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Disparues de Perpignan: les ossements découverts sont d'origine animale

Perpignan (AFP) – Les ossements découverts vendredi sur une plage du Barcarès sont d’origine animale et excluent dans l’immédiat tout lien avec l’affaire des disparues de Perpignan, a déclaré mardi à l’AFP le procureur, faisant état du résultat d’examens anthropologiques.

Les analyses de « sept os différents prélevés » vendredi près de l’étang du Barcarès (Pyrénées-Orientales) « ont permis assez rapidement d’exclure qu’ils soient d’origine humaine », a déclaré Jean-Jacques Fagni, procureur de Perpignan.

La découverte de ces ossements vendredi avait relancé les espoirs des proches d’une mère et de sa fille, Marie-Josée et Allison Benitez, 53 et 19 ans, disparues depuis trois ans.

Le procureur a parlé de résultats « significatifs » de l’institut médico-légal de Montpellier, où anthropologues et médecins légistes ont conclu que les ossements sont d’origine animale.

Dans le cadre de cette enquête pour « recherche des causes de la mort », « on s’est adressé à des spécialistes du squelette humain, médecins légistes et anthropologues », a-t-il ajouté. 

« Dans l’immédiat, cela démontre que le lien qui avait été fait de manière rapide et intempestive avec l’affaire Benitez était prématuré », a-t-il commenté. Mais « ce n’est pas pour autant que les recherches ne vont pas se poursuivre », a ajouté le procureur. 

« C’est une piste qui se referme mais le dossier aura connu au moins un rebondissement », a commenté Me Philippe Capsié, avocat du frère et oncle des disparues. « Cela aura eu le mérite de relancer cette affaire (…) et de permettre aux enquêteurs de se replonger dans le dossier ».

Son client Eric Barbet, sur indication d’un témoin, avait découvert les premiers ossements avant d’alerter les enquêteurs. 

Le 14 juillet 2013, Marie-Josée Benitez, 53 ans, et sa fille Allison, 19 ans, disparaissent. Leur mari et père, Francisco Benitez, adjudant-chef à la Légion étrangère de Perpignan, immédiatement pressenti comme le suspect numéro 1, n’alerte la police que le 22 juillet. Deux semaines plus tard, il était retrouvé pendu à la caserne, après avoir laissé une lettre et une vidéo clamant son innocence et son amour pour sa fille. 

Mais l’ADN des disparues avait été retrouvé dans un congélateur du domicile familial et un lave-linge de la caserne, entraînant l’ouverture d’une information judiciaire pour « assassinats ».

Le procureur de Marseille Jean-Jacques Fagni le 11 août 2013 à Marseille. © AFP

© AFP/Archives BORIS HORVAT
Le procureur de Marseille Jean-Jacques Fagni le 11 août 2013 à Marseille

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