
Le CHPF a révélé ce mercredi que certains de ses agents sont impliqués dans une enquête judiciaire liée à un trafic de stupéfiants. Le parquet confirme de son côté la garde à vue de deux employés. Prévenue des interpellations et des perquisitions menées dans ses locaux, la direction affirme coopérer avec les forces de l’ordre : « Il valait mieux qu’on prévienne avant que ça se sache. » En parallèle, l’établissement prévoit d’introduire des dépistages aléatoires d’alcool et de drogues.
Le Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) a indiqué en fin de matinée « que certains de ses 2 300 agents seraient mis en cause dans le cadre d’une procédure judiciaire relative à une affaire d’importation de stupéfiants ». Interrogée à ce sujet, la procureur Solène Belaouar précise que « deux agents » ont été placés en garde à vue. Révélé par nos confrères de Polynésie la 1ère, les deux mis en cause sont des brancardiers. « L’enquête en cours n’a aucun lien, à ce stade, avec l’hôpital », souligne le parquet.
La direction déclare de son côté travailler régulièrement en collaboration avec les forces de l’ordre. Lorsque le CHPF a été informé des gardes à vue et que les perquisitions ont été menées au sein de l’hôpital dans des locaux et des vestiaires notamment, le CHPF a alors publié son communiqué : « Il valait mieux qu’on prévienne avant que ça se sache. »
Dépistages aléatoires
Depuis le mois de novembre, l’hôpital a renforcé le nombre de caméras de surveillance. Une commission est prévue en mai avec les syndicats, afin d’annoncer notamment la mise en place de dépistages aléatoires d’alcool et de « tout type de drogue », précise encore la direction.
