EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Et ce fameux « Monde d’Après » on en est où ? – Edito 23/10/2020

Vous aussi vous vous dîtes que ce n’est pas comme ça qu’ils nous l’avaient vendu le fameux « monde d’après » ? On a voulu croire à leurs belles paroles à tous ces grands témoins de la soi-disant prise de conscience collective qui était en train d’avoir lieu pendant les premiers mois de cette année 2020. Il s’avère finalement qu’on avait à faire à de doux rêveurs, voire même des gros naïfs sans doute mentalement entamés par l’enfermement.

Il y avait une vraie dimension cristallisante autour de leurs mots à tel point qu’on était en droit de s’attendre à ce qu’au terme d’une telle période inédite la ferveur qui semblait se généraliser engendre … un truc de fou. Quelque chose du genre où les sirènes à Tsunami partout auraient servi de super haut-parleurs pour diffuser « Imagine » de John Lennon à fond, conduisant tout le monde à descendre dans les rues et réaliser une chorégraphie de groupe maîtrisée comme par magie par chaque individu, permettant à cette marée humaine de ne faire plus qu’un et de se muer en une sarabande fraternisante. Celle-ci jurant d’une seule voix de ne plus avoir recours au plastique, aux énergies fossiles, à l’élevage intensif et plus largement à la surconsommation et j’en passe.

Mais ça ne s’est pas passé comme ça. Mais alors pas du tout. En fait à peine pouvait-on remettre son nez dehors que les mauvaises habitudes ont été instantanément reprises à la quasi-unanimité des ex confinés. Il était alors question de se redonner l’illusion d’exister pleinement en collant au modèle le plus rassurant, celui qu’on connaissait déjà et dont on s’était senti privé. Et en faisant tout pareil, avec une insouciance irrationnelle comme si rien ou si peu ne s’était passé, on s’est réinfecté, et la conséquence la plus récente qui date d’hier matin vous la connaissez, ce qui n’empêche toujours pas certains d’attendre fébrilement le fameux Black Friday.

Mais celui-ci aura un peu une allure de « déjà vu », car quelque chose y ressemblait déjà il y à peine 7 mois : je parle de ces fameuses razzias sur le PQ. Maintenant que l’on a un minimum de recul réalisez-vous à quel point ce fut révélateur du plus capital des impératifs pour notre espèce dans sa version occidentalisée ? Cela tient en une courte phrase : Le monde peut bien s’écrouler, tant qu’il y de quoi se torcher, ça va le faire.

Aussi le plus pertinent pour coller à ce fameux monde d’après serait-il – uniquement entre 6h et 21h bien entendu – de se faire des flashmobs masqués par groupe de 6, chacun dans sa zone de 4m², mais tous reliés par du papier WC déroulé, avec les Boombox confisqués aux gamins pour diffuser un truc qui collerait plus au contexte et qui servirait aussi de méthode Coué : « I will survive ».

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Répondeur de 7:30, le 23/10/2020

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