EMISSIONSL'édito d'Alexandre TaliercioPodcasts

Fêtes de fin d’année gâchées : velléités de rébellion – Edito 14/12/2020

Je crois que vous en conviendrez assez facilement même si c’est à contre cœur, ce n’est pas parce que l’on se souhaite une bonne année en s’embrassant et se serrant dans les bras à minuit un soir de la Saint Sylvestre que pour autant on est certains que les 12 mois à venir couleront comme un long fleuve tranquille. Vous voyez ce que je veux dire … A Tahiti et Moorea il va donc bien falloir faire avec le couvre-feu qui sera toujours en vigueur même si une heure de rabe tentera de mieux faire avaler la pilule, ce qui n’est pas gagné.

J’en vois et j’en entends beaucoup qui grognent et qui se voient déjà braver les interdits et prévoir dans leur budget le montant des amendes qu’ils disent vouloir et pouvoir assumer. Ça va quand même faire cher le réveillon. Dans l’absolu je suis content pour ceux qui ont les moyens mais à titre tout à fait personnel je préfère mettre les 16 000 Fcp dans le repas et ce qui l’accompagne, plutôt que de les flamber.

Ce n’est pas comme si aucun espoir ne se profilait à l’horizon, qu’aucune piste de vaccin ou de traitement n’avait vu le jour et donc que cette époque privative de libertés allait durer sans un horizon visible où elle s’achèvera. En foi de quoi comment justifier de donner ne serait-ce qu’un tout petit peu de rationalité à vouloir faire la fête coûte que coûte par les temps qui courent ? Le seul péril qui nous empêcherait dans le futur de pouvoir à nouveau faire bombance et festoyer à qui mieux mieux serait d’ordre vital, par exemple en compromettant notre intégrité sanitaire. Être cloué au pilori de la maladie c’est vrai que c’est moins facile pour s’arsouiller …

Donc du coup c’est totalement absurde comme démarche. Pourquoi prendre à tout prix le risque de défier les consignes et la loi, et même de se mettre dans une posture de prise de risque pour notre santé, pour finir par compromettre nos chances de pouvoir faire la fête quand tout ça sera derrière nous ? C’est quand même sans aucune commune mesure de pouvoir se lâcher en ayant le cœur léger de vivre dans un monde ayant retrouvé de l’apaisement, plutôt que de le faire avec une espèce de vieille angoisse ancrée dans le cerveau qui fait que vous ne profitez même pas vraiment.

Oui ça devient pénible à la longue, je ne vais pas dire le contraire. Mais prenons de la hauteur et notons que cette nouvelle donne, qui sera bien temporaire, n’a vu le jour que depuis 9 mois avec en cours de route des allègements dont nous avons tous profité. A l’échelle de l’histoire de notre espèce, les catastrophes qui ont jalonné son évolution ont la plupart du temps été bien plus douloureuses à affronter et dépasser que ce que nous nous vivons. C’est le courage, la patience, la résilience qui mènent à la victoire, et qui ont toujours été et qui seront encore les plus belles choses qui mériteront d’être fêtées. Ainsi, l’année à venir, et toutes celles d’après, n’en seront que plus bonnes.

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