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EDT emploie quinze détenus de Papeari

© EDT-Engie

Le centre de détention de Papeari a signé jeudi un contrat de concession avec Electricité de Tahiti (EDT-Engie) pour l’emploi de personnes détenues. En effet, quinze détenus ont été affectés à l’atelier d’assemblage électrique de compteurs au sein du centre. Un projet de réinsertion pour cette main d’œuvre carcérale.

« Le travail c’est la clé pour la réussite, la clé pour la réinsertion, la clé pour préparer sa sortie », affirme le  directeur la prison de Papeari, Gilbert Marceau, à l’occasion de la signature, jeudi, d’un contrat de concession dans le cadre d’emploi de main d’œuvre pénitentiaire. Quinze détenus « en fin de parcours carcéral » travaillent dorénavant à l’assemblage électrique de compteurs pour EDT. Une aubaine pour se former et « préparer sa sortie » prévue dans deux ans, comme l’explique l’un des détenus du programme.

Un atelier de 600 m² est mis à disposition avec un établi et des outils adaptés. Les détenus seront divisés en deux équipes, l’une du matin et l’autre du soir, et travailleront du lundi au vendredi. Ils conserveront leur accès au parloir et aux autres activités du centre. Trois employés d’EDT vont à la fois assurer la formation, le contrôle et la gestion de l’atelier.

Le P-dg d’EDT Grégoire de Chillaz est « confiant » dans la qualité du travail qui sera effectué et espère déjà pérenniser ces emplois. L’entreprise envisage d’étendre ses activités proposées aux détenus avec notamment la réalisation de supports en béton pour les compteurs.

Le directeur du centre de détention Tatutu de Papeari, Gilbert Marceau a insisté sur la valeur du travail. C’est un « gage de confiance » et un « outil » pour motiver les détenus et préparer leur réinsertion.

Le centre Tatutu de Papeari accueille 195 détenus dont 87 sont actifs. 60 sont déjà affectés au service général avec notamment la restauration et le nettoyage des locaux communs et douze au fa’apu.

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1 Commentaire

  1. franck
    11 août 2017 à 9h17 — Répondre

    c’est bien les formations au sein des prisons, j’adhère totalement, mais ne vaut-il mieux ne pas rémunérer et se cantonner uniquement à la formation et laisser au moins à ceux qui n’ont rien fait de « bêtises » à la société, à ceux qui cherchent du travail depuis longtemps et qui s’inquiètent pour leur avenir, car les détenus qui sortent de prison, une fois leur formation faite, laissez les faire leur preuve dans la société. Maintenant la prison, c’est un luxe que même un SDF pourra se permettre. loger, bouffe, sport, formation, tout est gratuit et payé par la société et si ça dérape un temps soit peu, les droits de l’homme s’en mêle. On a l’impression que beaucoup aimerait récidiver rien que pour retourner en prison et profiter de cette manne. C’est un peu délabré c’est pas grave, l’important c’est d’être bien nourri, un toit sur la tête et surtout ne pas travailler

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