EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Faire la chenille dans un resto n’a jamais provoqué un cancer à personne ! – Edito 14/08/2020

Un dicton populaire dit qu’il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.  Au demeurant il devient compliqué de constater à quel point tout n’est plus qu’une question de cécité tant la bêtise prend le dessus et gagne du terrain. Elle s’étale aussi dorénavant et sans vergogne sur les derniers bastions où l’on pensait que le bon sens était encore susceptible de tenir la dragée haute.

On peut essayer de trouver des excuses pour se convaincre que le genre humain n’est pas en perdition, par exemple ce serait le contexte hautement anxiogène et les peurs qu’il induit qui causeraient d’importantes défaillances dans le raisonnement ; à l’heure où tous devraient combattre approximations et contre-vérités.

Il y en a notamment une qui m’exaspère étant donné sa dangerosité. Elle se répand partout où on veut bien la laisser s’infiltrer C’est celle qui induit de minimiser les risques liés à une infection à la COVID-19 comme sa dangerosité réelle en comparant le nombre de morts causés par cette maladie avec d’autres causes de décès. Pour ceux qui les divulguent ces tableaux statistiques qui font foi de véritables Tables de la Loi ne donnent absolument pas un portrait intègre de la situation. Le plus souvent ils datent des premières semaines de la contagion et surtout font totalement abstraction de ce qu’auraient été les résultats pour la COVID si des mesures de confinement ou de gestes barrières n’avaient pas été imposées.

Je vous donne juste un exemple pour vous rendre compte de l’absurdité de ce dont je vous parle. Ainsi selon des chiffres officiels qui datent d’hier le Sida, en 2019 était à l’origine de 690 000 morts dans le monde entier. Et hier, 13 août,  749 421 personnes étaient décédées du nouveau coronavirus. Problème si 38 millions de gens vivent avec le VIH dans le monde, 20 millions soit presque deux fois moins de personnes ont contracté la COVID-19 jusqu’à maintenant. En d’autres mots, une plus grande proportion de porteurs du coronavirus sont décédés cette année que de porteurs du VIH. Donc je le répète, imaginez ce que cela serait si aucune ou peu de mesures étaient prises pour éviter davantage de contaminations …

Oui le cancer fait plus de morts, mais lui il ne s’attrape pas avec un postillon éructé. Alors ces statisticiens de l’absurde feraient-ils partie de ceux qui ont envie de risquer en 2020 de mourir d’une maladie infectieuse qu’on peut éviter d’attraper ?

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2 Commentaires

  1. Teiva Hoki
    17 août 2020 à 7h33 — Répondre

    Je ne comprends pas trop où vous voulez en venir dans votre édito ???? !!! Par contre, mais je ne sais pas si cela va dans votre sens, il est de notoriété publique que le président Macron s’est reposé sur des statistiques données par des revues prestigieuses telles que Nature, The Lancet, etc, pour obliger à un confinement à l’aveugle, ainsi qu’à l’interdiction de l’HCQ pour traiter la Covid, mais les choses sont allées à l’inverse de ce que ces prestigieuses revues ont pu décrire… Je ne vais pas m’étendre sur le sujet mais juste rappeler que les 4 grands pays qui ont confinés à l’aveugle se retrouvent dans le top 6 mondial de la mortalité par millions d’habitants avec un taux de 848/M en Belgique, 608 en Espagne, 581 en Italie et 483/M en France. A l’opposé les pays asiatiques qui ont privilégié la quarantaine des infectés sans confiner leurs populations affichent des taux de mortalités très bas : 6/M en Corée, 8/M au Japon, 5/M à Singapour et l’Allemagne qui a tenté de suivre leur exemple fait beaucoup mieux que nous 109/M sans avoir restreint sa population à domicile.
    Enfin pour l’Hydroxychloroquine, l’exemple de la Suisse nous montre qu’après avoir suivi les conclusions du The Lancet, ils sont vite revenus sur leur décision de l’interdire quand ils se sont aperçu que cette publication n’était qu’un tissu de mensonge… Mais cet arrêt de l’utilisation de l’HCQ a pu montrer une augmentation de la mortalité en Suisse et qui a baissé de nouveau quand ils ont autorisé l’utilisation de l’HCQ… Ce qui pour certains montre l’afficacité de l’HCQ sue le traitement de la Covid s’il est pris dès le début de la contagion…
    Ces deux éléments montre qu’il est difficile de se faire une idée correcte des situations tellement les choses vont vites.

    • 17 août 2020 à 7h37 — Répondre

      Retournez le lire dans une heure ou deux et vous verrez qu’il vous apparaîtra plus clair. Il n’est pas écrit en langage codé 😉 le postulat est bien de démontrer qu’il est absurde de comparer ce qui ne l’est pas pour minimiser les dangers d’une infection au Covid-19. Amitiés.

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