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1 Commentaire

  1. rambaud rita
    22 février 2018 à 6h03 — Répondre

    cher alexandre
    je lis tous les jours ton edito et je me regale
    c’est une pure merveille, tu es une plume
    merci d’ensoleiller nos matinees
    rita

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Des pets en plein vol, une bagarre, un atterrissage d’urgence … – Edito 20/02/2018