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Faratea, le futur site du développement aquacole

© Lucie Rabréaud

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La liste des projets pour la zone de Faratea, située à la presqu’île, est longue. Le dernier en date : celui de Teva Rohfritsch, qui souhaite faire une zone « bio-marine ». De l’aquaculture, du conditionnement des produits de la mer, des écloseries, mais aussi un centre de recherche, sont prévus. La mise en route est pour 2017.

On avait installé des chapiteaux pour faire un coin à l’ombre sur cette large place chauffée par le soleil. Samedi matin, les ministres Teva Rohfritsch et Albert Solia ont fait « un point » sur le nouveau projet porté par le gouvernement Fritch pour Faratea. Plus question de port international, il s’agit aujourd’hui de faire une zone « bio-marine ». Sur une superficie de 22 hectares, le pays veut installer des bassins pour permettre à des porteurs de projets de faire de l’aquaculture, de la transformation et du conditionnement de produits d’origine marine ou aquacole, et de la recherche. Antony Jamet, le tavana de Taiarapu Est, Gérard Siu, président du Cluster maritime, Patrick Galenon, un des propriétaires des terrains concernés, des professionnels de l’aquaculture, des chefs d’entreprise et même Wang Chen, le représentant de Tian Rui, sont venus assister à la présentation du projet pour Faratea. Certains rigolaient de ce rendez-vous donné alors que l’Allemagne et l’Italie se battaient pour une place en demi-finale de l’Euro 2016 (l’Allemagne l’a remporté). Mais c’est très sérieusement que chacun y est allé de son commentaire devant les plans accrochés aux panneaux. Teva Rohfritsch souhaite faire de cette zone, un nouveau site de développement économique lié à la mer et pourquoi pas une base complémentaire pour la ferme aquacole de Hao. Mais surtout, il s’agit d’aider des aquaculteurs à s’installer. Déjà huit porteurs de projets ont fait part de leur intérêt au ministère de l’Économie bleue et à la direction des ressources marines.

L’objectif est le développement de l’aquaculture mais aussi de la presqu’île. « Tout est centré sur Papeete alors qu’à Taiarapu, il y a des disponibilités foncières qui ne sont pas exploitées », explique le ministre de l’Économie bleue. Ce seront donc aux porteurs de projets de se faire connaître et de réussir à séduire le gouvernement pour obtenir une place dans cette nouvelle zone économique.

2017 donc mais certains restent sceptiques quant à une réelle mise en œuvre. Patrick Galenon, propriétaire des terrains attenants à cette zone de Faratea, rigole : « C’est le 35e projet pour ce site ! » Mais 200 millions de Fcfp ont été votés par le collectif budgétaire pour ce projet et Teva Rohfritsch espère bien mettre son idée en route dans les mois qui viennent.

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