EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

En attendant le sang artificiel – Edito 14/06/2021

Depuis le début de ce mois de juin les membres du Rotary Club de Papeete sont mobilisés auprès des médias pour contribuer à la promotion de la journée mondiale du don du sang qui a lieu précisément ce lundi. Avec le Centre de Transfusion Sanguine de l’Hôpital du Taaone il s’agit d’inciter un maximum de donneurs potentiels à se rendre dans leurs locaux et franchir le pas, dès 7h ce matin et jusqu’à ce soir et contribuer ainsi à sauver des vies.

Il arrive de plus en plus souvent que les réserves soient dangereusement basses. Pour certains, donner son sang sur une base régulière est devenue une habitude. Ces personnes majoritairement discrètes sur le sujet s’avèrent être de véritables sauveurs en puissance.

En vous rapprochant directement du CTS, en cas de première fois, vous saurez quelles sont les éventuelles contre-indications qu’il serait trop long à vous détailler ici. Car si lorsque l’on se fait prélever implique finalement peu de risques, c’est bien le receveur qui en prend le plus. Si bien entendu tout ce qui est prélevé est d’abord testé avant d’être transfusé, le risque zéro d’une contamination quelconque n’existe pas et des scandales judiciaires passés en attestent. Des risques donc qui par contre pourraient être réduits à néant si la recherche parvenait à mettre au point un sang artificiel. Néanmoins à ce jour il n’existe aucun substitut de ce genre capable de remplir 100% des fonctions originales.

Les progrès de la recherche médicale sont exponentiels depuis quelques années car, ne nous le cachons pas, les enjeux économiques sont aussi absolument colossaux. Suivez mon regard, la course au vaccin anti Covid19 en est une flagrante illustration.

Selon les dernières publications sur le sujet il s’avère que la mise au point d’un sang synthétique est davantage une question de temps que de rationalité du concept en lui-même. A l’horizon d’une décennie cela pourra être mis sur le marché. Tout l’enjeu résidera alors dans la capacité des industriels spécialisés à produire ce sang en quantité suffisante pour palier à tous les besoins à l’échelle de notre monde et à condition que son coût ne soit pas prohibitif pour que notre CPS par exemple accepte de le rembourser.

En attendant que la science franchisse ce cap, c’est encore à nous de nous mobiliser. Comme pour un organe, le don du sang n’est ni plus ni moins qu’un don de vie, alors à votre bon cœur Messieurs Dames.

Article précedent

France-Allemagne : "Il va y avoir du combat", prédit Samuel Garcia

Article suivant

Finale Coupe de Polynésie U11 et U13

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire

PARTAGER

En attendant le sang artificiel – Edito 14/06/2021