EMISSIONSL'édito d'Alexandre Taliercio

Et si on notait l’hygiène des restos, snacks, roulottes nous aussi ? – Edito 20/06/2016

J’étais effaré dernièrement de constater que la personne qui me faisait un casse croûte plongeait les mains dans sa fosse à frites pour me les mettre dans le pain, et attrapait tout le reste des ingrédients sans aucun gant non plus après avoir touché autre chose que de la nourriture. Je n’avais pas envie de faire un scandale en refusant le sandwich et en ramenant ma fraise sur les règles élémentaires d’hygiène à suivre, peut être que j’aurais du, mais j’avais trop faim. Tellement faim, que j’étais prêt à supporter d’avoir la courante dans l’heure qui suivait pourvu que je mange quelque chose. Ça, c’est ce que je me suis dit sur le moment, car une heure après en fait, j’ai regretté …

Quand on prend un minimum de recul il y a plein d’endroits où l’on va manger où on sait pertinemment que ce n’est pas totalement net en termes d’hygiène. Mais j’ai l’impression qu’à Tahiti, on souffre, avant et beaucoup plus qu’une diarrhée fulgurante, de renoncement aigu. Oui, on se dit que ça fait couleur locale le côté un peu crade avec lequel on vous prépare votre steak frites sauce et beurre. Ce dernier sera la plupart du temps bien moins dangereux à emporter que manger là, oui vous n’utiliserez pas de vaisselle mal lavée dans une bassine à l’eau croupie.

Là où c’est presque plus dérangeant ce sont certains restaurants de la place qui ont pourtant du cachet, des bons plats et dans lesquels on retourne parce que sur le moment on se régale. Mais on y va en ayant en tête le fait qu’après, pour la digestion, ce sera très compliqué. Pas assez de choix dans notre capitale pour boycotter l’endroit définitivement, alors on fait en sorte en toute connaissance de cause de choisir le jour de la reprise des essais atomiques dans nos toilettes.

Je lisais un article sur le blog de mon camarade Jean-Marc Morandini. Dans celui-ci on apprenait qu’en métropole « à partir du 1er juillet prochain, il sera possible de connaître le niveau d’hygiène d’un restaurant en consultant simplement sur Internet la note de son dernier contrôle sanitaire ». Mais voilà une idée qu’elle est bonne ! C’est quelque chose à adapter rapidement sous nos latitudes. Si sur le continent des professionnels du secteur sont paraît-il inquiets des éventuelles répercussions négatives sur la fréquentation des établissements, nous les consommateurs beaucoup moins. Après tout si les choses sont faites dans les règles il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Donc oui pour une transparence permettant d’inciter les restaurateurs à toujours plus de respect de l’hygiène. Ou alors qu’ils annoncent clairement la couleur « vous êtes constipés, venez manger chez nous, ça va vite vous passer ».

Il est possible que je sois fragile, ou que je n’ai pas de chance, mais je sais que je ne suis pourtant pas le seul dans ce cas là ! Avouez que nous serions tellement plus serein si on nous imposait moins souvent de devoir rentrer chez nous dans l’urgence absolue, la sueur au front, marchant comme des pingouins, redoutant qu’un drame épouvantable ne se produise avant que nous n’ayons pu atteindre notre Trône de Porcelaine.

Article précedent

Venezuela: des milliers de personnes réclament le départ de Maduro

Article suivant

Cats on trees « inspirés » par le fenua

3 Commentaires

  1. Ynto
    21 juin 2016 à 8h24 — Répondre

    Dans certain état USA, cela fait longtemps que les scores ou les notes sur l’hygiène alimentaire des restaurants sont affichés sur leurs portes d’entrées !

  2. gorias
    21 juin 2016 à 11h18 — Répondre

    il faut visiter le site « tripadvisor » où les restaurants sont notés et critiqués par leurs clients

  3. 22 juin 2016 à 12h54 — Répondre

    J’ai fait ce métier avec amour durant des années depuis que je suis en Polynésie j’y ai renoncé.Des brigades de restaurant sans âme,sans solidarité.Des employeurs qui sont plus des escros que des restaurateurs,une clientèle exécrable qui flirt très souvent avec se qui est appelé en France le racisme pour un peu que vous soyez un frani.Des cuisines depuis que je suis içi j’ai dû en remettre seul une bonne douzaine en état et j’y ai certainement rencontré beaucoup plus encore de branleurs.Une petite para thèse en matière de stupéfiant,il y en a aussi beaucoup qui ont le nez très souvent dans la farine,d’autres qui exercent le droit de cuissage,quand on ne prostitue pas des mineurs.Alors comprenez bien que pour l’hygiène ils s’en cognent le coquillard.Il faut aussi dire que nous avons un président des restaurateurs à l’image des prestations offertes.Bon courage Mr Buissou,pour prendre les bonnes décisions,il faut avoir les bons interlocuteurs
    .

Laisser un commentaire


Dernières vidéos

PARTAGER

Et si on notait l’hygiène des restos, snacks, roulottes nous aussi ? – Edito 20/06/2016