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Déstockage à Paofai : certaines ont « campé toute la nuit » pour des paréos

Après Pro-Jardin jeudi dernier, la fièvre des bonnes affaires a de nouveau gagné le centre-ville. Ce samedi matin, la garderie Caliméro a vu défiler non pas des enfants, mais plusieurs centaines de clients venus profiter de la vente éphémère de la boutique Aimata. Paréos et robes à prix cassés ont attiré entre 400 et 500 personnes, prêtes à faire la queue dès 3 h 30 du matin — voire toute la nuit pour le groupe venu « camper » devant avec ses chaises —, jusqu’à provoquer une rupture de stock en à peine deux heures. Une folie des « bonnes affaires » qui semble prendre de l’ampleur à l’approche des fêtes.

Après le magasin Pro-Jardin, jeudi dernier, la fièvre des bonnes affaires a encore frappé. Ce samedi matin, la garderie Caliméro avait troqué les cartables contre des paréos, et les enfants contre une longue file de clients venus profiter de la vente éphémère de la boutique Aimata. Comme lors des promotions agricoles qui avaient provoqué des embouteillages pendant plusieurs heures, cette fois encore, l’engouement a été démesuré. Ce sont entre 400 et 500 personnes qui ont fait le pied de grue pour tenter de repartir avec un paréo ou une robe à prix cassé. Avec une file d’attente s’étirant sur plus de 150 mètres hors du site, le succès a largement dépassé les prévisions. « On s’attendait à ce qu’il y ait du monde, mais là, faut le voir pour le croire. Je ne pensais pas avoir autant de monde », confie l’une des personnes venues prêter main-forte.

©FB Kea Vibes

« Le monde a commencé à arriver dès 3 h 30 »

Annoncée depuis plus d’une semaine sur les réseaux sociaux, la boutique de vêtements de Papeete avait promis un trunk show, où une vente privée, ce 20 décembre, pour un « gros déstockage après le Black Friday et pendant les fêtes ».

L’ouverture était prévue à 7 heures, mais dès 5 heures du matin, la file était déjà bien installée. « Il y avait une centaine de personnes, réparties en deux files, une côté Tahiti pas cher et une de l’autre côté », raconte une commerciale. « Le monde a commencé à arriver dès 3 h 30 », précise-t-elle.

« Une bande de 4 à 5 dames est arrivée dès 23 heures »

Pour les plus motivées, l’attente a même commencé la veille au soir. « Une petite bande de 4 à 5 dames est arrivée dès 23 heures. Elles ont ‘pique-niqué’, et installé sur leurs chaises, elles n’ont même pas dormi. Elles ont emmené leurs peue et leurs chaises et elles se sont installées là », raconte, amusé, un membre de la famille de la propriétaire, venu renforcer l’équipe.

Paréos a -66%, robes à 4 000 Fcfp, de quoi convaincre certaines clientes que, finalement, une nuit blanche ou encore la chaleur écrasante de la matinée valaient le déplacement. La frénésie a d’ailleurs rapidement porté ses fruits… pour les vendeurs. À 9 h 30, soit à peine 2 h 30 après l’ouverture, les paréos étaient tous vendus.