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Exclusion définitive pour le lycéen qui avait frappé une professeure à Taravao

La ministre de l’Education, Christelle Lehartel, a décidé d’exclure définitivement l’élève de seconde qui avait frappé sa professeure de sciences physiques au lycée Taiarapu Nui de Taravao le 14 décembre dernier. Le lycéen a été réaffecté dans un établissement public.

Le 14 décembre dernier, un élève de seconde du lycée Tairapu Nui à Taravao avait frappé sa professeure de sciences physiques au visage alors qu’elle tentait de lui confisquer son téléphone portable. Le conseil de discipline du lycée avait proposé l’exclusion temporaire du lycéen.

Et bien, vendredi après-midi, soit deux semaines après les faits, la ministre de l’Education, Christelle Lehartel, a fait savoir qu’elle avait décidé d’exclure définitivement l’élève et de le transférer dans l’établissement public le plus proche « avec un accompagnement spécifique concerté avec la famille pour éviter la récidive ». Pour la ministre, la sanction proposée par le lycée « ne respectait pas le principe de proportionnalité  par rapport à la faute commise ». La ministre qui dit vouloir « un retour aux conditions d’un climat scolaire serein au lycée ». « Un acte de violence d’un élève sur un enseignant n’est pas tolérable » indique la ministre de l’Education.

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6 Commentaires

  1. maraamu
    28 décembre 2018 à 15h01 — Répondre

    Est-ce que l’élève va demander pardon à son professeur? Est-ce qu’une plainte a été déposé?
    Cet élève doit demander pardon à son professeur avant d’être accepté dans un autre établissement. Et c’est à lui à faire les démarches pour trouver un autre établissement.
    J’espère que les parents de cet élève sont conscients de leurs rôles pour que celui-ci change de comportement. Suppression du Vini, argent de poche, obligation de soin, travaux d’intérêts généraux, élèves cogneurs anonymes…

  2. Arii
    28 décembre 2018 à 17h25 — Répondre

    Bravo Mme la Ministre. C’est un beau signal que vous envoyez. Votre décision est cohérente et proportionnelle à la faute commise. Encore Bravo !

  3. 28 décembre 2018 à 17h42 — Répondre

    Encore 1 qui va se retrouver a la DGEE, a la MLDS (MIssion de Lutte contre le Décrochage Scolaire), cours que la matin, pas de surveillance, fumer, internet et musique autorisé dans l’enceinte de la DGEE, les seuls cours de l’après-midi, mardi et jeudi danse traditionelle, une centaine d’élèves rapatriés pour gonfler les effectifs et demander des moyens à l’Etat.

    • maraamu
      31 décembre 2018 à 8h50 — Répondre

      Tout à fait d’accord avec ce commentaire sur la MLDS. Les élèves qui y sont ne donnent pas l’impression d’avoir décroché, ça serait plutôt la DGEE qui s’accroche à ces élèves qui n’ont aucun repère et qui sont avec d’autres élèves qui n’ont aucun but, aucune discipline.
      Ils doivent être responsabilisé et qu’il retrouve le goût de l’effort, du travail.
      Je pense qu’aucun élève ne devrait arriver dans ce dispositif expérimental, mais que les moyens de l’éducation nationale (nous sommes français ou quoi?) devraient servir à éviter ce genre d’échec.
      Le gouvernement devrait s’intéresser au curriculum des élèves polynésiens, pour qu’il soit en adéquation avec notre géographie, l’histoire de ce territoire, nos atouts naturels.
      Il faut également arrêter d’investir dans le numérique si les professeurs ne maîtrisent pas l’outil, si les logiciels ne sont pas adaptés aux enfants. Le numérique ne doit pas remplacer un cours, il doit être utiliser pour consolider les connaissances et pour s’amuser en n’ayant pas peur de se tromper. L’échec c’est un grand pédagogue.

  4. simone grand
    29 décembre 2018 à 7h45 — Répondre

    Que signifie: « elle tentait de lui confisquer son téléphone portable »? A-t-elle provoqué le contact? L’a-t-elle bousculé?

  5. Bernard Savoyant
    29 décembre 2018 à 8h04 — Répondre

    Amen

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