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Euro-2016: des Bleus au coeur lourd déjeunent à l'Elysée et partent en vacances

Paris (AFP) – Les Bleus partent en vacances, après un déjeuner lundi à l’Elysée et un mini-bain de foule au lendemain de la défaite en finale de l’Euro contre le Portugal qui prive le pays de la parenthèse enchantée dont il rêvait.

Le discours à huis clos du président François Hollande « a fait chaud au coeur » aux Bleus après cette défaite « très, très dure », a commenté Olivier Giroud. A la sortie de l’Élysée, l’attaquant d’Arsenal a avoué être « assez impressionné par cet établissement ».

Les 23 Bleus, leur sélectionneur Didier Deschamps et leur président Noël Le Graët ont déjeuné deux heures au palais présidentiel. Certains étaient venus en famille, comme Bacary Sagna, aperçu avec femme et enfants derrière les portes vitrées de l’entrée.

L’équipe, costume bleu et chemise blanche, a ensuite longuement salué les supporters qui les attendaient rue du Faubourg-Saint-Honoré. Les Tricolores ont pris des selfies et ont signé des autographes. Giroud, avec ses épaules larges et sa barbe de hipster, s’est taillé un beau succès.

Peu après ce déjeuner, le nouveau chouchou des Français, Antoine Griezmann, a eu un maigre lot de consolation, qui ne lui fera pas oublier la défaite: il a été désigné meilleur joueur de l’Euro par l’UEFA et un panel de 13 observateurs, dont l’ex-entraîneur de Manchester United Alex Ferguson et l’ancien international Alain Giresse.

Les Bleus vont maintenant rejoindre leur lieu de vacances, chacun de son côté. Ils bénéficient tous d’une rallonge de congés accordée par leur club puisqu’ils sont allés jusqu’en finale de l’Euro. 

– Rendez-vous en septembre –

Ainsi, Blaise Matuidi va pouvoir se relaxer alors que ses équipiers au Paris SG ont déjà repris le chemin des terrains et sont en stage en Autriche depuis trois jours. Ils y affronteront le club anglais de West Bromwich dès mercredi, pendant que « Marathon man » va reposer un organisme très sollicité.

Les Bleus se retrouveront en sélection en septembre pour le début des qualifications pour le Mondial-2018 en Russie. 

La journée de lundi n’a pas été celle que les joueurs de l’équipe de France espéraient. Les hommes de Deschamps rêvaient d’apporter un quatrième titre majeur à la France après les Euros 1984 et 2000 et le Mondial en 1998.

Meurtri par les attentats de 2015, plombé par des mois de conflits sociaux, le pays aurait pu vivre une parenthèse enchantée grâce à une victoire. Elle n’est finalement pas venue et le Portugal a gagné 1-0 en prolongation.

Pas de nuit d’ivresse sur les Champs Elysées, ni même, probablement, de regain de croissance comme après la victoire française au Mondial 1998. Pas non plus sans doute « d’effet Euro » à espérer pour François Hollande, au tréfonds dans les sondages.

C’est d’ailleurs la mine grise des lendemains de défaite, que les Bleus avaient gravi le perron de l’Elysée où les attendait François Hollande pour les saluer un à un.

– Bise de Koscielny au président –

Seul Laurent Koscielny s’est permis de faire la bise au chef de l’État. Les deux hommes sont liés par la ville de Tulle, d’où le défenseur est originaire et dont François Hollande a été maire.

« Le samedi, pendant le marché, il faisait la bise à tout le monde. Voilà (le tutoiement et la bise) c’est resté », avait raconté le joueur d’Arsenal dans L’Équipe quelques jours avant le début du tournoi.

Les joueurs de l’équipe de France avaient quitté vers 12h30 leur hôtel du centre de Paris pour rejoindre l’Élysée, dans un cortège de berlines, des motards leur ouvrant la route.

Les Bleus étaient détendus en arrivant sur le trottoir devant le palais présidentiel. Paul Pogba, star de la Juventus, arborait des lunettes de vue à montant or, diamants à l’oreille, tandis que Lucas Digne, défenseur de l’AS Rome, faisait tranquillement éclater sa bulle de chewing-gum. 

Mais le coeur n’y était pas, comme en témoignait le visage fermé d’André-Pierre Gignac. « APG » a eu la balle de match, mais a trouvé un poteau sortant dans les arrêts de jeu du temps réglementaire.

« On avait envie de ramener ce moment de gloire au peuple français, c’est triste mais il faut relativiser notre défaite », a lâché le défenseur de Séville Adil Rami devant micros et caméras. 

Le président François Hollande serre la main d'Antoine Griezmann sur le perron du Palais de l'Elysée, le 11 juillet 2016. © AFP

© AFP DOMINIQUE FAGET
Le président François Hollande serre la main d’Antoine Griezmann sur le perron du Palais de l’Elysée, le 11 juillet 2016

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