EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Est-ce si difficile que ça de s’aimer les uns les autres ? – Edito 12/09/2016

« Aimez-vous les uns les autres. » Ce commandement de la Bible que l’on retrouve dans le Nouveau Testament, que vous soyez chrétien ou non, croyant ou non, vous en avez déjà entendu parlé. Et évidemment que quelle que soit notre confession, les paroles qui ont trait au bon sens général avec une valeur morale forte ne peuvent de toute façon pas nous laisser indifférent lorsque l’idéal visé est celui de la paix.

Alors est-ce si difficile que ça de s’aimer ? Manifestement oui. Notre lutte pour survivre au quotidien, quels que soient l’époque et le contexte, notre modèle de société, tout est fait pour nous opposer. Tout est basé sur la compétition, la concurrence, sur l’émergence de notre différence pour laquelle nous sommes formatés à faire en sorte de l’imposer aux autres pour nous sentir mieux, pour avoir l’impression de nous être accomplis.

J’ai la conviction que les rapports humains qui fonctionnent, qui font des étincelles, qui permettent de nous construire collectivement sur le long terme, ce sont ceux qui se basent sur un autre modèle que le suivant « j’ai raison et tu as tort ». Que l’on puisse fédérer par sa manière de penser, d’émettre un avis sur quelque chose, est valorisant. Mais se rendre compte que cela peut aussi engendrer la haine, la moquerie, la calomnie, le mensonge il pourrait y avoir de quoi abandonner toute ambition sur l’accès à un potentiel âge d’or du genre humain.

Débattre, se poser des questions et argumenter, devrait être considéré unanimement comme un catalyseur de réflexion et d’échange pour nous permettre de mieux apprendre de l’autre et le comprendre et non pas comme un terreau fertile au déchaînement de fiel mais qui est pourtant stérile à tout le reste. Aussi j’aurais envie de dire que s’aimer c’est possible à condition de savoir laisser à l’autre la possibilité de nous convaincre que le bien peut se trouver ailleurs qu’on ne le croit. Que l’on change d’avis ou pas, mais accepter simplement la différence. C’est aussi savoir sortir des concepts qui nous ont fabriqué, qui sont nos fondations, accepter que celles-ci vacillent le temps d’y laisser couler un béton qui pourrait être plus solide. En bref, savoir se remettre en question.

Si Christophe Maé se demande « il est où le bonheur il est où ? », j’ai remarqué qu’il n’était pas obligatoirement là où on s’y attendait le plus. Pour aimer, être aimé en retour et être heureux il se pourrait qu’avoir le courage d’aller au delà de ses convictions ait aussi le potentiel de nous permettre de suivre un chemin de lumière que l’on ne voyait pas jusque là.

Si selon le même livre sacré cité au début « Celui qui n’aime pas demeure dans la mort… », moi pour continuer d’y croire je ferai comme Maé « je me chante mes plus belles notes et ça ira mieux demain ». Mais la mélodie pourrait être tellement plus belle si en fait nous bossions tous sur la partition.

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