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Euro-2016: que de tracas pour l'équipe de France !

Paris (AFP) – L’affaire Benzema, la suspension de Sakho, le forfait de Varane: Didier Deschamps pouvait difficilement imaginer l’avalanche de contrariétés qui empoisonnent depuis plusieurs mois la vie de l’équipe de France sur la route de l’Euro-2016.

Le sélectionneur a longtemps eu la réputation d’être accompagné par une bonne étoile. Celle-ci l’aurait-elle subitement abandonné? Il faudra attendre le début du tournoi face à la Roumanie, le 10 juin au Stade de France, pour savoir s’il a perdu sa « baraka » légendaire, mais l’accumulation de pépins en tous genres et de scandales extra-sportifs a tout de même alourdi le climat chez les Bleus et aura forcément des répercussions sur leur rendement.

Avant le Mondial-2014, le technicien français avait dû gérer le long feuilleton Ribéry, finalement inapte à partir au Brésil en raison d’une lombalgie tenace. Rien à voir toutefois avec ses soucis actuels, beaucoup plus profonds.

La saison avait démarré en septembre 2015 avec la grave blessure au genou de Nabil Fekir, présenté comme une future pépite et sur qui Deschamps misait énormément après avoir tout fait pour lui faire choisir l’équipe de France au détriment de l’Algérie, le pays de ses parents. Les ennuis ne faisaient que commencer.  

– Improvisation –

Le déclenchement de l’affaire du chantage à la sex-tape et la mise en examen début novembre de Karim Benzema, meilleur buteur en activité des Bleus, ont provoqué un séisme d’une tout autre ampleur sur le chemin de l’Euro.

La richesse du réservoir offensif et l’émergence de talents, étincelants en mars aux Pays-Bas (3-2) et face à la Russie (4-2), ont certes fini par convaincre la Fédération française de football et le sélectionneur qu’il pouvait y avoir une vie sans le Madrilène, pas toujours à son aise sous le maillot bleu. Mais ce scandale a fait une victime collatérale de poids, Mathieu Valbuena, pilier de l’ère Deschamps finalement privé d’Euro après une saison pourrie. 

Pour ne rien arranger, c’est désormais le coeur du système défensif français qui est touché.

Deschamps, capitaine lors des épopées des Bleus au Mondial-98 et à l’Euro-2000 et élevé à la culture de la gagne en Italie et à la Juventus Turin, sait mieux que quiconque l’importance d’une défense de fer dans une phase finale. Or, les absences de Mamadou Sakho, suspendu par l’UEFA pour une infraction à la législation antidopage, et de Raphaël Varane, blessé à une cuisse, l’obligent à bricoler à un peu plus de deux semaines de l’ouverture de l’Euro et à trouver à la hâte le complément idéal de Laurent Koscielny dans l’axe. 

Le sélectionneur aime tout maîtriser et déteste être pris au dépourvu. Le voilà contraint de « parer au plus pressé », comme il l’a avoué mercredi, en rappelant un joueur, Adil Rami, non convoqué depuis trois ans et ne faisant pas partie de ses réservistes. Au risque de susciter une certaine incompréhension au sein du groupe et de donner l’impression d’une improvisation totale. 

En lançant le stage de préparation des Bleus à Biarritz, le 18 mai, Deschamps avait déclaré avoir « une idée assez claire de l’équipe qui sera alignée » face à la Roumanie, et qu’il n’y aurait « sans doute pas de surprise ». C’était sans compter sur les calamités qui ne cessent de s’abattre sur son équipe.

Le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps (d) discute avec l'entraîneur adjoint Guy Stephan lors d'une séance d'entraînement à Clairefontaine, le 25 mai 2016. © AFP

© AFP FRANCK FIFE
Le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps (d) discute avec l’entraîneur adjoint Guy Stephan lors d’une séance d’entraînement à Clairefontaine, le 25 mai 2016

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